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"Ni meneur, ni monstre", un prince allemand dément avoir comploté

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Le procès des meneurs présumés d'un réseau complotiste insolite, qui voulait renverser par les armes le gouvernement allemand, s'est ouvert mardi sous haute surveillance policière à Francfort. (© KEYSTONE/AP/Michael Probst)

Le prince Henri XIII Reuss, descendant d'une lignée d'aristocrates de l'est de l'Allemagne, nie avoir été le meneur d'un groupe de complotistes présumés qui comparaissent depuis mardi pour avoir fomenté un renversement par les armes du gouvernement.

Ce procès, sans précédent dans l'histoire allemande récente qui se tient sous haute sécurité à Francfort, est le deuxième concernant cette affaire impliquant au total 26 suspects, et dont la révélation fin 2022 avait stupéfié le pays.

Un troisième groupe d'accusés sera jugé à partir du 18 juin à Munich.

Parmi les neuf personnes - six hommes et trois femmes- sur le banc des accusés mardi figurent les cerveaux présumés du groupe nourri aux idéologies complotistes et d'extrême droite.

Ils projetaient d'envahir la Chambre des députés à Berlin - le Bundestag - pour y arrêter les élus et faire tomber le gouvernement, selon le parquet fédéral.

Détenue depuis le coup de filet de décembre 2022, la juge et ancienne députée du parti d'extrême droite AfD, Birgit Malsack-Winkemann, s'est présentée au tribunal vêtue d'une doudoune noire.

Derrière elle, Henri XIII, dit Prince Reuss, accusé d'être le principal instigateur de la tentative de coup d'Etat, portait un blazer sombre et affichait un air détendu.

Les défenseurs de ce dernier ont rejeté les faits qui lui sont reprochés de même que le portrait des médias qui ont présenté leur client "comme le grand monstre".

"Mais nous allons rectifier cela. Il n'est pas un leader, ni un meneur. Et il n'est pas non plus membre d'un groupe terroriste. C'est tout", a déclaré son avocat Roman von Alvensleben en marge du procès qui a commencé avec retard en raison de plusieurs requêtes de la défense.

Pas "des fous inoffensifs"

Les suspects sont jugés pour "participation à un groupe terroriste" qui s'était "fixé pour objectif d'éliminer par la force l'ordre étatique" et pour "préparation d'un acte de haute trahison".

Il s'agit de la principale procédure contre ce réseau dont le démantèlement avait mis en lumière les ressorts de la menace conspirationniste et antisystème en Allemagne.

Ce ne sont pas des "fous inoffensifs, mais plutôt de dangereux suspects terroristes", qui préparaient "un coup d'Etat violent", animés "par la haine de notre démocratie", a jugé la ministre de l'Intérieur Nancy Faeser dans un communiqué mardi.

Selon l'acte d'accusation, le groupuscule prévoyait d'installer provisoirement à la tête du pays l'aristocrate et homme d'affaires de 72 ans.

Un ex-lieutenant colonel de l'armée allemande, Rüdiger von Pescatore, 70 ans, commandant d'un bataillon de parachutistes dans les années 1990, figure également parmi les accusés, aux côtés d'un ex-colonel de l'armée, d'un ancien soldat des forces spéciales KSK et d'un ex-policier.

Tous sont notamment influencés par l'idéologie des "Reichsbürger" (citoyens du Reich, ndlr), une mouvance hétéroclite qui nie à la République fédérale d'Allemagne toute légitimité.

Selon le parquet, les accusés affirment que l'Allemagne est dominée par une "secte conspiratrice d'élites pédophiles".

Une idéologie rappelant aussi la mouvance complotiste QAnon venue des Etats-Unis.

Ingérence de Moscou?

Selon le parquet, la Russe Vitalia B., compagne de M. Reuss et poursuivie de son côté par la justice pour avoir soutenu le groupe, l'aurait "mis en contact (...) avec le consulat général de Russie à Leipzig et l'y a accompagné en juin 2022".

Il cherchait à s'assurer le soutien des autorités russes, même si au moment du démantèlement de la cellule, le Kremlin avait - comme à son habitude - démenti toute ingérence.

Le réseau s'était donné les moyens de ses ambitions, avec "environ 500'000 euros" à disposition, ainsi qu'un "arsenal d'environ 380 armes à feu, de près de 350 armes blanches ainsi que 500 autres armes et au moins 148'000 munitions", selon les enquêteurs.

"Il était clair pour les membres (du groupuscule, ndlr) que la prise de pouvoir en préparation impliquerait la mort de personnes", ont-ils estimé.

Les autorités allemandes ont classé ces dernières années la violence d'extrême droite au premier rang des menaces contre l'ordre public, avant le risque jihadiste.

Plusieurs réseaux ont été démantelés depuis deux ans, dont l'un planifiait l'enlèvement du ministre de la Santé, à l'origine des mesures de restriction anti-Covid.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Nasa: sortie de la fusée lunaire en amont du lancement d'Artémis 2

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La fusée SLS est transportée depuis le bâtiment d'assemblage des véhicules de la NASA vers la rampe de lancement 39B au Centre spatial Kennedy. (© KEYSTONE/EPA/CRISTOBAL HERRERA-ULASHKEVICH)

La Nasa a acheminé samedi vers un pas de tir sa fusée géante SLS. Elle transportera des astronautes autour de la Lune pour la première fois en plus de 50 ans, afin de mener des tests préalables au lancement de la mission lunaire Artémis 2.

Cette manoeuvre a duré environ 12 heures et constitue l'une des dernières étapes avant le décollage de cette mission très attendue prévu entre début février et fin avril.

L'immense engin orange et blanc a quitté à l'aube le bâtiment d'assemblage et lentement progressé vers le légendaire complexe de tir 39B du Centre spatial Kennedy en Floride, qu'il a atteint en début de soirée et où il doit à présent subir une batterie de tests.

S'ils sont concluants, la fusée pourrait décoller dès le 6 février, première fenêtre de lancement envisagée par la Nasa, pour cette mission au cours de laquelle quatre astronautes - trois Américains et un Canadien - survoleront le satellite naturel de la Terre pour la première fois depuis la dernière mission Apollo en 1972.

"Nous sommes en train d'écrire l'Histoire", s'est ému John Honeycutt, chargé du programme de la fusée, lors d'une conférence de presse vendredi.

"Rendre l'impossible possible"

Les astronautes concernés, Reid Wiseman, Victor Glover, Christina Hammock Koch et Jeremy Hansen assistaient samedi au déplacement de la fusée SLS.

Avec la capsule Orion dans laquelle ils prendront place, elle fait 98 mètres de haut, soit plus que la statue de la Liberté, mais un peu moins que les 110 mètres de la fusée Saturn V qui avait envoyé l'Homme sur la Lune lors des missions Apollo.

"Je suis vraiment très enthousiaste de voir cela", a confié le Canadien Jeremy Hansen à la presse. "Dans quelques semaines seulement, vous allez voir quatre humains voler autour de la Lune, et si nous en sommes capables aujourd'hui, imaginez ce que nous pourrons faire demain".

"Nous tentons le tout pour le tout afin de rendre l'impossible possible", a abondé son collègue Victor Glover.

L'équipage fera le tour de la Lune durant cette mission, qui doit durer une dizaine de jours. Elle vise à préparer la mission suivante, qui marquera le grand retour des humains sur le sol lunaire, avec pour objectif d'y établir cette fois une présence durable.

Mais elle constituera à elle seule une première à plusieurs égards: il s'agira du premier vol lunaire auquel participeront une femme, une personne non-blanche et un non-Américain.

"Deuxième course à l'espace"

Avant le grand départ, les ingénieurs de la Nasa vont s'assurer de la sécurité et de la fiabilité de la fusée. Une série de tests seront réalisés sur le complexe de tir avant une répétition générale de pré-lancement.

Le décollage d'Artémis 1, sans astronautes à bord, s'était tenu en novembre 2022 après plusieurs reports et deux tentatives infructueuses de lancement.

Annoncé sous le premier mandat du président Donald Trump, le programme Artémis vise in fine à établir une présence humaine durable sur la Lune et préparer de futures missions vers Mars, mais a subi ces dernières années de nombreux retards.

La Nasa a néanmoins créé la surprise fin 2025 en annonçant que le lancement d'Artémis 2 pourrait se tenir dès "début février" au lieu d'avril.

Un départ anticipé qui s'explique par les pressions exercées par l'administration Trump pour gagner une "deuxième course à l'espace" entre Washington et Pékin, après celle qui avait opposé les États-Unis et l'Union soviétique durant la Guerre froide.

Les deux puissances rivales ambitionnent d'envoyer des hommes sur la Lune d'ici 2030 et d'y installer une base.

Aujourd'hui prévue pour la mi-2027, la mission Artémis 3 prévoyant l'alunissage devrait être reportée à nouveau. L'alunisseur développé par l'entreprise SpaceX d'Elon Musk n'est pas prêt selon des experts du secteur spatial, ce qui fait craindre que la Chine ne dame le pion aux Américains.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Six European Film Awards pour Joachim Trier à Berlin

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Joachim Trier a été récompensé samedi à Berlin. (© Keystone/dpa/Christoph Soeder)

Le drame "Sentimental Value" a remporté six European Film Awards, dont celui du meilleur film. Le cinéaste norvégien Joachim Trier y raconte la relation compliquée d'un réalisateur avec ses deux filles.

Les acteurs principaux, le Suédois Stellan Skarsgård et la Norvégienne Renate Reinsve, ont tous deux remporté des prix d'interprétation. Joachim Trier a lui-même été récompensé pour la meilleure réalisation.

Cinq prix ont été décernés au road movie "Sirât" du réalisateur français Oliver Laxe, dans lequel un père et son fils partent à la recherche de la fille disparue dans le désert.

La contribution allemande aux Oscars, "In die Sonne schauen" (Regarder le soleil) de la réalisatrice Mascha Schilinski, a remporté un prix pour les meilleurs costumes, mais n'a rien remporté d'autre malgré plusieurs nominations. Nominé, le directeur de la photographie de ce film, le suisse Fabian Gamper, n'a pas été retenu.

Solidarité avec l'Iran

Le discours d'ouverture de cette 38e édition du Prix du cinéma européen, samedi à Berlin, a été prononcé par le réalisateur iranien Jafar Panahi ("Ein einfacher Unfall"), qui a évoqué la situation dans son pays natal. Le gouvernement iranien a récemment réprimé avec une grande sévérité les manifestants.

"Si le monde ne réagit pas aujourd'hui à cette violence flagrante, ce n'est pas seulement l'Iran, mais le monde entier qui est en danger", a déclaré M. Panahi. Sur le tapis rouge, plusieurs cinéastes ont également manifesté leur solidarité avec le peuple iranien.

Les European Film Awards sont décernés alternativement à Berlin et dans une autre ville. Les quelque 5400 membres de l'Académie européenne du cinéma ont pu voter pour de nombreux lauréats, comme c'est le cas pour les Oscars aux Etats-Unis.

Les autres récompenses

Le prix du meilleur documentaire a été décerné à "Fiume o Morte!". Le prix pour l'ensemble de sa carrière a été remis à l'actrice et réalisatrice norvégienne Liv Ullmann ("Scènes de la vie conjugale") .

Maren Ade, Janine Jackowski et Jonas Dornbach, de la société de production berlinoise Komplizen Film, ont également été récompensés. La réalisatrice italienne Alice Rohrwacher ("Heureux comme Lazzaro") a été honorée pour sa contribution à l'influence mondiale du cinéma européen.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Le bronze européen pour Natalie Maag

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Natalie Maag a obtenu le bronze à Oberhof (© KEYSTONE/EPA/TOMS KALNINS)

Natalie Maag a créé la surprise aux Européens d’Oberhof. La lugeuse zurichoise a décroché le bronze.

Elle a aussi marqué des points de Coupe du monde dans cette épreuve disputée sur sa piste d’entraînement où elle réside temporairement durant la saison.

Maag n’a cédé que 0''28 à la Championne d’Europe allemande Merle Fräbel. Il ne lui a manqué que 0''02 pour l’argent qui est allé à l’Autrichienne Lisa Schulte.

La Zurichoise remporte sa deuxième médaille individuelle lors d’un grand rendez-vous après l'argent du sprint en 2024. Elle confirme sa bonne préparation en vue des JO de Cortina dans trois semaines. Après une fin de saison dernière tonitruante avec deux podiums, une 5e au général de la Coupe du monde et aux Mondiaux de Whistler, Maag avait lancé cette l’année olympique avec de grandes ambitions.

Elle n'avait jusqu’ici pas obtenu les résultats espérés. Lors de ses cinq premières courses de Coupe du monde, elle s’est classée 7e, 7e, 11e, 15e et 8e.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Coup d'envoi d'une manifestation "Le Groenland n'est pas à vendre"

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A Nuuk, la manifestation contre la vente du Groenland a réuni quelques milliers de participants (Archives). (© KEYSTONE/AP/Evgeniy Maloletka)

Quelques milliers de manifestants, dont le premier ministre Jens-Frederik Nielsen, se sont rassemblés samedi dans le centre de Nuuk, capitale du Groenland. Ils dénoncent les ambitions de Donald Trump qui continue de vouloir s'emparer du territoire autonome danois.

Sous une pluie fine, les manifestants - dont le chef du gouvernement juché sur un tas neige et agitant le drapeau groenlandais - coiffés de casquettes avec les mots "Make America Go Away" ("Faites Partir les Etats-Unis", détournement du slogan MAGA) se dandinaient en chantant des chants traditionnels inuits, a constaté un journaliste de l'AFP sur place.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

"Pas touche au Groenland": milliers de manifestants à Copenhague

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Sous un ciel gris et brumeux, les manifestants, munis de drapeaux groenlandais et danois, formaient une marée rouge et blanche aux couleurs de ces drapeaux. (© KEYSTONE/AP/Emil Helms)

Plusieurs milliers de manifestants se sont rassemblés samedi à Copenhague au Danemark pour dénoncer les ambitions territoriales de Donald Trump. Ce dernier continue d'afficher son intention de s'emparer du Groenland.

Sous un ciel gris et brumeux, les manifestants, munis de drapeaux groenlandais et danois, formaient une marée rouge et blanche aux couleurs de ces drapeaux sur la place de l'hôtel de ville, scandant le nom du Groenland en groenlandais: "Kalaallit Nunaat!", ont constaté des journalistes de l'AFP.

Des pancartes étaient brandies par les manifestants sur lesquelles on pouvait lire "Make America Go Away", un détournement du slogan MAGA, ou "Les Etats-Unis ont déjà assez de glace" ("USA already has too much ice").

D'autres manifestations sont prévues dans le pays scandinave, à Aarhus (centre), Aalborg (nord) et Odense (sud), sur initiative de plusieurs organisations groenlandaises.

"Autodétermination"

"C'est important pour moi d'y participer, car il s'agit fondamentalement du droit du peuple groenlandais à l'autodétermination. On ne peut pas être intimidé par un État, par un allié. C'est une question de droit international", a expliqué à l'AFP Kirsten Hjoernholm, 52 ans, employée de l'ONG Action Aid Danemark, venue manifester à Copenhague samedi.

Les organisateurs Uagut, le mouvement citoyen "Ne touchez pas au Groenland" et Inuit - un regroupement d'associations locales groenlandaises - veulent profiter de la présence d'une délégation du Congrès américain à Copenhague pour faire entendre leurs voix.

Depuis son retour au pouvoir, il y a un an, Donald Trump évoque régulièrement la prise de contrôle de l'immense île arctique rattachée au Danemark, stratégique, mais peu peuplée. Il a assuré qu'il s'en emparerait "d'une manière ou d'une autre", pour contrer selon lui les avancées russes et chinoises en Arctique.

Vendredi soir, son proche conseiller Stephen Miller a réaffirmé les vues américaines sur ce territoire.

"Le Groenland est grand comme un quart des Etats-Unis. Le Danemark, sans lui manquer de respect, est un petit pays avec une petite économie et une petite armée. Il ne peut pas défendre le Groenland", a-t-il déclaré sur Fox News.

Soutien d'une délégation

A Copenhague, les 11 parlementaires du Congrès américain ont au contraire affiché leur soutien, au dernier jour de leur visite où ils ont rencontré la Première ministre danoise, le chef du gouvernement groenlandais, des chefs d'entreprises et des représentants au Parlement danois.

Le sénateur démocrate Chris Coons, qui dirige la délégation, a salué samedi devant la presse "225 années" d'alliance avec le Royaume du Danemark. Il a assuré qu'il n'existait "pas de menaces immédiates pesant sur le Groenland".

"Mais nous partageons de réelles préoccupations concernant la sécurité dans l'Arctique à l'avenir, à mesure que le climat change, que la banquise recule et que les routes maritimes évoluent", a-t-il dit, soulignant qu'il fallait "examiner des moyens de mieux investir dans la sécurité arctique".

Les protestations samedi interviennent trois jours après une réunion à Washington où les autorités danoises ont constaté l'impossibilité de s'entendre dans l'immédiat avec les dirigeants américains sur l'avenir du territoire autonome.

Alors que plusieurs dirigeants européens ont affiché leur soutien au Danemark, membre fondateur de l'Otan, le président américain a menacé vendredi de droits de douane les pays qui ne soutiendraient pas son plan visant à acquérir le Groenland.

"Sous pression"

"Les événements récents ont mis le Groenland et les Groenlandais, tant au Groenland qu'au Danemark, sous pression", a constaté Julie Rademacher, présidente du mouvement Uagut dans une déclaration transmise à l'AFP.

"Lorsque les tensions montent et que les gens sont en état d'alerte, nous risquons de créer plus de problèmes que de solutions", a-t-elle relevé.

Un appel à manifester à Nuuk samedi, à 16h00 (heure suisse), a également été lancé. Sur la page Facebook de l'événement, quelque 900 personnes ont indiqué leur intention d'y participer, dans un territoire qui compte environ 57'000 habitants.

Selon le dernier sondage publié en janvier 2025, 85% des Groenlandais sont opposés à leur rattachement aux États-Unis. Seuls 6% y sont favorables.

La France, la Suède, l'Allemagne et la Norvège, rejoints par les Pays-Bas, la Finlande, la Slovénie et le Royaume-Uni, ont annoncé cette semaine l'envoi de personnel militaire pour une mission de reconnaissance qui s'inscrit dans le cadre de l'exercice danois "Arctic Endurance" organisé avec des alliés de l'Otan.

Les Etats-Unis ont été invités à participer à des exercices militaires au Groenland, a affirmé vendredi soir le chef du Commandement arctique danois à l'AFP, assurant que ces manoeuvres se déroulaient en rapport avec la Russie.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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