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Le nouveau pouvoir promet un "Etat de droit" en Syrie

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Le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken a multiplié jeudi les entrevus et les voyages. Avant de se rendre en Turquie, on le voit ici avec un autre voisin de la Syrie, le roi Abdullah II de Jordanie. (© KEYSTONE/EPA/CHRIS SETAIN / ROYAL HASHEMITE COURT / HANDOUT)

Le nouveau pouvoir en Syrie a promis jeudi d'instaurer un "Etat de droit" quatre jours après la chute de Bachar al-Assad, la diplomatie américaine mettant pour sa part en garde contre le déclenchement de "nouveaux conflits" dans le pays.

A l'issue d'une offensive de onze jours, une coalition rebelle dominée par le groupe islamiste sunnite radical Hayat Tahrir al-Sham (HTS) a renversé dimanche le pouvoir de Bachar al-Assad qui a pris le fuite en Russie.

Face aux défis politiques, sociaux et sécuritaires auquel le pays multi-ethnique, multi-confessionnel et morcelé doit faire face, les nouvelles autorités tentent de rassurer la communauté internationale.

Après une visite du secrétaire d'Etat américain, Antony Blinken, la Jordanie a annoncé la tenue samedi d'un sommet consacré à Syrie, réunissant des ministres des Affaires étrangères et haut-diplomates américains, européens, de pays arabes et de Turquie.

A Rome, le G7 s'est dit prêt à soutenir une transition vers un gouvernement "inclusif et non sectaire" respectant les droits des femmes, l'Etat de droit et "les minorités religieuses et ethniques".

En Jordanie, Antony Blinken a également appelé à "une transition inclusive qui puisse conduire à un gouvernement syrien responsable et représentatif".

Evoquant les activités militaires israélienne et turque depuis la victoire rebelle, il a aussi jugé "vraiment important, à ce moment précis, que nous fassions tous en sorte de ne pas déclencher de nouveaux conflits".

Il a ensuite gagné Ankara, où il s'est immédiatement entretenu avec le président turc, Recep Tayyip Erdogan à l'aéroport, a annoncé un responsable américain.

Pas tomber entre "de mauvaises mains"

Israël a dit avoir mené ces derniers jours des centaines de frappes en Syrie contre des sites militaires stratégiques pour empêcher leur prise par des "éléments terroristes". Israël ne veut pas que les équipements de l'armée syrienne tombent entre de "mauvaises mains", a convenu M. Blinken, mais Washington discute "avec Israël et "d'autres" "de la voie à suivre", a-t-il dit.

Avant une trêve mercredi sous l'égide des Etats-Unis, des combats meurtriers ont par ailleurs opposé ces derniers jours des insurgés soutenus par Ankara aux forces prokurdes dans le nord de la Syrie, où les Forces démocratiques syriennes, FDS, dominées par les Kurdes et soutenues par les Etats-Unis, contrôlent de vastes régions.

Les FDS sont "essentielles" pour empêcher la résurgence en Syrie du groupe djihadiste Etat islamique (EI), a souligné M. Blinken.

Le chef des services des renseignements turcs Ibrahim Kalin s'est lui rendu jeudi à Damas, selon des images diffusées par les médias turcs.

"Reconstruire"

Après plus d'un demi-siècle de pouvoir sans partage du clan Assad, le nouveau gouvernement entend instituer "un Etat de droit", a affirmé jeudi un porte-parole, Obaida Arnaout.

Les autorités vont "geler la Constitution et le Parlement" et "un comité juridique et des droits humains va être formé pour examiner la Constitution puis effectuer des amendements", a-t-il indiqué à l'AFP.

HTS affirme avoir rompu avec le djihadisme mais reste classé mouvement "terroriste" par plusieurs pays occidentaux, dont les Etats-Unis.

Dans une interview au quotidien italien Corriere della Sera mercredi, le premier ministre de transition, Mohammad al-Bachir a appelé les Syriens exilés à rentrer chez eux pour "reconstruire" le pays.

Quelque six millions de Syriens, soit un quart de la population, ont fui le pays depuis 2011, quand la répression de manifestations prodémocratie a déclenché une guerre civile dévastatrice qui a fait plus d'un demi-million de morts.

Et depuis le début de l'escalade des hostilités le 27 novembre, 1,1 million de personnes ont été nouvellement déplacées à travers le pays. La majorité d'entre elles sont des femmes et des enfants", a déclaré le bureau des Affaires humanitaires de l'ONU (Ocha), dans un communiqué.

