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Frappes de missiles croisées: six morts en Russie et un à Kiev

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Des explosions ont retenti vendredi matin dans la capitale ukrainienne (Archives). (© KEYSTONE/EPA/SERGEY DOLZHENKO)

Six personnes ont été tuées vendredi dans une frappe ukrainienne sur la région frontalière russe de Koursk. Quelques heures plus tôt, une attaque russe contre Kiev avait tué une personne et endommagé des missions diplomatiques.

En Russie, cette frappe de missiles ukrainiens, qualifiée de "massive" par le gouverneur régional, a notamment touché un centre culturel, une école, un établissement d'enseignement supérieur et des bâtiments résidentiels dans la ville de Rylsk, qui compte environ 15000 habitants.

"Selon les données préliminaires, six personnes sont décédées, dont un enfant. Dix blessés ont été transportés à l'hôpital central de Rylsk, dont un mineur de treize ans", a indiqué le gouverneur Alexandre Khinchteïn sur Telegram.

Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux russes montrent de nombreux véhicules en feu, des débris jonchant les rues et des bâtiments aux fenêtres ou aux toits éventrés. La porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, a annoncé que Moscou réclamera d'évoquer cette frappe ukrainienne lors de la prochaine réunion du Conseil de sécurité de l'ONU.

Missiles balistiques

Dans la matinée, c'était la Russie qui avait frappé Kiev à l'aide de drones et de missiles. Elle avait touché notamment un quartier central cossu où le toit d'un immeuble de bureaux de luxe a été partiellement détruit et provoqué des coupures de chauffage pendant plusieurs heures.

Selon l'armée de l'air ukrainienne, les forces russes ont tiré sur Kiev cinq missiles balistiques Iskander, dont tous ont été abattus, et 65 drones explosifs, dont 40 ont été abattus. Une personne a été tuée et 13 blessées, selon le dernier bilan des autorités locales.

Des "débris" de missiles sont tombés sur trois quartiers de Kiev, selon le maire Vitali Klitschko.

"Attaque barbare"

Six missions diplomatiques situées dans le même immeuble ont été endommagées (Albanie, Argentine, Autorité palestinienne, Macédoine du Nord, Portugal et Monténégro), a indiqué la diplomatie ukrainienne, dénonçant une "attaque barbare".

"Une nouvelle attaque odieuse contre Kiev. Cette fois contre un bâtiment abritant l'ambassade du Portugal et d'autres services diplomatiques", a dénoncé la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen sur X. Le gouvernement portugais a condamné l'attaque "avec véhémence" et convoqué le chargé d'affaires russe.

La capitale ukrainienne est régulièrement visée par des missiles et des drones explosifs, mais les dégâts d'ampleur y sont plutôt rares, surtout dans le centre, la ville étant relativement bien protégée par la défense antiaérienne.

"Duel technologique"

L'armée russe a dit avoir attaqué Kiev "en réponse" à une frappe menée mercredi par l'Ukraine avec des missiles occidentaux contre une usine russe. "Une frappe groupée a été menée (...) contre le centre de contrôle (des services spéciaux ukrainiens) SBU, le bureau d'études Loutch, basé à Kiev, qui conçoit et fabrique des systèmes de missiles Neptune", a-t-elle écrit dans un communiqué.

Le président russe Vladimir Poutine a juré que Moscou répondrait à toutes les attaques ukrainiennes contre le sol russe menées à l'aide de missiles occidentaux, agitant même la menace de relancer son nouveau missile "Orechnik".

"Vous savez que de telles frappes sur le territoire russe ont été effectuées, et vous savez que le président a dit qu'il y aurait une réponse à chaque fois", a dit vendredi le porte-parole du Kremlin, Dmitry Peskov.

Cette attaque sur Kiev est survenue après un échange de piques entre le maître du Kremlin et son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky. Vladimir Poutine a proposé jeudi lors de sa grande conférence de presse annuelle un "duel" entre son missile "Orechnik", qu'il a suggéré de tirer sur la capitale ukrainienne, et des moyens de défense antiaérienne occidentaux.

"Nous organisons une telle expérience, un tel duel de hautes technologies, et nous allons voir ce qui va se passer. C'est intéressant", a-t-il dit. "Des gens meurent, et il pense que c'est 'intéressant'... Connard", a fulminé le président Zelensky sur X.

Une paix "durable"

Intervenant en vidéo lors d'une réunion de responsables de dix pays européens à Tallinn en Estonie, le président ukrainien a appelé à une "paix durable". "Nous comprenons tous que l'année prochaine pourrait être l'année de la fin de cette guerre, et nous devons faire en sorte que cela soit le cas", a affirmé M. Zelensky.

"Et nous devons établir la paix de manière à ce que (le président russe Vladimir) Poutine ne puisse plus la briser, une paix qui ne soit pas seulement une pause, mais une paix réelle et durable", a-t-il insisté.

L'armée russe a par ailleurs bombardé à l'aube Kherson, grande ville du sud du pays. Au moins deux personnes ont été tuées et 10 blessées. Dans l'est de l'Ukraine, où l'armée russe avance rapidement ces derniers mois, elle a annoncé vendredi avoir pris deux petits villages près de la ville clé de Pokrovsk.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Ukraine: Trump estime que Poutine "remplira sa part"

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Vladimir Poutine a évoqué vendredi l'idée d'une "administration transitoire" pour l'Ukraine, sous l'égide de l'ONU, afin d'organiser une élection présidentielle "démocratique" dans ce pays, puis négocier un accord de paix avec les nouvelles autorités (archives). (© KEYSTONE/EPA/VYACHESLAV PROKOFYEV/SPUTNIK/KREMLIN / POOL)

Le président russe Vladimir Poutine va "remplir sa part" pour une trêve en Ukraine, a assuré lundi son homologue américain Donald Trump. Ce dernier avait exprimé la veille sa frustration face aux blocages empêchant un accord entre Moscou et Kiev.

Cherchant à remplir ses propres promesses de campagne, Donald Trump fait pression pour une fin rapide de la guerre en Ukraine, mais les pourparlers n'ont jusqu'ici abouti à aucune percée concrète.

Dimanche, le président américain s'était dit "très énervé" et "furieux" contre le président russe réticent à s'engager sur l'accord de cessez-le-feu, menaçant d'imposer de nouvelles taxes sur le pétrole russe, selon un entretien à la chaîne télévisée NBC.

"Je pense qu'il va se montrer à la hauteur de ce qu'il m'a dit. Et je pense qu'il va maintenant remplir sa part du contrat. Et puis, il y a Zelensky, en espérant qu'il sera à la hauteur", a déclaré Donald Trump à la Maison-Blanche, en référence au président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Minerais ukrainiens

Sur le pétrole russe, il a affirmé ne pas vouloir "imposer de droits de douane" supplémentaires. "Mais je pense que je ferais quelque chose si je pensais qu'il ne fait pas ce qu'il faut", a-t-il ajouté.

Le président russe avait évoqué vendredi l'idée d'une "administration transitoire" pour l'Ukraine, sous l'égide de l'ONU, afin d'organiser une élection présidentielle "démocratique" dans ce pays, puis négocier un accord de paix avec les nouvelles autorités.

Dans des déclarations ultérieures dimanche, Donald Trump avait cependant modéré son ton à l'égard de Vladimir Poutine pour s'en prendre à Volodymyr Zelensky, qu'il accuse de vouloir tourner le dos à un accord sur les minerais ukrainiens que les Etats-Unis veulent exploiter.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Les deux astronautes coincés dans l'ISS se disent prêts à repartir

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Suni Williams, à gauche sur le cliché, et Butch Wilmore ont passé plus de neuf mois coincés dans l'espace, alors que leur vol ne devait durer que huit jours. (© KEYSTONE/AP/Ashley Landis)

Rentrés sur terre il y a deux semaines après avoir passé plus de neuf mois coincés dans l'espace, deux astronautes américains ont assuré lundi être prêts à repartir avec le vaisseau de Boeing à l'origine de leurs péripéties.

"Nous allons faire en sorte que cela fonctionne", a assuré Butch Wilmore, l'un des deux vétérans de l'espace au coeur de ce feuilleton spatial, lors d'une conférence de presse de la NASA.

Accompagné de sa collègue Suni Williams, avec qui il menait le vol-test du vaisseau de Boeing, et de leur compatriote Nick Hague parti à leur rescousse, il est revenu lors de cette première prise de parole publique sur leur séjour prolongé dans l'espace et leur retour survenu le 18 mars.

"Je peux vous dire que revenir de l'espace sur terre et traverser l'atmosphère à l'intérieur d'une boule de feu [...] cela fait étrange", a raconté ce vétéran de l'espace, âgé de 62 ans, sous les rires de ses acolytes.

"Un excellent vaisseau spatial"

Initialement partis en juin dernier pour une mission de huit jours à bord du vaisseau Starliner de Boeing, Butch Wilmore et Suni Williams avaient vu leur séjour dans la station spatiale internationale (ISS) s'éterniser après que des défaillances ont été détectées sur l'engin spatial.

Ces problèmes techniques avaient poussé la NASA à décider à l'été de renvoyer le vaisseau à vide et à confier leur retour à l'entreprise rivale SpaceX, un camouflet pour le constructeur Boeing. La capsule était revenue sur terre sans problème.

"Nous sommes tous responsables" des problèmes rencontrés lors de ce vol habité inaugural, a insisté lundi M. Wilmore, tout en assurant vouloir "regarder vers l'avant". "C'est un excellent vaisseau spatial", a précisé sa collègue Suni Williams, indiquant que les équipes travaillaient activement sur les "quelques éléments qui doivent être corrigés".

Leur périple de plus de neuf mois dans l'ISS leur a valu la sympathie du public. Les deux compagnons d'infortune ont réassuré lundi avoir bien vécu leur séjour prolongé et avoir été préparés à ce type d'inattendu.

"Je suis très reconnaissante de l'attention des gens", a déclaré Suni Williams. Elle espère avoir transmis un message de "résilience" aux plus jeunes: "Vous savez, parfois il faut savoir prendre des virages" afin "d'en tirer le maximum".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Au moins 322 enfants tués à Gaza en dix jours, selon l'UNICEF

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Israël a repris sa campagne militaire le 18 mars à Gaza avec d'intenses bombardements et une nouvelle offensive au sol, rompant deux mois de trêve avec le Hamas. (© KEYSTONE/AP/Abdel Kareem Hana)

La reprise de l'offensive militaire israélienne dans la bande de Gaza a causé la mort d'au moins 322 enfants en dix jours dans ce territoire palestinien assiégé, a annoncé lundi l'UNICEF. Plus de 600 autres ont été blessés.

Cela correspond à "une moyenne quotidienne de plus de 100 enfants tués ou mutilés au cours des dix derniers jours", a écrit l'agence onusienne pour l'enfance dans un communiqué.

"La plupart de ces enfants étaient déplacés, s'abritant dans des tentes de fortune ou des habitations endommagées", a ajouté l'UNICEF près de deux semaines après la reprise de l'opération militaire par Israël.

L'organisation a souligné que ces chiffres incluaient les enfants qui auraient été tués ou blessés dans une attaque du 23 mars contre le service de chirurgie de l'hôpital Nasser, dans le sud du territoire.

Israël a repris sa campagne militaire le 18 mars avec d'intenses bombardements et une nouvelle offensive au sol, rompant deux mois de trêve avec le Hamas, entrée en vigueur le 19 janvier.

Plus de 50'000 morts

"Le cessez-le-feu offrait un filet de sécurité dont les enfants de Gaza avaient désespérément besoin", a déploré dans le communiqué la patronne de l'UNICEF, Catherine Russell. Désormais, "les enfants sont à nouveau plongés dans un cycle de violences meurtrières et de privations", a-t-elle poursuivi.

Depuis la reprise de l'offensive, 1001 personnes ont été tuées à Gaza, selon le ministère de la santé du Hamas, portant le bilan total à 50'357 morts depuis le début de la guerre déclenchée par l'attaque du mouvement islamiste contre Israël le 7 octobre 2023.

Sur ce total, 15'000 sont des enfants, a encore rappelé l'UNICEF.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Baignade dans la Seine: acteurs de l'industrie fluviale inquiets

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La baignade dans la Seine inquiète l'industrie de la navigation sur ce fleuve (Photo d'illustration). (© KEYSTONE/AP/JACQUES BRINON)

Les acteurs de l'industrie fluviale à Paris ont fait part lundi de leurs inquiétudes quant à l'ouverture de la baignade dans la Seine cet été, comme l'a promis la maire de Paris Anne Hidalgo. Cette décision risque selon eux de mettre la filière "en péril".

En héritage des JO, la mairie de Paris a commencé à aménager trois zones de baignade en plein Paris qui "empiètent sur les espaces de navigation actuellement utilisés par les entreprises de transport fluvial et les croisières touristiques", écrivent la Communauté portuaire de Paris (CPP) et Entreprises fluviales de France (E2F) dans un communiqué commun.

Le site du Bras Marie, au nord de l'île Saint Louis (rive droite), les inquiète particulièrement du fait de sa configuration: la navigation y est coupée en deux, l'une sur le bras principal, l'autre sur le Bras Marie, a expliqué à l'AFP Didier Leandri, président d'E2F qui regroupe 300 entreprises de croisière et de fret.

Les gros navires de marchandises passent sur le bras principal, le plus large, où un système de circulation alternée est en vigueur. "Si on ferme le bras Marie pour cause de baignade (pour des raisons de sécurité, NDLR), les navires de croisière devront passer par le bras principal et s'insérer dans une circulation alternée, ce qui créerait des embouteillages", anticipe Didier Leandri.

Pertes colossales

Le président de la CPP, Olivier Jamey, redoute "des pertes financières colossales" pour le secteur du tourisme fluvial "qui transporte chaque année 9 millions de passagers", dont la plupart en juillet et en août.

Les ralentissements auront en outre "nécessairement un impact sur le transport de marchandises cruciales", ajoute Didier Leandri.

Interrogée par l'AFP, la mairie de Paris a indiqué que des "discussions" étaient en cours avec "les acteurs concernés", pour "déterminer les horaires d'ouverture des sites, afin de rendre possible le partage de la Seine entre tous ses usagers".

Selon les responsables du transport fluvial, la mairie leur a présenté la semaine dernière un projet d'ouverture du Bras Marie à la baignade de 8 heures à 18 heures, alors qu'ils demandaient une fermeture à 12 heures.

"Cet horaire semblait acquis. On s'est sentis trahis", a fustigé Didier Leandri.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Nouveaux ordres d'évacuation de Tsahal: des Gazaouis fuient Rafah

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Les Gazaouis continuent d'être ballottés d'un bout à l'autre de la bande de Gaza, ici de Rafah en direction de Khan Younis, sous la pression des frappes de Tsahal. (© KEYSTONE/AP/Abdel Kareem Hana)

L'armée israélienne a appelé lundi à évacuer les habitants de plusieurs quartiers de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, laissant présager de nouveaux combats dans cette zone près de deux semaines après la reprise de son offensive contre le Hamas.

Le porte-parole de l'armée en langue arabe, Avichay Adree, s'est adressé sur X aux habitants de vastes zones de Rafah et de certaines parties de Khan Younès, également dans le sud du territoire palestinien.

"L'armée israélienne revient pour combattre avec force afin d'éliminer les capacités des organisations terroristes dans ces zones. Pour votre sécurité, vous devez vous rendre immédiatement aux abris à Al-Mawasi", au nord-ouest de Rafah, a-t-il déclaré.

Gazaouis brinquebalés

Des images tournées par l'AFP montrent de longues colonnes d'habitants fuyant Rafah, à pied, à vélo ou dans des charrettes tirées par des ânes transportant couvertures, matelas et autres affaires.

"Une carte tout en rouge a été publiée aujourd'hui appelant à évacuer tout Rafah, et me voilà en train de marcher. Il n'y a pas de transport et je n'ai pas d'argent pour une voiture. Nous n'avons rien pris avec nous, nous avons tout laissé derrière", a témoigné Ali Mansour, un habitant de la ville.

Najah Dhahir, elle aussi de Rafah, fuyait à pied, son bébé de neuf mois dans les bras.

"Nous avons pris nos enfants, nous avons laissé nos affaires, notre literie, notre nourriture, notre argent", dit-elle.

Les gens sont brinquebalés au gré des ordres militaires incessants qui jouent avec leur destin et leur vie", a déclaré lundi le chef de l'Unrwa, l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens, Philippe Lazzarini. "Comme si la mort, les maladies, les destructions et la faim ne suffisaient pas pour les Palestiniens de Gaza", a-t-il écrit sur X.

Rafah, une ville frontalière de l'Egypte où s'étaient réfugiés des centaines de milliers d'habitants de Gaza, avait déjà été la cible d'une offensive israélienne majeure il y a environ un an.

Rafah, une ville frontalière de l'Egypte où s'étaient réfugiés des centaines de milliers d'habitants de Gaza fuyant les combats plus au nord, avait déjà été la cible d'une offensive israélienne majeure il y a environ un an.

Les troupes israéliennes sont repassées à l'offensive le 20 mars dans cette ville, deux jours après avoir rompu la trêve avec le Hamas.

La trêve entrée en vigueur le 19 janvier après 15 mois de guerre s'est effondrée le 18 mars lorsqu'Israël a repris ses raids aériens puis son offensive terrestre à Gaza pour contraindre le mouvement islamiste palestinien à libérer ses derniers otages.

"Passer à l'action"

Lundi, un responsable du Hamas a appelé "quiconque peut porter des armes" à combattre n'importe où le projet du président américain, Donald Trump, de déplacer les habitants de Gaza et prendre le contrôle du territoire.

"Face à ce plan diabolique, qui combine massacres et famine, toute personne capable de porter une arme où que ce soit dans le monde doit passer à l'action", a déclaré ce responsable, Sami Abou Zouhri. "Ne gardez pas un explosif, une balle, un couteau ou une pierre", a-t-il ajouté.

La veille, le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, avait proposé de laisser les dirigeants du Hamas quitter Gaza à condition que le mouvement dépose les armes.

Le Hamas, au pouvoir à Gaza depuis 2007, a affiché son intention de renoncer à administrer le territoire mais pas à déposer les armes, ce qui constitue pour lui une "ligne rouge".

M. Netanyahu a aussi indiqué qu'après la guerre Israël assurerait la sécurité à Gaza et "permettrait la mise en oeuvre du projet Trump".

Donald Trump avait soulevé un tollé international cet hiver en proposant que les 2,4 millions d'habitants de Gaza soient expulsés vers l'Egypte ou la Jordanie. Il a ensuite semblé faire marche arrière, déclarant qu'il "n'imposerait pas" ce projet.

Les autorités israéliennes semblent cependant prendre au sérieux ce plan, une perspective qui inquiète le Hamas, selon Alan Mendoza, directeur exécutif de la Henry Jackson Society, un cercle de réflexion britannique.

"Cela inquiète le Hamas car son existence même repose sur le contrôle de Gaza. Sans ce contrôle, le mouvement ne peut plus exister", a déclaré M. Mendoza à l'AFP.

Depuis la reprise de l'offensive, 1001 personnes ont été tuées, selon le ministère de la Santé du Hamas, portant le bilan total à 50'357 morts depuis le début de la guerre déclenchée par l'attaque du mouvement islamiste contre Israël le 7 octobre 2023.

Cette attaque a entraîné la mort de 1218 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP basé sur des données officielles.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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