Emmené par la jeunesse socialiste genevoise, un comité a annoncé jeudi le lancement d'un référendum cantonal contre les coupes dans la formation à la HES-SO Genève. Les différentes organisations ont dénoncé un hold-up budgétaire du Conseil d’Etat et une précarisation des étudiants. Elles ont jusqu'au 9 février pour récolter les plus de 4200 signatures nécessaires.
En fin d’année dernière, lors du renouvellement du contrat de prestations entre l'Etat et la HES-SO Genève, le Conseil d'Etat et la majorité de droite du Grand Conseil ont imposé un amendement coupant deux millions de francs par an dans le financement de la HES-SO, soit six millions sur trois ans, rappelle la Jeunesse socialiste genevoise dans un communiqué.
La subvention annuelle accordée à l'institution, qui devait initialement atteindre 35 millions, a ainsi été ramenée à 33 millions. Cette décision intervient alors même que les taxes d'études ont récemment augmenté de 40% pour les étudiants suisses et de 110% pour les étrangers, faisant peser un poids supplémentaire sur leurs épaules.
Une balle dans le pied
A l’origine du référendum, la Jeunesse socialiste genevoise dénonce une "coupe injustifiée et dangereuse". Son secrétaire, Adrien Rastello, fustige une méthode assumée par la droite: "Faire payer plus cher les études pour ensuite se retirer du financement public, ce n’est pas de la rigueur budgétaire, c’est un hold-up social", déplore-t-il, cité dans le communiqué.
Pour Chloé Besse, représentante du GAGE (Groupement des associations genevoises des employé-e-s des écoles HES-SO), "les montants issus de la hausse des taxes devaient servir à soutenir la santé, l’accompagnement social et la réussite des parcours, pas à combler des économies budgétaires. Affaiblir la formation dans des secteurs comme le social et la santé, déjà en pénurie, c’est préparer des crises encore plus graves demain".
"Couper deux millions dans leur formation alors que l’on prétend manquer de personnel qualifié, c’est se tirer une balle dans le pied", a ajouté Mathilde Mottet, secrétaire syndicale au SSP. Même constat du côté de François Baertschi, député et président du MCG, qui a rappelé que cette coupe va à l’encontre des travaux de commission.
Plus de 6500 étudiants
Les étudiants paient plus, sans amélioration des prestations, alors même qu’ils ne bénéficient ni de véritable système de bourses ni exonérations de taxes, ont relevé les représentants des syndicats des étudiants de la HES-SO. Les Jeunes Vert-e-s genevois et solidaritéS soutiennent également ce référendum.
La HES-SO Genève accueille plus de 6500 étudiants répartis dans six écoles de niveau universitaire. Elles forment notamment des infirmières, des informaticiens, des travailleurs sociaux, des architectes, des ingénieurs ou des artistes.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Nour-Eddine Benakezouh
18 février 2023 à 16 h 06 min
Je doute sérieusement que l’OMS va aller au fonds des choses quand l’exploitation et les abus sexuels sont l’œuvre des dirigeants de l’OMS.
Mes doutes découlent du fait qu’au lendemain de l’allocution du directeur général de L’OMS suite à la conférence de presse du même jour au cours de laquelle l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) est gravement mise en cause par une commission d’enquête indépendante sur les violences sexuelles commises par certains de ses employés contre des dizaines de personnes en République démocratique du Congo (RDC), j’ai envoyé une lettre au directeur général dans laquelle j’ai exposé un cas d’exploitation et d’abus sexuel dont j’ai été témoin en tant qu’administrateur de la représentation de l’OMS à Bamako (Mali).
Presque 18 mois plus tard, aucune décision n’a été prise dans ce dossier parce que les personnes concernées sont des cadres supérieurs au sein de l’organisation.