Jeudi, près de 200 personnes se pressaient au poste-frontière turc de Cilvegözü, à 55 km d'Alep, pour entrer en Syrie, selon un gendarme interrogé par l'AFP.

A Damas, où flotte désormais le drapeau de la révolution, la vie a repris son cours.

"En voyant les gens partout dans les rues, on a l'impression que nous étions tous des prisonniers sous terre et que nous sommes désormais sortis à la lumière du jour", confie un habitant de 38 ans, Razan al-Halabi.

Les nouvelles autorités ont annoncé la reprise des activités de la chancellerie italienne et de missions diplomatiques de sept pays arabes.

Le Programme alimentaire mondial (PAM) de l'ONU a de son côté lancé un appel urgent à des crédits de 250 millions de dollars pour fournir "une aide alimentaire à jusqu'à 2,8 millions de personnes déplacées et vulnérables" dans le pays.

Pilier du pouvoir déchu, le parti Baas a annoncé la suspension de ses activités. Ses hauts-responsables "ont brusquement disparu", relate Maher Semsmieh, venu jeudi remettre son fusil dans une permanence du parti.

Un Américain libéré

De nombreux Syriens ont aussi entamé une douloureuse quête de proches disparus lors des décennies de féroce répression.

L'émissaire de l'ONU pour la Syrie, Geir Pedersen, a demandé la libération immédiate des "innombrables" personnes encore arbitrairement détenues dans le pays, dénonçant la "barbarie inimaginable" endurée par le pays.

Les nouvelles autorités ont annoncé qu'un citoyen américain, Travis Timmerman, avait été libéré, et se sont dit prêtes "à coopérer" avec Washington pour retrouver d'autres Américains disparus, dont le journaliste Austin Tice enlevé en 2012 lors d'une opération de l'armée en banlieue de Damas.

Les Etats-Unis "travaillent à ramener à la maison" M. Timmerman, a affirmé M. Blinken.

D'éventuelles frappes sur des sites d'armes chimiques en Syrie pourraient entraîner un risque de contamination et de destruction de preuves importantes, a pour sa part mis en garde le directeur général de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC).

L'administration autonome kurde dans l'est de la Syrie a de son côté annoncé adopter le nouveau drapeau syrien de l'indépendance, expliquant que les régions qu'elle contrôle "font partie intégrante de la géographie syrienne".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Un mort dans les feux de brousse du sud-est de l'Australie

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De la terre brûlée à Ruffy, dans l'Etat de Victoria. (© KEYSTONE/EPA/JAMES ROSS)

Les feux de brousse qui ravagent le sud-est de l'Australie ces derniers jours ont fait au moins un mort, a annoncé la police dimanche.

D'après un communiqué des forces de l'ordre de l'Etat du Victoria, la victime est morte près de la ville de Longwood, à quelque deux heures de route de la grande ville de Melbourne. Elle "doit encore être identifiée formellement".

Sur une photo prise mercredi et diffusée par les pompiers locaux, les flammes illuminaient le ciel des alentours de Longwood d'une teinte orangée.

En pleine vague de chaleur, les températures ont dépassé ces derniers jours les 40°C dans l'Etat, et des vents chauds ont créé des conditions propices à la multiplication des feux de brousse. Cela avait déjà été le cas lors de l'"été noir" de 2019-2020, dans la même région.

Plus de 70 maisons ont été détruites par les flammes, selon le responsable des situations d'urgence de l'Etat, Tim Wiebusch. Et au total, en comptant les cabanons et autres structures sur les terrains agricoles, ce sont plus de 300 bâtiments qui ont été consumés, en plus de vastes surfaces de terres agricoles.

Lente amélioration

La situation s'améliore toutefois progressivement: "les pompiers sont en mesure de commencer à maîtriser certains des incendies", a assuré M. Wiebusch auprès des médias.

Des centaines de pompiers d'autres régions d'Australie sont venus prêter main-forte. Le Premier ministre Anthony Albanese a pour sa part dit être en discussion avec le Canada et les Etats-Unis pour obtenir un éventuel soutien.

Le climat australien s'est réchauffé en moyenne de 1,51°C depuis 1910, indiquent les chercheurs. Ce changement a entraîné une augmentation de la fréquence des phénomènes météorologiques extrêmes, dans les terres comme en mer.

