Rejoignez-nous

International

Une marée humaine aux funérailles du pape au "coeur ouvert à tous"

Publié

,

le

Au moins 250'000 personnes ont assisté samedi place Saint-Pierre aux funérailles de François, le pape "proche des gens avec un coeur ouvert à tous". (© KEYSTONE/AP/Alessandra Tarantino)

Au moins 250'000 personnes ont assisté samedi place Saint-Pierre aux funérailles de François, le pape "proche des gens avec un coeur ouvert à tous". Un aréopage de dirigeants a profité de ce cadre pour des échanges diplomatiques dont Donald Trump et Volodymyr Zelensky

La messe, qui s'est achevée peu après 12h00, a été marquée par plusieurs salves d'applaudissements, notamment à l'arrivée du cercueil et aux passages de l'homélie rappelant l'oeuvre tournée vers les pauvres et les migrants du pape argentin, décédé d'un AVC lundi à 88 ans.

Le cercueil a ensuite quitté le Vatican à bord d'une papamobile blanche pour être conduit de l'autre côté du Tibre dans le centre de la Ville éternelle. Il est arrivé à la basilique Sainte Marie Majeure, où le pape a été inhumé en présence de plusieurs religieux et membres de sa famille, a annoncé le Vatican. 150'000 personnes étaient massées le long du cortège funèbre, selon le Vatican.

Il a été accueilli par des milliers de personnes massées devant la basilique et aux alentours. Parmi eux, deux touristes argentins, Diego Borigen et Daiana Pozo, arrivaient tout juste de Florence, valises en main.

"Je suis catholique mais pas pratiquant", confie Diego. "Et pour la première fois je me suis senti représenté par le pape François, au-delà du fait qu'il soit argentin, par tout ce qu'il a fait".

Le long du parcours suivi par le cortège, notamment sur l'avenue des Forums impériaux menant au Colisée, des touristes du monde entier, plus que des fidèles, ont filmé, téléphone en main, le passage du cercueil.

"Journée vraiment historique"

"C'est une journée vraiment historique", s'est ému Jean-Roger Mounguengui, un Gabonais de 64 ans venu avec son épouse rendre hommage au premier pape sud-américain. "C'était hyper important pour moi de venir car c'est un pape qui a marqué notre génération", renchérit Marine De Parcevaux, 21 ans.

Avant le début de la cérémonie, le président américain Donald Trump est entré dans la basilique Saint-Pierre pour se recueillir devant le cercueil du pape, tout comme l'Ukrainien Volodymyr Zelensky, le Français Emmanuel Macron, le Brésilien Lula et l'Argentin Javier Milei.

La présidente de la Confédération Karin Keller-Sutter, également présente à la cérémonie, a salué sur X "une vie au service des autres".

"Un coeur ouvert à tous"

Transporté ensuite sur la place, le cercueil, sur lequel était posé un exemplaire des Evangiles, trônait devant l'autel en plein air. La place Saint-Pierre, un grand écrin posé devant la basilique et enchâssé dans l'élégante colonnade du Bernin, n'a pu accueillir tous les fidèles, qui débordaient sur la grande avenue de la Conciliation.

François a été un "pape proche des gens avec un coeur ouvert à tous", a souligné le cardinal italien Giovanni Battista Re dans son homélie, mettant en avant ses "gestes" et "exhortations (...) en faveur des réfugiés et des personnes déplacées".

Rencontre Trump-Zelensky

Avant la cérémonie, Donald Trump a rencontré dans la basilique son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, une entrevue jugée "très productive" par les deux parties. M. Zelensky a dit avoir discuté d'un cessez-le-feu "inconditionnel" et espérer "des résultats" après cette réunion "symbolique".

Le président américain, qui n'avait plus vu M. Zelensky depuis leur accrochage dans le Bureau ovale, avait affirmé quelques heures auparavant que Kiev et Moscou étaient "très proches d'un accord", trois ans après l'invasion de l'Ukraine par les troupes russes. Les deux hommes se sont aussi entretenus "à quatre", toujours dans la basilique mais debout, avec MM. Macron et Starmer.

Une rencontre à la tonalité particulière quand on sait que le pape François n'a jamais cessé "d'implorer la paix", particulièrement pour l'Ukraine, appelant à "la raison et à des négociations honnêtes", ainsi que l'a rappelé dans son homélie le cardinal Re.

Poignée de main Trump-von der Leyen

Le septuagénaire américain a également échangé une poignée de main avec la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, en plein conflit sur les droits de douane entre les deux continents, ainsi qu'avec Karin Keller-Sutter.

Au total, une cinquantaine de chefs d'Etat et une dizaine de têtes couronnées ont assisté à la cérémonie funèbre, dont le prince William, les souverains d'Espagne et de Belgique ainsi que le prince Albert de Monaco et son épouse Charlène.

Les mantilles et voilettes noires, la vareuse de style militaire de Zelensky, la pourpre cardinalice des plus de 200 princes de l'Eglise et le violet des évêques, alliés à la pompe du rite catholique ponctué de prières et de chants, ont contribué à l'éclat de cette cérémonie en mondovision.

Des heures de patience

La ferveur populaire de ces funérailles fait écho aux plus de 250'000 personnes ayant patienté pendant des heures cette semaine pour se recueillir devant la dépouille du chef de 1,4 milliard de catholiques, exposée sous les ors de la basilique Saint-Pierre.

De par le monde, messes et veillées se tiennent en hommage au pontife dont le message portait bien au-delà des seuls catholiques. A Buenos Aires, capitale argentine où est né Jorge Bergoglio en 1936, une messe en plein air devait être célébrée samedi.

Boussole morale

Un élan reflétant la popularité de ce défenseur inlassable de la paix, des migrants et des laissés pour compte, devenu au fil des ans une boussole morale dans un monde toujours plus instable.

Assistaient aussi à la cérémonie le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres. Le président russe Vladimir Poutine, sous le coup d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI), a délégué sa ministre de la Culture Olga Lioubimova.

Franciscus

Située dans une petite niche près de l'autel dédié à Saint François, la sobre tombe en marbre du pape à la basilique Sainte Marie Majeure portera comme seule inscription "Franciscus", François en latin.

Tous les regards se tournent désormais vers les 135 cardinaux-électeurs - soit ceux âgés de moins de 80 ans - convoqués au conclave pour choisir dans les prochaines semaines, à huis clos dans la Chapelle Sixtine, un successeur au pape François.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Incendies au Chili : au moins 15 morts et 50'000 personnes évacuées

Publié

le

L'Etat de catastrophe naturelle a été déclaré pour les régions chiliennes de Ñuble et du Biblio. (© KEYSTONE/AP/Javier Torres)

Au moins 15 personnes sont mortes dans les incendies qui ravagent deux régions du sud du Chili et qui ont contraint plus de 50'000 personnes à évacuer leurs foyers, ont annoncé dimanche les autorités.

Les feux ont fait "au moins 15 morts" et entraîné l'évacuation de plus de 50'000 personnes dans les régions de Ñuble et du Biobio, à quelque 500 kilomètres au sud de Santiago, a déclaré à la presse le ministre de la Sécurité, Luis Cordero.

Le président du Chili a décrété l'état de catastrophe naturelle. "Face aux graves incendies en cours, j'ai décidé de déclarer l'état de catastrophe naturelle pour les régions de Ñuble et du Biobio", a annoncé le chef de l'État sortant sur le réseau social X.

Ces incendies de forêt se sont déclarés samedi en plein été austral, marqué par des températures élevées et des vents violents. Ces dernières années, les incendies de forêt ont durement touché le pays, en particulier dans le centre-sud du Chili.

Le 2 février 2024, plusieurs incendies s'étaient déclenchés simultanément aux abords de la ville de Viña del Mar, à 110 km au nord-ouest de Santiago, faisant 138 morts selon les données actualisées du parquet.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Groenland : les pays européens affichent leur unité face à Trump

Publié

le

"Nous ne sommes pas ceux qui cherchent le conflit". La première ministre danoise Mette Frederiksen a sévèrement critiqué les menaces de Donald Trump de surtaxes tant que le Groenland n'était pas un territoire des États-Unis (archives). (© KEYSTONE/EPA/LISELOTTE SABROE)

Les huit pays européens menacés de surtaxes douanières par Donald Trump, en raison de leur opposition à ses velléités de s'emparer du Groenland, ont répliqué dimanche en assurant qu'ils resteraient "unis". Ils ont aussi mis en garde contre "un dangereux engrenage".

"Les menaces douanières sapent les relations transatlantiques et risquent de conduire à un dangereux engrenage. Nous continuerons à rester unis et coordonnés dans notre réponse. Nous sommes déterminés à défendre notre souveraineté", ont déclaré le Danemark, la Finlande, la France, l'Allemagne, les Pays-Bas, la Norvège, la Suède et le Royaume-Uni.

La veille, le président américain avait haussé le ton à la suite de l'envoi de militaires européens sur l'île, territoire autonome danois, dans le cadre de manoeuvres danoises. Ces huit pays "se sont rendus au Groenland dans un but inconnu" et, en "se livrant à ce jeu très dangereux, ont pris un risque inacceptable", a-t-il dit.

Il a menacé de leur imposer de nouveaux droits de douane jusqu'à ce qu'"un accord soit conclu pour la vente complète et intégrale du Groenland". Une surtaxe de 10% à partir du 1er février, qui pourrait monter à 25% au 1er juin. "En tant que membres de l'Otan, nous sommes déterminés à renforcer la sécurité arctique, un intérêt transatlantique commun", ont assuré les huit pays européens dimanche dans leur communiqué commun.

"L'exercice danois pré-coordonné 'Arctic Endurance', mené avec nos Alliés, répond à cette nécessité. Il ne représente aucune menace pour quiconque", ont-ils souligné. "Nous exprimons notre pleine solidarité avec le Royaume du Danemark et le peuple du Groenland. Forts du processus entamé la semaine dernière, nous sommes prêts à engager un dialogue fondé sur les principes de souveraineté et d'intégrité territoriale que nous défendons fermement", ont-ils ajouté.

Une "erreur"

Avant cela, le président français Emmanuel Macron et la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni étaient, chacun de leur côté, montés au créneau. M. Macron a fait savoir qu'il comptait demander "l'activation de l'instrument anti-coercition" de l'UE en cas de nouveaux droits de douane américains.

Cet outil, dont la mise en oeuvre requiert la majorité qualifiée des pays de l'UE, permet, entre autres, le gel de l'accès aux marchés publics européens ou le blocage de certains investissements. Mme Meloni, en déplacement à Séoul, a elle affirmé avoir parlé à M. Trump pour lui notifier l'"erreur" que constituaient selon elle ces menaces de surtaxes.

Son homologue norvégien Jonas Gahr Støre, interrogé sur la possibilité de contre-mesures, a affirmé qu'il n'en envisageait pas "pour le moment". Le ministre néerlandais des affaires étrangères David van Weel a lui qualifiées les menaces américaines d'"inappropriées", parlant de "chantage". Pour son homologue irlandaise Helen McEntee, elle sont "profondément regrettables". Et pour la ministre britannique de la culture Lisa Nandy, "une erreur (...) inutile et contre-productive".

Enfin, la première ministre danoise Mette Frederiksen a sévèrement critiqué les menaces de Donald Trump de surtaxes. "Nous ne sommes pas ceux qui cherchent le conflit", a-t-elle déclaré à l'agence de presse danoise Ritzau. Elle se dit également satisfaite de la réponse européenne commune. "L'Europe ne se laissera pas intimider", a-t-elle assuré.

"Le Danemark bénéficie d'un large soutien", poursuit-elle. "En même temps, il est à présent clair qu'il s'agit de quelque chose qui dépasse nos frontières." Depuis son retour au pouvoir il y a un an, M. Trump parle régulièrement de prendre le contrôle de l'immense île située entre l'Amérique du nord et l'Europe, invoquant des raisons de sécurité nationale face aux avancées russes et chinoises en Arctique.

Réunion d'urgence

Face à ses menaces de samedi, une réunion d'urgence des ambassadeurs de l'UE étaient prévue dimanche après-midi à Bruxelles. En parallèle, le ministre danois des Affaires étrangères, Lars Lokke Rasmussen, a entamé dimanche une visite diplomatique qui doit le mener en Norvège, au Royaume-Uni et en Suède, pour discuter du renforcement du rôle de l'Otan dans la sécurité de la région arctique.

Depuis un an, M. Trump emploie l'arme douanière tous azimuts dans les relations internationales, y compris avec les partenaires traditionnels de Washington. Mais il a franchi là un pas inédit : les États-Unis, piliers de l'Otan, menacent leurs alliés de sanctions pour s'emparer d'un territoire rattaché à l'un de leurs partenaires, le Danemark, pays souverain et démocratique.

Samedi, plusieurs milliers de manifestants se sont rassemblés, notamment à Copenhague et à Nuuk, la capitale du Groenland, pour dénoncer ces ambitions territoriales en scandant "le Groenland n'est pas à vendre". Selon le dernier sondage publié en janvier 2025, 85% des Groenlandais sont opposés à leur rattachement aux États-Unis. Seuls 6% y sont favorables.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp

Continuer la lecture

International

Présidentielle au Portugal: l'extrême droite attendue

Publié

le

André Ventura pourrait arriver en tête de ce scrutin, mais il aurait très peu de chances de l'emporter au second tour (archives). (© KEYSTONE/EPA/TIAGO PETINGA)

Les Portugais se rendent aux urnes dimanche pour le premier tour d'une élection présidentielle où l'extrême droite, déjà la plus grande force d'opposition nationale, peut franchir un nouveau palier en plaçant son candidat au second tour.

Avant les résultats du comptage des suffrages, attendus plus tard dans la soirée, les projections de sortie des bureaux de vote des télévisions seront connues à 20H00 (21h00 suisses).

Selon les sondages, André Ventura, le président du parti d'extrême droite Chega ("Assez"), pourrait arriver en tête de ce scrutin mais ce député de 43 ans aurait très peu de chances de l'emporter au second tour, prévu pour le 8 février. "Je suis très confiant", a-t-il assuré après avoir voté à Lisbonne, où brillait un éclatant soleil d'hiver.

"On ne peut pas passer notre temps à critiquer les choses et rester assis sur le canapé le jour où nous sommes appelés à prendre une décision", a-t-il ajouté. Jusqu'à midi, le taux de participation des 11 millions d'électeurs au Portugal et à l'étranger était de 21,18%, en nette hausse par rapport à la présidentielle de 2021, organisée en pleine pandémie de Covid-19 et à l'issue beaucoup plus prévisible, qui avait enregistré une abstention record.

Au bout d'une campagne électorale cette fois à grand suspense, le candidat socialiste Antonio José Seguro semblait avoir une petite longueur d'avance sur l'eurodéputé libéral Joao Cotrim Figueiredo dans la course pour la deuxième place.

"Candidat du peuple"

Luis Marques Mendes, le représentant du camp du gouvernement de droite, et l'indépendant Henrique Gouveia e Melo, un amiral à la retraite qui avait dirigé avec succès la campagne de vaccination contre le Covid-19, gardaient eux aussi l'espoir de se qualifier pour le second tour, qui opposera les deux personnalités ayant recueilli le plus de voix dimanche.

Le vainqueur de l'élection succédera au conservateur Marcelo Rebelo de Sousa, élu à deux reprises dès le premier tour. Depuis l'avènement de la démocratie au Portugal, une seule présidentielle s'est décidée au second tour, en 1986. Déjà candidat en 2021, André Ventura avait alors recueilli 11,9% des suffrages, soit près de 500'000 voix, pour terminer en troisième position, juste derrière une candidate socialiste dissidente.

Depuis, son parti n'a cessé de progresser dans les urnes, obtenant 22,8% des suffrages et 60 députés aux législatives de mai dernier, dépassant le Parti socialiste en tant que premier parti d'opposition au gouvernement minoritaire de Luis Montenegro.

"Un nouveau score solide pour l'extrême droite confirmerait sa domination sur le paysage politique" et marquerait un nouveau chapitre dans "la bataille en cours au sein de la droite, entre le centre droit traditionnel et l'extrême droite émergente", a résumé dans une note le cabinet d'analyses Teneo.

Auto-proclamé "candidat du peuple" qui promet de "mettre de l'ordre" au Portugal, M. Ventura a terminé sa campagne en demandant aux autres partis de droite de ne pas lui "faire obstacle" en cas d'éventuel second tour l'opposant au candidat socialiste.

"Bon sens"

Antonio José Seguro, un socialiste ancré au centre, a quant à lui joué la carte du candidat rassembleur et modéré, se posant en défenseur de la démocratie contre "l'extrémisme". "Je crois dans le bon sens des Portugais", a lancé cet homme de 63 ans après voté dimanche à Caldas da Rainha (centre), où il réside.

A Lisbonne, Alexandre Leitao, un biologiste de 50 ans, reconnaît avoir fait le choix d'un vote utile à gauche, disant assister avec "une grande inquiétude" à "une dérive vers l'extrême droite très négative".

"Nous, les jeunes, nous ne sommes pas contents du pays que nous avons", a témoigné Irina Ferestreoaru, une électrice de 33 ans d'origine roumaine. Selon elle, la popularité croissante d'André Ventura constitue "un signal d'alerte" pour le Portugal "car les gens désespèrent de voir du changement".

"Celui qui me séduit le plus, c'est encore l'amiral. Les autres, ce sont des candidats liés aux partis politiques. Ils défendent uniquement leurs intérêts", a pour sa part commenté José Alexandre, un ouvrier de 59 ans, après avoir voté dans la banlieue sud de la capitale.

Elu au suffrage universel pour un mandat de cinq ans renouvelable une fois, le président portugais n'a pas de pouvoirs exécutifs mais peut être appelé à jouer un rôle d'arbitre en cas de crise, disposant du droit de dissoudre le Parlement pour convoquer des législatives.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Nasa: sortie de la fusée lunaire en amont du lancement d'Artémis 2

Publié

le

La fusée SLS est transportée depuis le bâtiment d'assemblage des véhicules de la NASA vers la rampe de lancement 39B au Centre spatial Kennedy. (© KEYSTONE/EPA/CRISTOBAL HERRERA-ULASHKEVICH)

La Nasa a acheminé samedi vers un pas de tir sa fusée géante SLS. Elle transportera des astronautes autour de la Lune pour la première fois en plus de 50 ans, afin de mener des tests préalables au lancement de la mission lunaire Artémis 2.

Cette manoeuvre a duré environ 12 heures et constitue l'une des dernières étapes avant le décollage de cette mission très attendue prévu entre début février et fin avril.

L'immense engin orange et blanc a quitté à l'aube le bâtiment d'assemblage et lentement progressé vers le légendaire complexe de tir 39B du Centre spatial Kennedy en Floride, qu'il a atteint en début de soirée et où il doit à présent subir une batterie de tests.

S'ils sont concluants, la fusée pourrait décoller dès le 6 février, première fenêtre de lancement envisagée par la Nasa, pour cette mission au cours de laquelle quatre astronautes - trois Américains et un Canadien - survoleront le satellite naturel de la Terre pour la première fois depuis la dernière mission Apollo en 1972.

"Nous sommes en train d'écrire l'Histoire", s'est ému John Honeycutt, chargé du programme de la fusée, lors d'une conférence de presse vendredi.

"Rendre l'impossible possible"

Les astronautes concernés, Reid Wiseman, Victor Glover, Christina Hammock Koch et Jeremy Hansen assistaient samedi au déplacement de la fusée SLS.

Avec la capsule Orion dans laquelle ils prendront place, elle fait 98 mètres de haut, soit plus que la statue de la Liberté, mais un peu moins que les 110 mètres de la fusée Saturn V qui avait envoyé l'Homme sur la Lune lors des missions Apollo.

"Je suis vraiment très enthousiaste de voir cela", a confié le Canadien Jeremy Hansen à la presse. "Dans quelques semaines seulement, vous allez voir quatre humains voler autour de la Lune, et si nous en sommes capables aujourd'hui, imaginez ce que nous pourrons faire demain".

"Nous tentons le tout pour le tout afin de rendre l'impossible possible", a abondé son collègue Victor Glover.

L'équipage fera le tour de la Lune durant cette mission, qui doit durer une dizaine de jours. Elle vise à préparer la mission suivante, qui marquera le grand retour des humains sur le sol lunaire, avec pour objectif d'y établir cette fois une présence durable.

Mais elle constituera à elle seule une première à plusieurs égards: il s'agira du premier vol lunaire auquel participeront une femme, une personne non-blanche et un non-Américain.

"Deuxième course à l'espace"

Avant le grand départ, les ingénieurs de la Nasa vont s'assurer de la sécurité et de la fiabilité de la fusée. Une série de tests seront réalisés sur le complexe de tir avant une répétition générale de pré-lancement.

Le décollage d'Artémis 1, sans astronautes à bord, s'était tenu en novembre 2022 après plusieurs reports et deux tentatives infructueuses de lancement.

Annoncé sous le premier mandat du président Donald Trump, le programme Artémis vise in fine à établir une présence humaine durable sur la Lune et préparer de futures missions vers Mars, mais a subi ces dernières années de nombreux retards.

La Nasa a néanmoins créé la surprise fin 2025 en annonçant que le lancement d'Artémis 2 pourrait se tenir dès "début février" au lieu d'avril.

Un départ anticipé qui s'explique par les pressions exercées par l'administration Trump pour gagner une "deuxième course à l'espace" entre Washington et Pékin, après celle qui avait opposé les États-Unis et l'Union soviétique durant la Guerre froide.

Les deux puissances rivales ambitionnent d'envoyer des hommes sur la Lune d'ici 2030 et d'y installer une base.

Aujourd'hui prévue pour la mi-2027, la mission Artémis 3 prévoyant l'alunissage devrait être reportée à nouveau. L'alunisseur développé par l'entreprise SpaceX d'Elon Musk n'est pas prêt selon des experts du secteur spatial, ce qui fait craindre que la Chine ne dame le pion aux Américains.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

Culture

Six European Film Awards pour Joachim Trier à Berlin

Publié

le

Joachim Trier a été récompensé samedi à Berlin. (© Keystone/dpa/Christoph Soeder)

Le drame "Sentimental Value" a remporté six European Film Awards, dont celui du meilleur film. Le cinéaste norvégien Joachim Trier y raconte la relation compliquée d'un réalisateur avec ses deux filles.

Les acteurs principaux, le Suédois Stellan Skarsgård et la Norvégienne Renate Reinsve, ont tous deux remporté des prix d'interprétation. Joachim Trier a lui-même été récompensé pour la meilleure réalisation.

Cinq prix ont été décernés au road movie "Sirât" du réalisateur français Oliver Laxe, dans lequel un père et son fils partent à la recherche de la fille disparue dans le désert.

La contribution allemande aux Oscars, "In die Sonne schauen" (Regarder le soleil) de la réalisatrice Mascha Schilinski, a remporté un prix pour les meilleurs costumes, mais n'a rien remporté d'autre malgré plusieurs nominations. Nominé, le directeur de la photographie de ce film, le suisse Fabian Gamper, n'a pas été retenu.

Solidarité avec l'Iran

Le discours d'ouverture de cette 38e édition du Prix du cinéma européen, samedi à Berlin, a été prononcé par le réalisateur iranien Jafar Panahi ("Ein einfacher Unfall"), qui a évoqué la situation dans son pays natal. Le gouvernement iranien a récemment réprimé avec une grande sévérité les manifestants.

"Si le monde ne réagit pas aujourd'hui à cette violence flagrante, ce n'est pas seulement l'Iran, mais le monde entier qui est en danger", a déclaré M. Panahi. Sur le tapis rouge, plusieurs cinéastes ont également manifesté leur solidarité avec le peuple iranien.

Les European Film Awards sont décernés alternativement à Berlin et dans une autre ville. Les quelque 5400 membres de l'Académie européenne du cinéma ont pu voter pour de nombreux lauréats, comme c'est le cas pour les Oscars aux Etats-Unis.

Les autres récompenses

Le prix du meilleur documentaire a été décerné à "Fiume o Morte!". Le prix pour l'ensemble de sa carrière a été remis à l'actrice et réalisatrice norvégienne Liv Ullmann ("Scènes de la vie conjugale") .

Maren Ade, Janine Jackowski et Jonas Dornbach, de la société de production berlinoise Komplizen Film, ont également été récompensés. La réalisatrice italienne Alice Rohrwacher ("Heureux comme Lazzaro") a été honorée pour sa contribution à l'influence mondiale du cinéma européen.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Derniers titres

Publicité

L'info en continu

InternationalIl y a 2 heures

Incendies au Chili : au moins 15 morts et 50'000 personnes évacuées

Au moins 15 personnes sont mortes dans les incendies qui ravagent deux régions du sud du Chili et qui ont...

SuisseIl y a 2 heures

Des militants bloquent temporairement le trafic vers Davos

Les près de 600 participants à la marche de protestation contre le Forum économique mondial...

GenèveIl y a 3 heures

Super League: Servette concède le nul face au FC Zurich

Servette n'est pas parvenu à battre le FC Zurich lors de la 20e journée de...

InternationalIl y a 3 heures

Groenland : les pays européens affichent leur unité face à Trump

Les huit pays européens menacés de surtaxes douanières par Donald Trump, en raison de leur...

Suisse RomandeIl y a 3 heures

Vallée de Joux: "non" aux nouvelles armoiries

La population de La Vallée de Joux, qui ne formera plus qu'une seule commune en...

SuisseIl y a 4 heures

Un skieur meurt à Grindelwald (BE)

Un skieur est décédé samedi après un accident dans le domaine skiable de la Kleine...

SportIl y a 7 heures

La FFLS de Mollis (GL) clôture ses comptes sur un résultat positif

A contrario de l'édition 2022 à Pratteln, la Fête fédérale de lutte suisse et des...

CultureIl y a 8 heures

La 14e édition d'Art Genève rassemble 81 galeries à Palexpo

La 14e édition d'Art Genève va investir Palexpo du jeudi 29 janvier au dimanche 1er...

InternationalIl y a 9 heures

Présidentielle au Portugal: l'extrême droite attendue

Les Portugais se rendent aux urnes dimanche pour le premier tour d'une élection présidentielle où...

CultureIl y a 9 heures

Martin Suter évoquera son dernier roman à Montricher

La Fondation Michalski accueillera l'écrivain alémanique Martin Suter le 26 janvier à Montricher (VD). Lors...