SIG a terminé l'année 2024 avec des résultats contrastés. Plusieurs éléments externes ont mis l’entreprise sous pression, dont les effets de la météo sur les ventes. Le résultat opérationnel a été négatif à hauteur de -12 millions de francs. Le résultat net consolidé s’est établi à 31 millions, grâce à l’effet non-monétaire de la consolidation indirecte d’Alpiq. Dans ce contexte, l'entreprise a dû se réendetter.
La situation financière 2024 de SIG a été marquée par des volumes de ventes plus faibles que prévus en raison, notamment, des conditions météorologiques. Les revenus liés à la fourniture d'eau potable et au traitement des eaux usées ont en particulier marqué un net recul en raison d'un été pluvieux, écrit SIG jeudi dans un communiqué.
L'hiver relativement doux qui l'a précédé a, lui, confirmé la baisse durable de la demande d’énergie thermique observée depuis 2022. Celle-ci reflète aussi les efforts d’économies d’énergie des consommateurs depuis la récente crise énergétique.
Baisse des tarifs
La tendance baissière des prix sur les marchés des énergies a par ailleurs contribué à réduire les coûts d’approvisionnement, mais a également contracté le chiffre d’affaires de l’entreprise. SIG a en effet mis en ½uvre une nouvelle baisse de ses tarifs du gaz en 2024. Les tarifs de l’électricité ont, eux, été diminués au 1er janvier 2025. Globalement, le chiffre d'affaires de 1,3 milliard de francs a marqué un recul de 38 millions de francs.
Les charges d’exploitation et d’amortissements ont, elles, enregistré une hausse d’environ 5%, en lien avec le développement de certaines activités. Dans ce contexte, le résultat opérationnel (EBIT) de SIG a été négatif à hauteur de -12 millions de francs.
Après prise en compte d'un effet comptable et non monétaire de 64 millions de francs provenant des participations de SIG, (dont celle d'EOSH en lien avec les résultats d’Alpiq), et malgré des dépréciations temporaires d’actifs, le résultat net consolidé 2024 affiche un excédent de 31 millions.
Investissements très élevés
En dépit d’un environnement externe mettant sous pression les résultats de l’entreprise, SIG a fortement accéléré son rythme d’investissements, atteignant un niveau record de 281 millions de francs en 2024. Près de la moitié de ce montant a été destiné au renouvellement et au renforcement des réseaux ainsi que des ouvrages existants (électricité, gaz, eau).
Par ailleurs, près de 120 millions de francs ont été dédiés aux énergies renouvelables, dont environ 95 millions de francs pour le développement des réseaux thermiques structurants. Les investissements 2024 n’ont pas pu être entièrement couverts par les flux de trésorerie provenant des activités de l’entreprise.
Réendettement progressif
Cette situation, appelée à se répéter dans les années à venir, illustre le besoin de financement important auquel l’entreprise va devoir faire face, en raison du décalage entre le déploiement des réseaux thermiques structurants et le moment où ces derniers engendreront des revenus suffisants.
L’entreprise est donc entrée dans une période de réendettement progressif, la dette nette s’élevant désormais à 550 millions de francs (+113 millions de francs par rapport à fin 2023). La structure de financement de l’entreprise reste néanmoins solide, avec des fonds propres de 2,3 milliards de francs représentant près de la moitié du bilan de l’entreprise.
A noter que SIG a versé en 2024 69 millions de francs de redevances à ses propriétaires (l’Etat et les communes genevoises), ainsi que 15 millions de francs de dividendes et d’intérêts sur le capital de dotation.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
MUFFAT Yoann
21 mars 2024 à 5 h 35 min
La grande patinoire des Vernets sera remplacé par qu elle autre grand projet payé avec nos impôts évidemment