L'Australie est un des plus importants exportateurs de gaz et de charbon du monde, deux combustibles fossiles dont l'utilisation favorise le réchauffement climatique.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp

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Culture

Bob Weir, guitariste des Grateful Dead, est mort à 78 ans

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Malgré un traitement contre le cancer, Bob Weir avait célébré sur scène en août ses 60 ans de carrière trois soirs de suite à San Francisco (archives). (© KEYSTONE/AP/Amy Harris)

Bob Weir, guitariste et fondateur du légendaire groupe de rock psychédélique américain Grateful Dead, est mort à l'âge de 78 ans, a annoncé sa famille. Grateful Dead est l'un des groupes phares de la contre-culture née dans les années 1960.

"Il s'est éteint paisiblement, entouré de ses proches, après avoir vaincu le cancer avec courage, comme seul Bobby savait le faire. Malheureusement, il a succombé à des problèmes pulmonaires sous-jacents", précise un communiqué diffusé sur son site en ligne et sur le réseau social Instagram, sans préciser ni le lieu ni la date du décès.

Son cancer avait été diagnostiqué en juillet dernier, mais malgré son traitement, il avait célébré sur scène le mois suivant ses 60 ans de carrière trois soirs de suite dans sa ville natale de San Francisco, a souligné la même source.

"Dead and Company"

Les Grateful Dead ont développé une légion de fans qui les suivaient de concert en concert, les "Deadheads". "Pendant plus de soixante ans, Bobby a sillonné les routes. Guitariste, chanteur, conteur et membre fondateur du groupe Grateful Dead, Bobby restera à jamais une figure emblématique dont le talent artistique unique a révolutionné la musique américaine", a dit sa famille.

Peu loquace sur scène, le groupe de rock psychédélique, qui intègre des éléments de blues, de country et de jazz, était aussi adulé pour ses improvisations. "Touch of Grey" est son seul titre à avoir figuré parmi les dix premiers du classement américain.

Le chanteur historique du groupe, Jerry Garcia, est décédé après un concert en 1995. Les musiciens du groupe encore en vie avaient effectué en 2015 une tournée d'adieux, avant d'annoncer quelques semaines plus tard leur retour sous le nom "Dead and Company".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Femme abattue par l'ICE: week-end de protestations aux Etats-Unis

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Malgré une température fraîche, des milliers de personnes se sont rassemblées à Minneapolis pour protester contre la mort d'une femme abattue par un agent de l'ICE. (© KEYSTONE/AP/Christopher Katsarov)

De nombreux rassemblements se sont tenus samedi aux Etats-Unis pour protester contre les méthodes de la police fédérale de l'immigration (ICE), après qu'une femme de 37 ans a été tuée par l'un de ses agents. Une manifestation a eu lieu à Minneapolis, lieu du drame.

Dans cette ville du nord du pays, des milliers d'habitants ont bravé le froid (-7 degrés Celsius) pour converger dans l'après-midi vers un parc enneigé situé non loin des lieux du drame, scandant le nom de la victime et brandissant des pancartes hostiles à la police fédérale.

Drew Lenzmeier, 30 ans, raconte à l'AFP qu'il a le sentiment de "basculer dans une dictature autoritaire". "Plus personne n'empêche désormais l'administration Trump de tuer des citoyens, de voler et d'enlever des êtres humains. Il est temps que cela s'arrête".

Sur la côte est, à Boston, à plus de 2000 km de là, Bill Torcaso a lui aussi rejoint d'autres protestataires. "Le seul principe qui nous unit, c'est l'égalité devant la loi. C'est ce en quoi je crois le plus profondément et c'est précisément ce que je pense que [le président américain Donald] Trump bafoue en permanence. C'est inacceptable", dit-il.

"ICE, out for Good"

Derrière le slogan "ICE, out for Good" ("ICE, dehors pour de bon", faisant aussi écho au nom de la victime, Renee Nicole Good), les appels à manifester sont notamment relayés par le mouvement "No Kings", réseau d'organisations de gauche opposées à Donald Trump. D'autres ont été lancés pour dimanche, plusieurs centaines au total sur tout le week-end.

La mort de cette mère de famille américaine, abattue mercredi dans sa voiture, a suscité une forte émotion dans sa ville, bastion démocrate, et au-delà parmi les Américains inquiets des dérives de la lutte contre l'immigration illégale, érigée en priorité nationale.

