Les prix du pétrole étaient tiraillés lundi entre la décision de l'Opep+ de maintenir inchangés leurs quotas de production et les incertitudes sur l'exploitation des capacités vénézuéliennes après l'enlèvement du président Maduro par les Etats-Unis.
Peu après 7h00, le prix du baril de Brent s'étiolait de 0,61% à 60,38 dollars, quand celui de Light sweet crude américain (WTI) s'affaissait de 0,69% à 56,93 dollars.
Après les bombardements aériens et la capture de Nicolas Maduro, le président américain Donald Trump a affirmé dès samedi qu'il autoriserait les compagnies pétrolières américaines à exploiter les ressources pétrolières du Venezuela.
"Les marchés évaluent l'impact potentiel sur l'approvisionnement régional en pétrole brut, le Venezuela détenant les plus grandes réserves avérées de la planète," note la plateforme spécialisée TradingEconomics lundi. Dans l'immédiat toutefois, les perturbations devraient rester limitées, le pays extrayant effectivement moins de 1% de la production mondiale, poursuit l'agrégateur de données.
"Sous-investissement chronique"
"Le pays revendique plus de 300 milliards de barils de réserves prouvées, mais ne produit qu'environ 1 million de barils par jour, contre plus de 2 millions au début des années 2010, en raison du sous-investissement chronique, de la dégradation des infrastructures et de la complexité d'un brut majoritairement extra-lourd," nuance John Plassard, associé de la banque Cité Gestion.
"Il reste à observer quelles compagnies seraient enclines à investir au Venezuela aux prix actuels du pétrole et surtout au vu des incertitudes politiques, sécuritaires et juridiques," abonde Giovanni Staunovo, stratégiste chez UBS. Une levée de l'embargo sur les exportations pourrait raviver quelque peu l'exploitation des capacités du pays d'Amérique du Sud, mais un véritable rétablissement risque de prendre bien plus de temps, du fait d'années de gestion défaillante et de sous-investissements dans les infrastructures, poursuit l'expert de la banque aux trois clés.
Du côté des pays exportateurs de pétrole, Arabie saoudite, Russie, Irak, Emirats arabes unis, Koweït, Kazakhstan, Algérie et Oman ont réitéré dimanche une décision adoptée en novembre dernier déjà de ne procéder à aucune augmentation de leur production avant fin mars, dans un effort affiché de stabilisation du marché. Leur prochaine réunion est agendée au 1er février.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp