Le Département de l'instruction publique (DIP) vient de faire l'acquisition de 440 mallettes de robots « Thymio ». Ce déploiement massif vise à initier les élèves de primaire à la programmation et à la logique algorithmique dès la rentrée 2025.
C’est un petit boîtier blanc de quelques centimètres de large, monté sur deux roues et truffé de capteurs. Sous son apparence de jouet minimaliste, le robot Thymio, conçu par l'EPFL, s'apprête à devenir un pilier numérique de l'enseignement genevois. Le DIP a investi environ 555 000 francs pour acquérir 2600 de ces automates, répartis dans 440 mallettes pédagogiques.
Passer de consommateur à créateur
Sur une table, le petit robot s'allume dans un discret bip sonore. « On peut l'utiliser de deux manières, soit avec des modes pré-programmés — par exemple, il peut suivre une ligne ou éviter des obstacles — soit, et c’est là tout l’intérêt pédagogique, en le programmant entièrement depuis un ordinateur pour lui dire exactement quoi faire», explique Raphaël Goldenberg, enseignant et coordinateur de discipline pour l'éducation numérique. Et selon lui, l'enjeu dépasse la simple manipulation technique. L'objectif est de changer le rapport des enfants à la technologie : « L'idée, c'est vraiment de passer de "consommateur" de numérique à "créateur" », affirme-t-il.
Une pédagogie adaptée à l'âge
Le robot accompagnera les élèves tout au long de leur parcours primaire. Avec les plus jeunes (5P-6P), le travail se concentre sur la compréhension de l'environnement : « On travaille beaucoup sur la découverte des capteurs : comment le robot voit le monde ? », précise Raphaël Goldenberg.
Pour les élèves de 7P-8P, l'approche devient plus abstraite et complexe. « On va plus loin dans la logique de programmation, avec des blocs de commande plus complexes. Ce qui est fascinant, c’est de voir les élèves comprendre que la machine n’est pas "intelligente" en soi, mais qu'elle n'obéit qu'aux instructions qu'ils lui donnent. Ça démystifie complètement la technologie. »
Un déploiement progressif
Les robots seront généralisés pour les 5P-6P à la rentrée 2025, puis pour les 7P-8P un an plus tard, mais le projet est déjà bien engagé. Une phase pilote est actuellement en cours auprès du corps enseignant afin de garantir une intégration réussie dans les programmes. Avant d'apprendre aux élèves, il faut que les profs aussi maîtrisent l'outil. À terme, l'ambition du DIP est que chaque enfant genevois, avant la fin de sa scolarité primaire, ait pu se confronter à la robotique et comprendre les algorithmes qui régissent aujourd'hui une grande partie de notre monde.
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Démonstration avec Benoît Rouchaleau:
Raphaël Goldenberg, enseignant et coordinateur de discipline éducation numérique, a déjà utilisé ce robot Thymio avec des 5P et des 8P. Il s'agissait notamment de leur apprendre à programmer l'appareil et à le faire interagir avec son environnement.
En attendant que les écoles genevoises soient équipées des ces robots éducatifs dès la prochaine rentrée scolaire, une phase pilote est en cours auprès du corps enseignant.
Coût total de l’acquisition: environ 555’000 francs, pour 440 mallettes comprenant chacune six robots.
Comme chaque année, des coups de canon ont ponctué le début de la journée du 31 décembre à Genève. C'est ainsi que les autorités du bout du lac commémorent la restauration de la République de 1813 et l'indépendance recouvrée de la cité.
Depuis 1798, Genève était, en effet, occupée militairement par la France qui l'avait ensuite annexée. La ville fut nommée chef-lieu et préfecture du département du Léman alors que l'armée napoléonienne triomphait en Europe. Sa débâcle dans l'immensité russe, puis ses défaites ont rabattu les cartes sur le continent, à Genève aussi.
Le 30 décembre 1813, au matin, les troupes françaises se retirent de la ville. Elles sont remplacées, dans l'après-midi, par l'armée autrichienne qui annonce la restauration de l'ordre ancien. Le 31 décembre, une proclamation d'indépendance est préparée et un gouvernement provisoire est constitué.
Avec la population
La première commémoration a eu lieu en 1814. Depuis 1914, c'est la Société d'artillerie de Genève qui gère les tirs. Comme à son habitude, la cérémonie de commémoration de la restauration a donc débuté avec les salves de 26 coups de canon, chaque détonation représentant un canton ou un demi-canton suisse.
Les tirs sont déclenchés de trois endroits de la ville, sur la promenade de la Treille, sur la promenade de l'Observatoire et sur la rotonde du Mont-Blanc.
La cérémonie officielle a aussi été agrémentée des discours des autorités, de musique et du chant de l'hymne genevois, le "Cè qu'è lainô". Thierry Apothéloz, président du Conseil d'Etat, et Anne Hiltpold, vice-présidente, étaient notamment présents.
La population a été conviée à participer à cette tradition sur la promenade de la Treille, avec aussi une collation offerte à son issue, sous l'ancien Arsenal. Un culte a ensuite suivi à la cathédrale Saint-Pierre.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Genève (ats) - Compte tenu des baisses de températures annoncées et de la bise, la Ville de Genève ouvre dès lundi soir 80 places d'hébergement d'urgence supplémentaire pour trois nuits. Avec l'ouverture de l'abri PC à Champel, 577 places sont disponibles dans le dispositif d'hébergement d'urgence intercommunal.
Les admissions se font par la Centrale d’hébergement d’urgence au numéro gratuit 0800 22 22 10 afin de faire bénéficier un maximum de personnes de cette possibilité supplémentaire d’hébergement d’urgence, indique le Département de la cohésion sociale et de la solidarité dans un communiqué. L'abri de Champel sera ouvert de 19h15 à 8h15.
A Lausanne, la Municipalité avait déjà annoncé l'augmentation depuis samedi soir de sa capacité d'accueil d'urgence. L’abri PC de la Rouvraie offre 50 lits supplémentaires au dispositif existant. Le lieu est ouvert, comme les autres hébergements, de 21h00 à 8h00. Il permet à chaque personne accueillie d’avoir une collation, de prendre une douche et de dormir dans un lit.
Un spectacle de patinage artistique contemporain est organisé mercredi après-midi 31 décembre à la patinoire en plein air des Bastions, à Genève. Cette performance gratuite proposée par la Ville de Genève, sera assurée par la compagnie québécoise "Le Patin Libre".
"Le Patin libre casse les codes du patinage artistique classique pour nous offrir un moment de beauté et d’évasion", indique le Département de la cohésion sociale et de la solidarité. Fondée en 2005, la compagnie est composée d'ex-patineurs de haut niveau qui ont quitté le carcan du show-business.
La représentation, qui aura lieu à 14h00 à 14h30, sera suivie d'animations participatives avec le public. Des patins peuvent être loués sur place.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Genève est sorti victorieux de son ultime match de l'année en National League. Aux Vernets, les Aigles ont battu Lausanne 7-3 dans un derby lémanique rempli de tensions.
Inconstants, battus lors de cinq de leurs sept derniers matches, les Genevois se sont offert un joli cadeau en ces périodes de Fêtes. Mais les hommes de Ville Peltonen ont encore du pain sur la planche.
Les Grenat furent les premiers à se mettre en branle. A la 4e, c'est Tim Berni qui est parvenu à ouvrir le score. Puis à la 8e, c'est Marco Miranda qui a enfilé l'aiguille en power-play. A ce moment-là, on pouvait dire que ça sentait le sapin pour Lausanne.
Sauf que les Vaudois, privés d'une floppée de joueurs dont le meilleur défenseur de National League, Erik Brännström, ont su répondre à la 15e via Fuchs. Malgré deux avantages numériques, les Lions ont eu de la peine à être aussi efficaces que lorsque Brännström dirige les opérations.
Douay aux vestiaires, le tournant
Les hommes de Geoff Ward ont en plus dû surmonter la perte de Floran Douay à la suite d'une charge sur un Genevois à la 19e. En infériorité numérique pendant cinq minutes, le LHC a encaissé deux buts (Puljujärvi et Vesey) au début du tiers médian, puis un troisième dans la foulée (Jooris).
Secoué et fatigué par son quatrième match en cinq jours, Lausanne a trouvé les ressources pour répondre à la 33e par son top scorer Czarnik, sauf que 42 secondes plus tard Jooris a signé un doublé. Mais les Aigles n'ont pas semblé sereins lorsque Czarnik a réduit une nouvelle fois le score à la 35e. La fin du tiers fut d'ailleurs assez compliquée pour les joueurs de Ville Peltonen, comme perdus sur la glace. Ou quand l'inconstance actuelle ressort même dans une partie au cours de laquelle Genève mène largement.
Heureusement pour le GSHC qu'avec un matelas conséquent, le troisième tiers se déroula sans trop de sueurs froides pour les locaux. Mais il va sans dire que dans une partie avec davantage d'enjeu et face à un adversaire moins cabossé, les Genevois auraient pu se faire du souci. Genève remonte à la 5e place, mais la bataille pour être dans les six va encore se poursuivre en 2026.Hockey
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
L'arrivée de Sephora pourrait dynamiser le centre-ville de Genève (EPA/JESSICA LEE)
Le géant des cosmétiques Sephora a annoncé qu'il ouvrira sa première enseigne-vitrine de Suisse en plein centre de Genève. L'arrivée de cette marque prisée de la jeune génération pourrait donner un nouveau souffle à ces grandes artères commerçantes surnommées les rues basses, pénalisées par le déclin du textile et la flambée des loyers.
Dans le jargon, on appelle cela un "flagship store", littéralement un magasin amiral, habituellement situé dans des emplacements de prestige, afin de servir de vitrine à une marque. Sephora a choisi un bâtiment historique de la Rue de la Croix d'Or pour sauter le pas en Suisse, dix ans après y avoir ouvert son premier "corner" au sein de Manor.
Depuis, ces espaces ont essaimé et le groupe de cosmétiques appartenant au géant français du luxe LVMH a pris ses quartiers dans pas moins de 24 magasins Manor dans tout le pays. A ces espaces dits "shop-in-shop" s'ajoutent trois enseignes autonomes dans des centres commerciaux à Bâle, Zurich et Genève.
"Son implantation dans un emplacement de premier rang tel que la Rue de la Croix d'Or à Genève montre que la stratégie a fonctionné", observe Nicolas Inglard auprès de l'agence AWP. directeur du cabinet de conseil pour le commerce de détail Imadeo.
Dans le milieu, on voit plutôt d'un bon oeil l'arrivée de l'enseigne, qui jouit d'une forte présence en ligne, notamment via les influenceuses et influenceurs sur les réseaux sociaux et qui dispose d'un portefeuille de marques prisées de la jeune génération.
En drainant cette clientèle en ville, Sephora pourrait ainsi jouer le rôle de "locomotive" selon l'expert, en renforçant l'attractivité du quartier, où les surfaces vides se sont multipliées ces dernières années, d'une part en raison des difficultés structurelles que connaît la branche - les segments textile et électronique, en particulier, subissent frontalement la concurrence en ligne. De l'autre, à cause de l'explosion des loyers dans ces emplacements de choix.
L'ouverture est prévue le 13 février prochain.
Fondée en 1969 par Dominique Mandonnaud à Limoges, pionnier de la vente de produits de beauté en libre-service, Sephora a été rachetée en 1997 par LVMH. L'enseigne est aujourd'hui présente dans 35 pays et compte quelque 52'000 collaborateurs.