Genève pérennise le Bureau d'information sociale (BIS). Lancée pendant la crise due à la pandémie de Covid-19, cette permanence sociale de premier recours vise à favoriser l'accès aux prestations délivrées par le canton, la Ville de Genève, l'Hospice général et les associations.
Renforcer l'accès aux droits et aux prestations. C'est la mission du Bureau d'information sociale à Genève. Après une phase pilote de 14 mois pendant le covid-19, il rouvrira ses portes de manière pérenne le 14 septembre prochain à la Jonction. Une permanence fondamentale pour lutter contre le non-recours aux prestations sociales. Thierry Apothéloz, conseiller d'Etat responsable de la cohésion sociale.
Lors de la phase-pilote, de novembre 2020 à janvier 2022, le BIS a reçu plus de 1300 personnes dans six lieux du canton. Il a été sollicité pour des problèmes de ressources financières (57%), de logement (34%), de permis de séjour (9%), de santé (5%) et de recherche d'emploi (5%).
A partir de la mi-septembre, le BIS recevra sans rendez-vous dans une arcade du quartier de la Jonction les mardis et jeudis, pour un total de sept heures par semaine. Les personnes seront reçues de manière confidentielle voire anonyme par des employés de l'Etat et des travailleurs sociaux de plusieurs associations.
Eviter une dégradation
Pour la Ville de Genève, partenaire du BIS, ce projet est essentiel pour développer les liens institutionnels et lutter contre le non-recours aux prestations. Dans ses nouveaux locaux, il sera notamment possible de se renseigner sur les prestations complémentaires, les subsides d’assurance-maladie ou encore les bourses d’études. Avec un avantage: mettre en réseau les différents services ou organismes concernés. Ecoutez Christina Kitsos, conseillère administrative de la Ville de Genève en charge de la cohésion sociale.
"On parle souvent d'abus, qui sont minoritaires, moins de toutes ces personnes qui ne recourent pas aux prestations auxquelles elles ont droit", a souligné Christina Kitsos. Beaucoup de personnes qui auraient le droit à ces prestations n'en font pas le demande. Et ce pour plusieurs raisons. Christophe Girod, directeur général de l'Hospice général.
"Réponse rapide"
Dans certains cas, les personnes abandonnent leurs démarches en cours de route par découragement, surtout lorsqu'elles sont ballotées d'une administration à une autre. "Au BIS, on doit avoir l'assurance de recevoir une réponse rapide et d'être envoyé au bon endroit", a relevé Fabienne Vermeulen, co-responsable du Collectif d'associations pour l'action sociale (CAPAS), partenaire du bureau.
Pour l'heure, cinq associations sur les 49 qui font partie du CAPAS participent au projet, à savoir le Centre social protestant, Caritas, l'EPER, la Croix rouge et La virgule. Lors de la phase-pilote, un tiers des cas a été renvoyé aux associations qui sont par ailleurs très sollicitées. Un psychologue sera aussi présent aux permanences. S'y ajoutera un juriste, toutes les deux semaines.
MH avec Keystone-ATS