La cheffe de file de l'extrême droite française, Marine Le Pen, a dénoncé dimanche une "décision politique" et une "chasse aux sorcières", après sa condamnation pour détournement de fonds public, devant ses partisans réunis à Paris.
"Ce n'est pas une décision de justice, c'est une décision politique" qui a "non seulement bafoué l'Etat de droit, mais aussi l'Etat de démocratie", a-t-elle affirmé devant ses soutiens, leur promettant de ne "rien" lâcher.
"Nous ne demandons pas d'être au-dessus des lois, mais pas au-dessous des lois", a-t-elle encore dit, réfutant tout "esprit de sédition".
La condamnation "scandaleuse" de Marine Le Pen est "une attaque directe contre la démocratie", a martelé pour sa part le président du Rassemblement national Jordan Bardella. Il a dénoncé une décision de justice "grossière et militante" mais assuré ne pas vouloir "jeter le discrédit sur l'ensemble des juges".
"Ce n'est pas seulement Marine Le Pen qui est injustement condamnée. C'est la démocratie française qui est exécutée sur une simple décision de justice", a-t-il déclaré. Et de fustiger les "pressions exercées par certaines organisations", en particulier le Syndicat de la magistrature, classé à gauche.
Jugée coupable lundi à Paris de détournement de fonds publics dans l'affaire des assistants parlementaires européens, Marine Le Pen s'est vu infliger quatre ans de prison (dont deux ferme aménagés sous bracelet électronique), une amende de 100'000 euros et surtout cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire.
La cour d'appel de Paris doit se prononcer sur le sort de la triple candidate à l'élection présidentielle d'ici à l'été 2026.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp