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Google sous la menace d'un démantèlement aux Etats-Unis

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Les autorités veulent aussi empêcher Google de tirer profit de son système d'exploitation pour mobiles Android pour promouvoir ses autres produits. Elles réclament même que le géant technologique cède Android faute de proposer des évolutions en ce sens. (© KEYSTONE/AP/JEFF CHIU)

Google a dénoncé "un interventionnisme radical" après que le gouvernement américain a demandé à la justice que le géant technologique cède son navigateur Chrome, une sanction historique pour le moteur de recherche déjà épinglé pour ses pratiques anticoncurrentielles.

Dans un document judiciaire mercredi, le ministère de la Justice réclame une scission des activités de la filiale du groupe Alphabet, interdisant également à Google de signer des accords avec les constructeurs pour imposer l'utilisation par défaut de son moteur de recherche sur les smartphones.

Les autorités veulent aussi empêcher Google de tirer profit de son système d'exploitation pour mobiles Android pour promouvoir ses autres produits. Elles réclament même que le géant technologique cède Android faute de proposer des évolutions en ce sens.

Si les intentions du futur gouvernement de Donald Trump à ce sujet restent inconnues, cette requête marque un changement profond de la part des autorités américaines de la concurrence qui ont essentiellement laissé tranquilles les géants des technologies depuis leur échec à démanteler Microsoft il y a une vingtaine d'années.

Les représentants de la justice "ont choisi de promouvoir un programme interventionniste radical", a affirmé Kent Walker, président des affaires mondiales de Google, réagissant aux demandes du gouvernement.

Google a déjà été jugé coupable l'été dernier de pratiques illégales pour établir et maintenir son monopole dans la recherche en ligne par Amit Mehta, un juge fédéral de Washington.

La prochaine étape est désormais de se prononcer sur la peine imposée à l'entreprise et donc les réponses à apporter à sa position dominante.

Google devrait faire des propositions le mois prochain avant une audience prévue en avril devant le juge Amit Mehta.

Quelle que soit la décision du juge Mehta, Google devrait faire appel de cette décision ce qui prolongera le processus pendant dans des années.

L'affaire risque de finir entre les mains de la Cour suprême et reste suspendue à l'arrivée au pouvoir en janvier de Donald Trump. Le milliardaire républicain va placer une nouvelle équipe à la tête des autorités de la concurrence et a soufflé le chaud et le froid sur ses intentions concernant les géants technologiques.

Il a nommé, pour diriger le régulateur américain des télécoms, la FCC, Brendan Carr, qui veut "démanteler le cartel de la censure" imposé, selon lui, aux conservateurs par les géants de la tech que sont Facebook, Google, Apple ou encore Microsoft.

Mais le président élu a aussi indiqué qu'un démantèlement serait excessif.

Sommes mirobolantes

Le ministère de la Justice veut que Google se sépare de Chrome, le navigateur internet le plus utilisé au monde, parce qu'il constitue un point d'accès majeur au moteur de recherche, sapant ainsi les chances de potentiels concurrents.

Selon le site StatCounter, Google pesait, en septembre, 90% du marché mondial de la recherche en ligne et même 94% sur les smartphones.

"L'approche du ministère de la Justice entraînerait un excès de pouvoir sans précédent de la part du gouvernement qui nuirait aux consommateurs, aux développeurs et aux petites entreprises américaines - et mettrait en péril le leadership économique et technologique mondial de l'Amérique", a encore réagi Kent Walker, le responsable de Google.

Adam Kovacevich, directeur général de l'organisation industrielle Chamber of Progress, a estimé que les exigences du gouvernement étaient "extravagantes" et défiaient les normes juridiques, appelant plutôt à des remèdes plus ciblés.

Le procès, qui s'est terminé l'année dernière, a examiné les accords confidentiels de Google avec les fabricants de smartphones, y compris Apple.

Ces accords impliquent des paiements substantiels pour sécuriser le moteur de recherche de Google en tant qu'option par défaut sur les navigateurs, les iPhones et autres appareils.

Le juge a déterminé que cet arrangement fournissait à Google un accès inégalé aux données des utilisateurs, lui permettant de développer son moteur de recherche pour en faire une plate-forme dominante mondialement.

A partir de cette position, Google a étendu son empire technologique et de collecte de données pour inclure le navigateur Chrome, Maps et le système d'exploitation des smartphones, Android.

Les dix semaines de procès avaient permis de révéler les sommes mirobolantes versées par la filiale d'Alphabet pour s'assurer de l'installation par défaut de Google Search, notamment sur les smartphones fabriqués par Apple et Samsung.

Les poursuites qui avaient été lancées lors du premier mandat de Donald Trump (2017-2021) et continuées sous la présidence de Joe Biden, pourraient remodeler le marché de la recherche en ligne, si le juge retient les propositions du gouvernement.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Trump ordonne le retrait de 66 organisations internationales

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Donald Trump a à nouveau retiré les Etats-Unis de l'accord de Paris sur le climat (archives). (© KEYSTONE/EPA/AARON SCHWARTZ / POOL)

Le président américain Donald Trump a signé mercredi un décret ordonnant le retrait des Etats-Unis de 66 organisations internationales qui "ne servent plus les intérêts américains", a annoncé la Maison-Blanche. Parmi elles se trouvent 31 organisations liées à l'ONU.

Comme lors de son premier mandat, le milliardaire républicain a décidé de retirer les Etats-Unis de l'accord de Paris sur le climat et de l'UNESCO (organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture), que les Etats-Unis avaient réintégrés sous la présidence de Joe Biden. Il a en outre claqué la porte de l'Organisation mondiale de la santé.

L'administration Trump a également largement coupé l'aide américaine à l'étranger, amputant les budgets de nombreuses organisations onusiennes forcées de réduire leurs activités sur le terrain, comme le haut commissariat aux réfugiés ou le Programme alimentaire mondial.

En septembre, à l'assemblée générale de l'ONU, Donald Trump avait lancé une attaque en règle contre l'ONU, selon lui, "très loin de réaliser son potentiel".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

La compagnie Alaska Airlines commande 110 avions à Boeing

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La perte d'une porte sur un vol intérieur en 2024 semble n'avoir pas entamé la confiance d'Alaska Airlines pour les appareils de Boeing. (archive) (© KEYSTONE/AP)

La compagnie aérienne américaine Alaska Airlines a passé la plus importante commande de son histoire auprès du constructeur aéronautique Boeing, portant sur la livraison de 110 avions.

Le contrat comprend aussi une option pour 35 supplémentaires, ont annoncé mercredi les deux groupes dans des communiqués distincts.

Dans le détail, Alaska Airlines a commandé 105 monocouloirs 737 MAX 10 - qui n'est pas encore certifié par le régulateur aérien américain (FAA) - ainsi que cinq 787 Dreamliner, qui devraient tous lui être remis d'ici 2035. Il bénéficie aussi d'une option pour 35 exemplaires supplémentaires du 737 MAX 10.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Culture

Warner Bros rejette l'offre améliorée de Paramount

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Si l'offre de Paramount semble plus généreuse de prime abord, elle porte aussi sur l'intégralité de Warner Brothers, alors que celle de Netflix exclut les chaînes CNN et Discovery, notamment. (archive) (© KEYSTONE/EPA/HANNIBAL HANSCHKE)

Le conseil d'administration de Warner Bros Discovery (WBD) a annoncé mercredi avoir "unanimement" rejeté l'offre de rachat améliorée de son concurrent Paramount, réaffirmant sa préférence pour la proposition concurrente de Netflix.

La nouvelle offre de Paramount "demeure inférieure à notre accord de fusion avec Netflix sur plusieurs points clés", a indiqué le président du conseil d'administration de Warner Bros, Samuel A. Di Piazza Jr, cité dans le communiqué.

Paramount n'a pas relevé le montant de son offre d'achat, à 108 milliards de dollars, mais en a changé certains paramètres, ajoutant notamment une garantie personnelle de 40,4 milliards de dollars du milliardaire Larry Ellison, dont le fils David est à la tête de Paramount.

Le rejet de Warner est motivé par "des coûts, des risques et des incertitudes importants" que comporte l'offre de Paramount, explique le groupe dans une lettre adressée à ses actionnaires, dont le contenu est reproduit dans son communiqué.

Warner juge par exemple que le montant "extraordinaire" du niveau de financement par la dette "augmente le risque d'échec de la transaction" par rapport à "la certitude de la fusion avec Netflix".

Or, si Paramount ne parvenait pas à finaliser son offre, "les actionnaires de WBD subiraient des coûts importants", relève Warner, ce qui lui fait dire que l'offre de Paramount n'est "ni supérieure, ni même comparable" à celle de Netflix.

Dans un communiqué publié dans la foulée, la plateforme de vidéo à la demande par abonnement a salué l'analyse "complète" et "rigoureuse" du conseil d'administration de Warner.

Netflix ne propose d'acquérir que le studio de cinéma Warner Bros et l'ensemble HBO (chaînes et plateforme de streaming HBO Max) pour 82,7 milliards de dollars dette comprise (72 milliards hors dette).

L'opération se ferait après la scission entre ce sous-ensemble et un portefeuille de chaînes, dont CNN et Discovery, qui seraient logées dans une nouvelle société cotée ad hoc baptisée Discovery Global. Paramount Skydance veut, lui, mettre la main sur l'ensemble.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Bolsonaro autorisé à se rendre à l'hôpital après une chute

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Jair Bolsonaro a été autorisé à se rendre mercredi à l'hôpital après une chute en prison (archives). (© KEYSTONE/EPA EFE/ANDRE BORGES)

L'ex-président brésilien Jair Bolsonaro a été autorisé mercredi par la Cour suprême à sortir de prison pour se rendre à l'hôpital, après s'être cogné la tête la veille lors d'une chute.

L'ancien dirigeant d'extrême droite (2019-2022) purge depuis la fin novembre dans les locaux de la police fédérale de Brasilia une peine de 27 ans de réclusion pour tentative de coup d'Etat.

Dans une décision à laquelle l'AFP a eu accès, le juge Alexandre de Moraes, chargé du procès Bolsonaro à la Cour suprême, a donné son feu vert pour des examens médicaux au DF Star, une clinique privée de la capitale brésilienne. Réclamés par ses avocats, ces examens incluent un scanner cérébral, une IRM et un électroencéphalogramme.

C'est dans cette clinique que Jair Bolsonaro, 70 ans, avait été hospitalisé durant plus d'une semaine pour se faire opérer d'une hernie inguinale le jour de Noël. Il était retourné en prison le 1er janvier.

"Blessures légères"

Mardi, le juge Moraes avait dans un premier temps refusé que l'ex-président se rende à l'hôpital après sa chute, réclamant plus de détails sur sa condition médicale. Son épouse avait affirmé mardi sur Instagram: "Durant la nuit, alors qu'il dormait, il a eu une crise, est tombé et s'est cogné la tête contre un meuble".

La police fédérale avait fait état pour sa part de "blessures légères". Le médecin de la police venu à son chevet n'avait "pas jugé nécessaire un transfert à l'hôpital, recommandant uniquement un placement en observation".

Les avocats de M. Bolsonaro avaient cependant réclamé son transfert à l'hôpital pour des examens, invoquant un "risque concret et immédiat" en raison de "soupçons" de traumatisme crânien.

Ce magistrat honni du camp Bolsonaro avait rejeté le 1er janvier une nouvelle demande de la défense réclamant qu'il purge sa peine à domicile en raison de ses problèmes de santé.

L'ancien président souffre des séquelles d'un attentat datant de 2018, quand il avait été poignardé à l'abdomen lors d'un bain de foule en pleine campagne électorale.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

USA: record de ventes sur internet pour la saison des fêtes

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La fièvre acheteuse en ligne a atteint des niveaux inédits outre-Atlantique au cours de la période des fêtes de fin d'année. (archive) (© KEYSTONE/AP/GENE J. PUSKAR)

Les achats sur internet ont atteint un niveau record pour la saison des fêtes aux Etats-Unis, franchissant pour la première fois les 250 milliards de dollars.

Les transactions sur téléphones portables ont encore affiché un vif essor et l'intelligence artificielle une utilisation exponentielle, selon une étude publiée mercredi.

Pendant cette période qui s'étend du 1er novembre au 31 décembre, les Américains ont dépensé 257,8 milliards de dollars sur internet, soit 6,8% de plus que sur la même période de 2024, selon un communiqué d'Adobe Analytics, qui s'appuie sur plus de 1000 milliards de visites chez une centaine de sites de vente de détail aux Etats-Unis. Sur cette saison qui commence quelques semaines avant la traditionnelle fête de Thanksgiving, le cabinet spécialisé a comptabilisé 25 journées au cours desquelles plus de 4 milliards de dollars ont été dépensés, contre 18 journées un an plus tôt.

Les achats sur téléphone portable ont encore pris de l'ampleur pour représenter 56,4% du total des transactions (54,5% en 2024), avec un pic le jour de Noël (66,5%) et le 27 novembre, jour de Thanksgiving (61,6%). La Cyber Week (Semaine de l'électronique) - cinq jours entre Thanksgiving et Cyber Monday, période de promotions les plus importantes - a généré à elle seule 44,2 milliards de dollars (+7,7%), dont 14,25 milliards pour le Cyber Monday qui a devancé la traditionnelle journée de grosses réductions Black Friday (11,8 milliards).

D'après Adobe Analytics, l'électronique a fait l'objet des réductions les plus généreuses (jusqu'à -30,9%), devant les jouets (-29,6%), les vêtements (-25,1%), les télévisions (-24,3%), etc. En valeur, l'électronique est arrivée en tête (59,8 milliards, +8,2% sur un an), devant les vêtements (49 milliards, +7,4%) et le mobilier (31,1 milliards, +6,6%). L'alimentaire a progressé de 10,2% à 23,7 milliards.

A noter cette saison: la sollicitation grandissante des services d'intelligence artificielle (IA) générative pour trouver les meilleures affaires et des renseignements sur les produits. Le trafic entre ces outils IA et les sites de vendeurs - comptabilisation des clics à partir d'une discussion IA sur un site de vente - a bondi de près de 700% d'une année sur l'autre.

"Bien que la quantité d'utilisateurs reste modeste, la croissance montre la valeur que l'IA peut revêtir en matière d'assistance aux acheteurs", a relevé Adobe Analytics. Le cabinet a également souligné le rôle croissant des réseaux sociaux, qui ont généré 4,6% du montant total des achats, soit une hausse de 40,3% sur un an.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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