Un documentaire sur la tauromachie du réalisateur catalan Albert Serra a remporté samedi la Coquille d'or. C'est la principale récompense du festival international de cinéma de San Sebastian, au pays basque espagnol.
"Je voudrais remercier le festival pour avoir sélectionné le film", a salué en recevant son prix, Albert Serras. Des organisations de défense des animaux avaient milité pour que le film, "Tardes de soledad" (Après-midi de solitude) ne soit pas présenté à cette 72e édition du festival.
Le parti espagnol Pacma qui lutte pour les droits des animaux avait demandé son retrait de la compétition, estimant qu'il offrait "une vision romantique" d'"une tradition impliquant la violence contre les animaux".
Le film, très applaudi durant la projection officielle, suit le toréro péruvien Andrés Roca Rey pendant plusieurs jours de fête, depuis le moment où il enfile son habit de lumière jusqu'à la fin de la corrida, sans éluder la question de la mort des taureaux, largement filmée.
Lors de la conférence de presse de présentation du film, le réalisateur catalan de 48 ans a affirmé que son film "prenait position" dans la mesure où il montre "une certaine fascination pour le sujet" de la tauromachie, mais qu'il "ne renonce pas à être un film d'art (...) qui n'est pas au service d'une cause ou quoi que ce soit", mais "au service du cinéma". Le débat sur la tauromachie n'épargne pas l'Espagne où le gouvernement de gauche a récemment supprimé le Prix national taurin.
Soutien au cinéma argentin
La Coquille d'argent pour la meilleure réalisation a récompensé ex-aequo deux réalisateurs, la Portugaise Laura Carreira pour "On Falling" (En tombant) consacré au travail déshumanisé dans un grand entrepôt d'une entreprise de commerce en ligne, et l'Espagnol Pedro Martín Calero, pour son film d'horreur "El llanto" (Les pleurs).
C'est un "film argentin, car la moitié du tournage a eu lieu là-bas et la moité du casting est argentin", et "le prix leur appartient", a déclaré Pedro Martin Calero, dans une déclaration figurant parmi les nombreuses marque de soutien au cinéma argentin lors de la soirée. Le cinéma argentin est en bute aux mesures d'austérité du président Javier Milei qui ont conduit à une quasi-paralysie de l'institut national argentin du cinéma (INCAA).
"Derrière cette auto-illusion dans laquelle ils vivent, cette haine qu'ils professent, il n'y a pas de liberté. Il y a simplement une profonde solitude. Ils ont beau essayer, mais ils ne vont pas nous détruire, nous n'allons pas nous détruire nous-mêmes. Vive le cinéma argentin !", a lancé l'acteur Pérez Biscayart, comme il recevait le prix du meilleur du meilleur film latino-américain gagné par "El jockey" (Le jockey) du réalisateur argentin Luis Ortega.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Plusieurs artistes romands ont été primés le week-end dernier au festival M4music de Zurich. Le rappeur lausannois Tom D a remporté le prix principal "Demo of the Year".
Avec son titre "pour toi", Tom D., originaire du quartier de Chailly à Lausanne, a aussi gagné le premier prix dans la catégorie "Lyrics & Beats" (Textes et rythmes), attribués par la Fondatrion Suisa, ont indiqué les organisateurs dans un communiqué. Doublement primé, l'artiste, âgé d'une vingtaine d'années, repart avec 8000 francs.
Grâce à "Blasted Mirrors", le titre du Veveysan Eckhart, distingué dans la catégorie "Rock", et "Wet Dreams Only" d'Elina de Carouge (GE) dans celle de la musique "Electronic", les deux artistes ont empoché chacun 3000 francs.
Le concours de jeunes talents "Demotape Clinic" s’est imposé comme un véritable tremplin pour la relève musicale. La chanteuse de hip-hop bernoise Soukey et les Zurichoises de Manic Pixxies y avaient notamment été primées avant de revenir cette année sur scène en tant qu’artistes confirmées.
Artistes connus
D’autres distinctions ont été remises à des Romands dans le cadre des IndieSuisse Awards comme le prix de la chanson de l'année pour le titre "Generic Skincare" du groupe Coilguns avec Jonas Nido & Louis Jucker du label Hummus, basé la Chaux de Fonds (NE).
L’album "Le futur ça marche pas" du Genevois Cyril Cyril est salué par un "Future Perspective Award" (Perspective d'avenir) et La Gustav, l’académie de musique actuelle à Fribourg, par un "Special Achievement Award" (Prix spécial du mérite).
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L'exposition "Tours du monde. De Jules Verne aux premiers globetrotters", présentée au Château de Prangins (VD), explore les premiers voyages touristiques autour du globe à la fin du 19e siècle. Elle est à découvrir du 6 avril au 26 octobre 2025 au Musée national.
Dès les années 1870, grâce à la révolution des transports, de riches voyageurs entreprennent de faire le tour du monde pour leur plaisir. Le développement du chemin de fer américain et l'ouverture du canal de Suez facilitent ces périples, autrefois réservés aux aventuriers et navigateurs missionnés par les souverains.
L'exposition, fruit d'une collaboration entre l'Université de Genève et le Fonds national suisse, propose un circuit en huit étapes pour découvrir cette époque. Quelque 300 objets, tels que des artefacts rapportés par les voyageurs, y sont exposés.
Des milliers de globetrotters, essentiellement des hommes occidentaux, prennent part à ces voyages entre 1869 et 1914. Parmi eux, quelques Suisses et Suissesses, auxquels l'exposition accorde une place importante.
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L’Orchestre de chambre de Lausanne (OCL) propose une saison 2025-2026 placée sous le signe du renouveau. Parmi les invités de Renaud Capuçon, le pianiste Bertrand Chamayou et le prodige du violon Daniel Lozakovich. Sur le plan financier, la sérénité est retrouvée.
Cette nouvelle saison est le résultat d’un profond travail de restructuration et de stabilisation à long terme. Il a été mené par la nouvelle direction de l’OCL, composée de Dominique Meyer (directeur), Julie Mestre (directrice des opérations) et Renaud Capuçon (directeur artistique).
L'OCL a en effet traversé "des moments houleux", accusant des déficits conséquents lors des saisons 2022-23 et 2023-24, a rappelé Edgar Philippin, président du conseil de fondation mercredi devant la presse.
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Ennemi juré de Tom Cruise dans "Top Gun" et inoubliable Jim Morrison pour Oliver Stone, l'acteur américain ValKilmer est mort à 65 ans aux Etats-Unis, après une carrière en dents de scie qui faisait de lui une figure singulière à Hollywood.
"Une fois que vous êtes une star, vous l'êtes pour toujours mais à quel niveau de célébrité? J'ai joué dans quelques films importants et magnifiques et j'ai connu beaucoup de succès mais je n'ai jamais consolidé ce statut", déclarait en 2012 au Hollywood Reporter celui qui avait aussi revêtu la cape de Batman en 1995 dans "Batman Forever".
Diminué depuis 2014 par un cancer de la gorge qui l'avait privé de sa voix, l'acteur à la mâchoire carrée et au regard perçant a été emporté par une pneumonie, a déclaré mardi soir sa fille Mercedes Kilmer au New York Times.
Ce natif de Los Angeles avait débuté sa carrière dans un registre comique, qu'il a vite délaissé, en campant un crooner contrarié dans "Top Secret" (1984), parodie de film d'espionnage des réalisateurs de "Y a-t-il un pilote dans l'avion".
Sa renommée explose deux ans plus tard quand Tony Scott lui confie le rôle du méchant dans "Top Gun" où il campe un pilote casse-cou et sadique face à Tom Cruise. Il reprendra ce personnage mythique d'"Iceman" dans "Top Gun: Maverick" en 2022, aidé par la technologie pour parer à ses difficultés d'élocution liées au cancer.
C'est en 1991, devant la caméra d'Oliver Stone, que cet artiste avait décroché son premier grand rôle en redonnant vie au chanteur des Doors Jim Morrison, interprétant lui-même plusieurs des morceaux de cette légende du rock des années 60.
"L'homme qu'Hollywood adore haïr"
D'autres collaborations avec des grands noms du 7e art avaient suivi.
ValKilmer avait notamment joué un braqueur de banques dans "Heat" de Michael Mann en 1995, un autre énorme succès mondial dans les salles où il côtoyait Al Pacino et Robert de Niro.
"En travaillant avec Val sur 'Heat', je n'ai cessé d'admirer sa gamme, sa formidable variété dans sa capacité à posséder et exprimer son personnage", a réagi le réalisateur Michael Mann après l'annonce de son décès. "Après avoir lutté tant d'années contre la maladie tout en gardant le moral, c'est une nouvelle extrêmement triste", a-t-il ajouté dans un communiqué.
En 1996, dans "L'île du Dr Moreau", ValKilmer partage cette fois l'affiche avec le monstre sacré Marlon Brando mais l'échec commercial du film va marquer le début de son déclin et forger son image de diva ingérable. Des images du tournage, tirées du récent documentaire "Val", montraient ainsi une dispute entre l'acteur et le réalisateur John Frankenheimer.
A la même période, une couverture de la revue spécialisée Entertainment Weekly le présente comme "L'homme qu'Hollywood adore haïr".
Ses apparitions sur grand écran vont alors s'espacer et se réduire à des seconds rôles comme dans "Pollock" (2000) ou "Alexandre" d'Oliver Stone en 2004, même s'il conservera une certaine aura à Hollywood.
"La plupart des acteurs savent qu'il y a chez Val quelque chose de différent qui attire le regard", déclarait Oliver Stone en 2007 dans une interview.
"Tu étais une personne intelligente, stimulante, courageuse, un pétard ultra-créatif. On n'en fait plus des comme ça", a salué mercredi sur Instagram l'acteur américain Josh Brolin.
Sur X, les hommages d'anonymes se succédaient mercredi sous son dernier message publié le 22 mars.
Sur son site internet, ValKilmer avait indiqué avoir "vécu une vie magnifique". "Pendant plus d'un demi-siècle, j'ai perfectionné mon art, quel que soit le médium", avait écrit celui qui avait été marqué à jamais par la perte de son frère cadet, mort noyé dans une piscine en 1977.
Dans son interview au "Hollywood Reporter" en 2012, ValKilmer avait jeté un regard sans fard sur sa vie d'acteur. "Mon plan de carrière était d'avoir de la chance et c'est ce qui s'est passé et c'était génial", déclarait-il. "Et mon deuxième plan de carrière a été d'être de nouveau chanceux et cette fois-là ça n'a pas marché".
Val Kilmer est décédé à l'âge de 65 ans, rapportent plusieurs médias américains. L'acteur américain avait été révélé au milieu des années 1980 par le film Top Gun de Tony Scott.
Dans une déclaration au New York Times, sa fille Mercedes a indiqué que l'acteur était décédé d'une pneumonie, après avoir lutté des années contre un cancer de la gorge.
Val Kilmer s'était fait connaître pour avoir joué le rôle d'Iceman aux côtés de Maverick (Tom Cruise) dans Top Gun (1986). Par la suite, il avait également notamment incarné Jim Morrison dans "The Doors" d'Oliver Stone (1991) ou encore Bruce Wayne dans "Batman Forever" de Joel Schumacher (1995).
En 2022, on avait encore pu le voir dans la suite de Top Gun. Il y apparaissait dans une séquence, pour laquelle sa voix avait été recréée.
Succès et déclin
En 2021, le documentaire "Val", principalement issu de ses propres archives, racontait sa brillante carrière à Hollywood puis sa dégringolade avant ce cancer qui l'avait privé de sa voix. Réalisé avec nombre de vidéos personnelles de l'artiste, qui vivait avec une caméra depuis son enfance, le film montrait notamment de nombreuses scènes inédites de ses plus grands succès au cinéma.
Des images montrent aussi une dispute entre Val Kilmer et le réalisateur John Frankenheimer sur le tournage de "L'île du Dr Moreau" (1996), un flop qui a marqué le début du déclin de la star.
Une vocation
Il avait depuis la réputation d'avoir un caractère supposément emporté, mais aussi une personnalité "touchante" selon la presse spécialisée.
Val Kilmer a été le plus jeune élève à faire son entrée à la prestigieuse Julliard School à New York. Alors qu'il ambitionnait de faire des films sérieux, il s'est surtout retrouvé à jouer dans des blockbusters, avant des échecs commerciaux.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp