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International

Géorgie: 7e nuit de manifestations pro-UE, des opposants arrêtés

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Des milliers de manifestants pro-UE ont à nouveau manifesté mercredi soir à Tbilissi. (© KEYSTONE/EPA/DAVID MDZINARISHVILI)

Des milliers de manifestants pro-UE se sont rassemblés mercredi à Tbilissi en Géorgie pour une septième nuit de protestation contre le gouvernement, qui a accentué la pression sur le mouvement en arrêtant notamment au moins trois meneurs de l'opposition.

Ce pays du Caucase est dans la tourmente depuis les législatives du 26 octobre, remportées par le parti au pouvoir, Rêve géorgien, mais dénoncées comme truquées par l'opposition. Le gouvernement est aussi accusé d'entraver les ambitions de la Géorgie d'intégrer l'UE et de vouloir se rapprocher de Moscou.

Les six précédentes nuits de mobilisation avaient été dispersées par la police à coup de canons à eau et de gaz lacrymogène, et près de 300 personnes ont été interpellées.

Mercredi soir, la foule, qui arborait des drapeaux géorgiens et européens, a bravé des températures froides, scandant l'hymne national sous les yeux attentifs de dizaines policiers, ont constaté les journalistes de l'AFP.

Comme les soirs précédents, les manifestants utilisent des lasers verts pour tenter d'aveugler les policiers, en rang d'oignons devant les fenêtres, pour beaucoup cassées, du Parlement.

Nombre des participants sont venus équipés de lunettes de plongée ou de masques chirurgicaux pour se protéger des gaz lacrymogènes utilisés en abondance par la police les soirs précédents.

La foule paraissait plus clairsemée par rapport aux rassemblements massifs de la semaine dernière, même si l'affluence restait conséquente pour ce pays d'environ 4 millions d'habitants.

"En colère"

Nikoloz Bakouradzé, étudiant de 19 ans à la fine moustache, pense que le mouvement a "déjà passé son pic". "Aujourd'hui comme hier, les gens sont moins nombreux", estime le jeune homme, tout en jugeant que "l'énergie reste la même".

Eka Moniava, artiste de 50 ans, pense que le mouvement vit un moment pivot. Selon elle, les arrestations de manifestants et les descentes policières montrent que le pouvoir "a peur" et cherche à intimider. Reste à voir, dit-elle, si la stratégie fonctionnera. "Les gens sont de plus en plus en colère", estime-t-elle, espérant que cela les poussera de nouveau dans la rue.

Torniké, musicien de 29 ans, dit lui n'avoir pas participé aux manifestations des premiers jours. "Mais en voyant à la télévision comment la police traitait les gens, je suis venu", dit le jeune homme, qui porte un masque de ski. L'attitude des forces de l'ordre est "dégueulasse, il n'y a pas d'autres mots", dit-il. "Ce n'est pas humain".

Les autorités ont accentué leur pression sur le mouvement en perquisitionnant mercredi les bureaux du parti d'opposition Droa. Des policiers cagoulés y ont brutalisé puis embarqué Nika Gvaramia, le dirigeant d'un autre parti allié, Akhali, selon des images de la chaîne de télévision indépendante Pirveli.

Selon cette chaîne, deux autres dirigeants de l'opposition, Alexandre Elisachvili et Zourab Datounachvili, ont été arrêtés près de la manifestation, au cours d'une bagarre avec des agents de sécurité.

Le ministère de l'Intérieur a également rapporté l'arrestation de sept personnes accusées d'avoir "organisé" des violences lors des manifestations. Elles encourent jusqu'à 9 ans de prison.

Il a confirmé avoir mené des perquisitions dans les bureaux de plusieurs partis politiques et affirmé qu'un "grand nombre d'engins pyrotechniques" et des cocktails Molotov avaient été saisis.

Le principal parti d'opposition géorgien, le Mouvement national uni (MNU) de l'ex-président emprisonné Mikhaïl Saakachvili, a accusé les autorités d'avoir "lancé une campagne de terreur et de répressions".

Canons à eau contre feux d'artifice

Les manifestations à Tbilissi ont éclaté jeudi dernier après l'annonce par le pouvoir du report à 2028 des ambitions de cette ex-république soviétique du Caucase d'intégrer l'UE.

Chaque soir, la police et des manifestants s'affrontent à coup de canons à eau et de gaz lacrymogène d'un côté et feux d'artifice et lasers de l'autre.

Le commissaire géorgien aux droits humains, Levan Ioseliani, a accusé la police de violenter les manifestants "de façon punitive", ce qui constitue "un acte de torture".

Depuis le début du mouvement, 293 personnes ont été placées en détention, a annoncé le ministère de l'Intérieur mardi soir, et 143 policiers ont été blessés.

Le Premier ministre géorgien Irakli Kobakhidzé a, pour l'heure, adopté une ligne dure, menaçant l'opposition et refusant toute concession.

Mercredi, il a promis à nouveau de réprimer "l'opposition radicale" et des ONG qui, selon lui, organisent des "actions violentes" et tentent de déstabiliser le pays. "Personne n'échappera à ses responsabilités", a-t-il averti.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Un mort dans les feux de brousse du sud-est de l'Australie

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De la terre brûlée à Ruffy, dans l'Etat de Victoria. (© KEYSTONE/EPA/JAMES ROSS)

Les feux de brousse qui ravagent le sud-est de l'Australie ces derniers jours ont fait au moins un mort, a annoncé la police dimanche.

D'après un communiqué des forces de l'ordre de l'Etat du Victoria, la victime est morte près de la ville de Longwood, à quelque deux heures de route de la grande ville de Melbourne. Elle "doit encore être identifiée formellement".

Sur une photo prise mercredi et diffusée par les pompiers locaux, les flammes illuminaient le ciel des alentours de Longwood d'une teinte orangée.

En pleine vague de chaleur, les températures ont dépassé ces derniers jours les 40°C dans l'Etat, et des vents chauds ont créé des conditions propices à la multiplication des feux de brousse. Cela avait déjà été le cas lors de l'"été noir" de 2019-2020, dans la même région.

Plus de 70 maisons ont été détruites par les flammes, selon le responsable des situations d'urgence de l'Etat, Tim Wiebusch. Et au total, en comptant les cabanons et autres structures sur les terrains agricoles, ce sont plus de 300 bâtiments qui ont été consumés, en plus de vastes surfaces de terres agricoles.

Lente amélioration

La situation s'améliore toutefois progressivement: "les pompiers sont en mesure de commencer à maîtriser certains des incendies", a assuré M. Wiebusch auprès des médias.

Des centaines de pompiers d'autres régions d'Australie sont venus prêter main-forte. Le Premier ministre Anthony Albanese a pour sa part dit être en discussion avec le Canada et les Etats-Unis pour obtenir un éventuel soutien.

Le climat australien s'est réchauffé en moyenne de 1,51°C depuis 1910, indiquent les chercheurs. Ce changement a entraîné une augmentation de la fréquence des phénomènes météorologiques extrêmes, dans les terres comme en mer.

L'Australie est un des plus importants exportateurs de gaz et de charbon du monde, deux combustibles fossiles dont l'utilisation favorise le réchauffement climatique.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp

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Culture

Bob Weir, guitariste des Grateful Dead, est mort à 78 ans

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Malgré un traitement contre le cancer, Bob Weir avait célébré sur scène en août ses 60 ans de carrière trois soirs de suite à San Francisco (archives). (© KEYSTONE/AP/Amy Harris)

Bob Weir, guitariste et fondateur du légendaire groupe de rock psychédélique américain Grateful Dead, est mort à l'âge de 78 ans, a annoncé sa famille. Grateful Dead est l'un des groupes phares de la contre-culture née dans les années 1960.

"Il s'est éteint paisiblement, entouré de ses proches, après avoir vaincu le cancer avec courage, comme seul Bobby savait le faire. Malheureusement, il a succombé à des problèmes pulmonaires sous-jacents", précise un communiqué diffusé sur son site en ligne et sur le réseau social Instagram, sans préciser ni le lieu ni la date du décès.

Son cancer avait été diagnostiqué en juillet dernier, mais malgré son traitement, il avait célébré sur scène le mois suivant ses 60 ans de carrière trois soirs de suite dans sa ville natale de San Francisco, a souligné la même source.

"Dead and Company"

Les Grateful Dead ont développé une légion de fans qui les suivaient de concert en concert, les "Deadheads". "Pendant plus de soixante ans, Bobby a sillonné les routes. Guitariste, chanteur, conteur et membre fondateur du groupe Grateful Dead, Bobby restera à jamais une figure emblématique dont le talent artistique unique a révolutionné la musique américaine", a dit sa famille.

Peu loquace sur scène, le groupe de rock psychédélique, qui intègre des éléments de blues, de country et de jazz, était aussi adulé pour ses improvisations. "Touch of Grey" est son seul titre à avoir figuré parmi les dix premiers du classement américain.

Le chanteur historique du groupe, Jerry Garcia, est décédé après un concert en 1995. Les musiciens du groupe encore en vie avaient effectué en 2015 une tournée d'adieux, avant d'annoncer quelques semaines plus tard leur retour sous le nom "Dead and Company".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Femme abattue par l'ICE: week-end de protestations aux Etats-Unis

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Malgré une température fraîche, des milliers de personnes se sont rassemblées à Minneapolis pour protester contre la mort d'une femme abattue par un agent de l'ICE. (© KEYSTONE/AP/Christopher Katsarov)

De nombreux rassemblements se sont tenus samedi aux Etats-Unis pour protester contre les méthodes de la police fédérale de l'immigration (ICE), après qu'une femme de 37 ans a été tuée par l'un de ses agents. Une manifestation a eu lieu à Minneapolis, lieu du drame.

Dans cette ville du nord du pays, des milliers d'habitants ont bravé le froid (-7 degrés Celsius) pour converger dans l'après-midi vers un parc enneigé situé non loin des lieux du drame, scandant le nom de la victime et brandissant des pancartes hostiles à la police fédérale.

Drew Lenzmeier, 30 ans, raconte à l'AFP qu'il a le sentiment de "basculer dans une dictature autoritaire". "Plus personne n'empêche désormais l'administration Trump de tuer des citoyens, de voler et d'enlever des êtres humains. Il est temps que cela s'arrête".

Sur la côte est, à Boston, à plus de 2000 km de là, Bill Torcaso a lui aussi rejoint d'autres protestataires. "Le seul principe qui nous unit, c'est l'égalité devant la loi. C'est ce en quoi je crois le plus profondément et c'est précisément ce que je pense que [le président américain Donald] Trump bafoue en permanence. C'est inacceptable", dit-il.

"ICE, out for Good"

Derrière le slogan "ICE, out for Good" ("ICE, dehors pour de bon", faisant aussi écho au nom de la victime, Renee Nicole Good), les appels à manifester sont notamment relayés par le mouvement "No Kings", réseau d'organisations de gauche opposées à Donald Trump. D'autres ont été lancés pour dimanche, plusieurs centaines au total sur tout le week-end.

La mort de cette mère de famille américaine, abattue mercredi dans sa voiture, a suscité une forte émotion dans sa ville, bastion démocrate, et au-delà parmi les Américains inquiets des dérives de la lutte contre l'immigration illégale, érigée en priorité nationale.

Samedi matin, trois élues démocrates du Minnesota à la chambre des représentants se sont rendues dans un bâtiment fédéral de la banlieue de Minneapolis où officie la police de l'immigration, dont Ilhan Omar, figure de la gauche américaine d'origine somalienne.

Il leur a été demandé de quitter rapidement les lieux, ont-elles raconté. "Ce qui s'est passé aujourd'hui est une tentative flagrante d'empêcher des membres du Congrès d'exercer leur mission de contrôle", a déploré Ilhan Omar.

Quatre morts

Selon le gouvernement, qui parle d'un acte de "terrorisme intérieur", le policier a tiré en état de légitime défense au moment où Renee Nicole Good tentait de le renverser avec son véhicule.

Mais plusieurs vidéos prises par des témoins circulant depuis mercredi tendent à suggérer que le policier n'est pas réellement menacé par la conductrice lorsque son véhicule part vers l'avant. Elle semble au contraire tenter de l'éviter.

Selon le média américain The Trace, spécialisé sur les violences par armes à feu, Renee Nicole Good est la quatrième personne tuée par des agents fédéraux de l'immigration depuis le lancement de la politique d'expulsion du gouvernement Trump et sept autres ont été blessées.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Les Américains invités à quitter "immédiatement" le Venezuela

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Le président vénézuélien Nicolás Maduro, accusé de trafic de drogue et de "narcoterrorisme", a déjà comparu une fois devant un juge à New York (archives). (© KEYSTONE/AP/WABC)

Le gouvernement des Etats-Unis a appelé samedi ses ressortissants à quitter "immédiatement" le Venezuela en raison d'une situation sécuritaire jugée instable. Une semaine après sa capture par Washington, le président vénézuélien Nicolás Maduro a dit aller "bien".

"Nous allons bien. Nous sommes des combattants", a déclaré le président vénézuélien déchu depuis sa cellule, selon son fils dans une vidéo publiée samedi par le parti au pouvoir au Venezuela.

Accusés notamment de trafic de drogue, Nicolás Maduro et son épouse Cilia Flores sont incarcérés dans le centre de détention de Brooklyn, à New York, depuis leur capture par l'armée américaine le 3 janvier. Ils ont plaidé non-coupable lors de leur présentation lundi devant la justice américaine. La prochaine audience est prévue le 17 mars.

Avec des pancartes proclamant "Nous voulons leur retour", un petit millier de sympathisants ont défilé samedi dans les rues de Caracas, scandant "Maduro et Cilia sont notre famille! "Ici, il y a un peuple qui se bat", dit dans le cortège Yusleidys Arroyo, 36 ans.

"Nous allons le sauver"

Les appels à manifester en soutien au dirigeant socialiste déchu sont quotidiens depuis l'opération militaire américaine du 3 janvier. La mobilisation était moindre samedi, où aucune figure du parti au pouvoir, le PSUV, n'était présente pour haranguer les foules.

La manifestation coïncidait également avec l'anniversaire de l'investiture de M. Maduro pour un troisième mandat, à l'issue des élections de 2024 dénoncées par l'opposition comme frauduleuses.

La télévision publique a diffusé une visite de la présidente par intérim Delcy Rodriguez à une foire agricole à Petare, un quartier emblématique de Caracas, où s'est également tenue une petite manifestation en faveur de Nicolás Maduro.

"Nous n'allons pas nous reposer une seule minute tant que nous n'aurons pas récupéré le président", a lancé Delcy Rodriguez. "Nous allons le sauver, bien sûr que oui".

Dans la foulée de la chute surprise de M. Maduro, l'ancienne vice-présidente Delcy Rodriguez a été investie présidente par intérim. Elle négocie sur plusieurs fronts avec Washington, qui souhaite notamment profiter des immenses réserves de pétrole vénézuéliennes.

"Contact étroit"

Son gouvernement a "décidé d'entamer un processus exploratoire" en vue de rétablir les relations diplomatiques avec les Etats-Unis, rompues depuis 2019.

Après une visite de diplomates américains à Caracas vendredi, "l'administration Trump reste en contact étroit avec les autorités intérimaires", indique samedi un responsable du département d'Etat.

Le président américain Donald Trump a affirmé que Washington entendait "dicter" toutes ses décisions à Caracas. Mme Rodriguez a rétorqué que son pays n'est ni "subordonné ni soumis" à Washington.

Samedi, le département d'Etat américain a enjoint tous ses ressortissants à ne pas voyager au Venezuela et ceux qui s'y trouvent à "quitter le pays immédiatement", en raison d'une situation sécuritaire jugée "instable".

Il a évoqué la présence de "groupes de milices armées, connus sous le nom de colectivos, qui installent des barrages routiers et fouillent des véhicules à la recherche de preuves de citoyenneté américaine ou de soutien aux Etats-Unis".

Une vingtaine de libérations

L'alerte américaine "repose sur des récits inexistants visant à créer une perception de risque qui n'existe pas", a rétorqué Caracas dans un communiqué, ajoutant que "le Venezuela jouit d'un calme, d'une paix et d'une stabilité absolus".

"Le Venezuela a commencé, de manière spectaculaire, à libérer ses prisonniers politiques. Merci", a commenté samedi Donald Trump sur son réseau social Truth Social, en référence à l'annonce jeudi par le président du Parlement Jorge Rodriguez, frère de Delcy Rodriguez, de la libération de "nombreux prisonniers".

Depuis, des dizaines de familles d'opposants ou militants vivent dans l'angoisse et l'espoir de retrouver leurs proches. Certains campent jour et nuit devant des centres pénitentiaires comme celui de l'Hélicoïde, une prison redoutée et gérée par les services de renseignements, ou celui de Rodeo I, à l'est de Caracas.

Des ONG et l'opposition font état à ce stade de 21 libérations, sur un total de détenus qui oscille entre 800 et 1200, selon les estimations d'ONG et d'organisations.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Décret sur les revenus pétroliers vénézuéliens détenus aux USA

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Le président Trump a signé un décret d'urgence pour protéger les revenus issus du pétrole vénézuélien aux Etats-Unis des tribunaux ou des créanciers (archives). (© KEYSTONE/AP/Alex Brandon)

Donald Trump a signé un décret d'urgence destiné à placer sous protection spéciale les avoirs vénézuéliens, dont les revenus pétroliers, placés sur le territoire américain. Cette mesure vise à empêcher qu'ils soient saisis par des tribunaux ou des créanciers.

En signant vendredi ce texte, le président américain vise à "promouvoir les objectifs de la politique étrangère des Etats-Unis", a déclaré la Maison Blanche dans une fiche d'information accompagnant le décret.

Le décret prévoit la création d'un Fonds de dépôt appartenant à l'Etat vénézuélien mais installé aux Etats-Unis et sous contrôle du gouvernement américain. Il regroupera l'ensemble des comptes et fonds déjà présents dans le pays et appartenant aux différentes entités publiques vénézuéliennes, ainsi que les revenus générés par la vente du pétrole vénézuélien.

Il interdit par ailleurs formellement la saisie sur le Fonds en cas de poursuites contre l'Etat vénézuélien ou pour récupération de créances. En outre, le département du Trésor devra libeller ce Fonds de façon à "ce qu'il reflète son statut de propriété souveraine du gouvernement vénézuélien, géré par les Etats-Unis, et non une propriété des Etats-Unis".

Sécurité garantie

Donald Trump a réuni vendredi les dirigeants des grands groupes pétroliers afin de les pousser à se lancer à l'assaut des vastes réserves de brut du Venezuela, sans pour autant obtenir d'engagements tangibles des participants.

"Vous aurez une sécurité totale" pour opérer, a-t-il vanté durant l'échange, sans préciser quelles formes prendrait cette garantie de sécurité alors qu'il a exclu une présence militaire américaine pour protéger l'activité pétrolière.

Mais, a-t-il prévenu, tout se fera sous l'égide des Etats-Unis, qui décideront quelles entreprises pétrolières pourront exploiter les énormes ressources du pays. Dans son plan, Caracas n'a pas son mot à dire.

Du temps

Après la réunion, le ministre de l'Energie, Chris Wright, a lui reconnu que relancer la production "prendrait du temps".

Le Venezuela dispose des plus grandes réserves prouvées de brut du monde avec plus de 300 milliards de barils, selon l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), devant l'Arabie saoudite (267 milliards) et l'Iran.

Malgré cela, sa production est modeste, plafonnée à un million de barils par jour, sous l'effet du sous-investissement et des sanctions américaines. Le brut vénézuélien est par ailleurs plus visqueux que celui extrait aux Etats-Unis, ce qui rend son raffinage compliqué, coûteux et polluant.

Remettre à niveau les installations suppose d'investir des dizaines de milliards de dollars en dépit des inquiétudes sur l'instabilité politique.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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