Samedi matin, trois élues démocrates du Minnesota à la chambre des représentants se sont rendues dans un bâtiment fédéral de la banlieue de Minneapolis où officie la police de l'immigration, dont Ilhan Omar, figure de la gauche américaine d'origine somalienne.

Il leur a été demandé de quitter rapidement les lieux, ont-elles raconté. "Ce qui s'est passé aujourd'hui est une tentative flagrante d'empêcher des membres du Congrès d'exercer leur mission de contrôle", a déploré Ilhan Omar.

Quatre morts

Selon le gouvernement, qui parle d'un acte de "terrorisme intérieur", le policier a tiré en état de légitime défense au moment où Renee Nicole Good tentait de le renverser avec son véhicule.

Mais plusieurs vidéos prises par des témoins circulant depuis mercredi tendent à suggérer que le policier n'est pas réellement menacé par la conductrice lorsque son véhicule part vers l'avant. Elle semble au contraire tenter de l'éviter.

Selon le média américain The Trace, spécialisé sur les violences par armes à feu, Renee Nicole Good est la quatrième personne tuée par des agents fédéraux de l'immigration depuis le lancement de la politique d'expulsion du gouvernement Trump et sept autres ont été blessées.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Les Américains invités à quitter "immédiatement" le Venezuela

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Le président vénézuélien Nicolás Maduro, accusé de trafic de drogue et de "narcoterrorisme", a déjà comparu une fois devant un juge à New York (archives). (© KEYSTONE/AP/WABC)

Le gouvernement des Etats-Unis a appelé samedi ses ressortissants à quitter "immédiatement" le Venezuela en raison d'une situation sécuritaire jugée instable. Une semaine après sa capture par Washington, le président vénézuélien Nicolás Maduro a dit aller "bien".

"Nous allons bien. Nous sommes des combattants", a déclaré le président vénézuélien déchu depuis sa cellule, selon son fils dans une vidéo publiée samedi par le parti au pouvoir au Venezuela.

Accusés notamment de trafic de drogue, Nicolás Maduro et son épouse Cilia Flores sont incarcérés dans le centre de détention de Brooklyn, à New York, depuis leur capture par l'armée américaine le 3 janvier. Ils ont plaidé non-coupable lors de leur présentation lundi devant la justice américaine. La prochaine audience est prévue le 17 mars.

Avec des pancartes proclamant "Nous voulons leur retour", un petit millier de sympathisants ont défilé samedi dans les rues de Caracas, scandant "Maduro et Cilia sont notre famille! "Ici, il y a un peuple qui se bat", dit dans le cortège Yusleidys Arroyo, 36 ans.

"Nous allons le sauver"

Les appels à manifester en soutien au dirigeant socialiste déchu sont quotidiens depuis l'opération militaire américaine du 3 janvier. La mobilisation était moindre samedi, où aucune figure du parti au pouvoir, le PSUV, n'était présente pour haranguer les foules.

La manifestation coïncidait également avec l'anniversaire de l'investiture de M. Maduro pour un troisième mandat, à l'issue des élections de 2024 dénoncées par l'opposition comme frauduleuses.

La télévision publique a diffusé une visite de la présidente par intérim Delcy Rodriguez à une foire agricole à Petare, un quartier emblématique de Caracas, où s'est également tenue une petite manifestation en faveur de Nicolás Maduro.

"Nous n'allons pas nous reposer une seule minute tant que nous n'aurons pas récupéré le président", a lancé Delcy Rodriguez. "Nous allons le sauver, bien sûr que oui".

Dans la foulée de la chute surprise de M. Maduro, l'ancienne vice-présidente Delcy Rodriguez a été investie présidente par intérim. Elle négocie sur plusieurs fronts avec Washington, qui souhaite notamment profiter des immenses réserves de pétrole vénézuéliennes.

"Contact étroit"

Son gouvernement a "décidé d'entamer un processus exploratoire" en vue de rétablir les relations diplomatiques avec les Etats-Unis, rompues depuis 2019.

Après une visite de diplomates américains à Caracas vendredi, "l'administration Trump reste en contact étroit avec les autorités intérimaires", indique samedi un responsable du département d'Etat.

Le président américain Donald Trump a affirmé que Washington entendait "dicter" toutes ses décisions à Caracas. Mme Rodriguez a rétorqué que son pays n'est ni "subordonné ni soumis" à Washington.

Samedi, le département d'Etat américain a enjoint tous ses ressortissants à ne pas voyager au Venezuela et ceux qui s'y trouvent à "quitter le pays immédiatement", en raison d'une situation sécuritaire jugée "instable".

Il a évoqué la présence de "groupes de milices armées, connus sous le nom de colectivos, qui installent des barrages routiers et fouillent des véhicules à la recherche de preuves de citoyenneté américaine ou de soutien aux Etats-Unis".

Une vingtaine de libérations

L'alerte américaine "repose sur des récits inexistants visant à créer une perception de risque qui n'existe pas", a rétorqué Caracas dans un communiqué, ajoutant que "le Venezuela jouit d'un calme, d'une paix et d'une stabilité absolus".

"Le Venezuela a commencé, de manière spectaculaire, à libérer ses prisonniers politiques. Merci", a commenté samedi Donald Trump sur son réseau social Truth Social, en référence à l'annonce jeudi par le président du Parlement Jorge Rodriguez, frère de Delcy Rodriguez, de la libération de "nombreux prisonniers".

Depuis, des dizaines de familles d'opposants ou militants vivent dans l'angoisse et l'espoir de retrouver leurs proches. Certains campent jour et nuit devant des centres pénitentiaires comme celui de l'Hélicoïde, une prison redoutée et gérée par les services de renseignements, ou celui de Rodeo I, à l'est de Caracas.

Des ONG et l'opposition font état à ce stade de 21 libérations, sur un total de détenus qui oscille entre 800 et 1200, selon les estimations d'ONG et d'organisations.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Décret sur les revenus pétroliers vénézuéliens détenus aux USA

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Le président Trump a signé un décret d'urgence pour protéger les revenus issus du pétrole vénézuélien aux Etats-Unis des tribunaux ou des créanciers (archives). (© KEYSTONE/AP/Alex Brandon)

Donald Trump a signé un décret d'urgence destiné à placer sous protection spéciale les avoirs vénézuéliens, dont les revenus pétroliers, placés sur le territoire américain. Cette mesure vise à empêcher qu'ils soient saisis par des tribunaux ou des créanciers.

En signant vendredi ce texte, le président américain vise à "promouvoir les objectifs de la politique étrangère des Etats-Unis", a déclaré la Maison Blanche dans une fiche d'information accompagnant le décret.

Le décret prévoit la création d'un Fonds de dépôt appartenant à l'Etat vénézuélien mais installé aux Etats-Unis et sous contrôle du gouvernement américain. Il regroupera l'ensemble des comptes et fonds déjà présents dans le pays et appartenant aux différentes entités publiques vénézuéliennes, ainsi que les revenus générés par la vente du pétrole vénézuélien.

Il interdit par ailleurs formellement la saisie sur le Fonds en cas de poursuites contre l'Etat vénézuélien ou pour récupération de créances. En outre, le département du Trésor devra libeller ce Fonds de façon à "ce qu'il reflète son statut de propriété souveraine du gouvernement vénézuélien, géré par les Etats-Unis, et non une propriété des Etats-Unis".

Sécurité garantie

Donald Trump a réuni vendredi les dirigeants des grands groupes pétroliers afin de les pousser à se lancer à l'assaut des vastes réserves de brut du Venezuela, sans pour autant obtenir d'engagements tangibles des participants.

"Vous aurez une sécurité totale" pour opérer, a-t-il vanté durant l'échange, sans préciser quelles formes prendrait cette garantie de sécurité alors qu'il a exclu une présence militaire américaine pour protéger l'activité pétrolière.

Mais, a-t-il prévenu, tout se fera sous l'égide des Etats-Unis, qui décideront quelles entreprises pétrolières pourront exploiter les énormes ressources du pays. Dans son plan, Caracas n'a pas son mot à dire.

Du temps

Après la réunion, le ministre de l'Energie, Chris Wright, a lui reconnu que relancer la production "prendrait du temps".

Le Venezuela dispose des plus grandes réserves prouvées de brut du monde avec plus de 300 milliards de barils, selon l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), devant l'Arabie saoudite (267 milliards) et l'Iran.

Malgré cela, sa production est modeste, plafonnée à un million de barils par jour, sous l'effet du sous-investissement et des sanctions américaines. Le brut vénézuélien est par ailleurs plus visqueux que celui extrait aux Etats-Unis, ce qui rend son raffinage compliqué, coûteux et polluant.

Remettre à niveau les installations suppose d'investir des dizaines de milliards de dollars en dépit des inquiétudes sur l'instabilité politique.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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