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Les frais d'itinérance excessifs entre les mains du gouvernement

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Le Conseil fédéral pourrait prendre des mesures contre les frais d'itinérance excessifs si nécessaire (archives). (©KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Le Conseil fédéral pourrait prendre des mesures contre les frais d'itinérance excessifs si nécessaire. Le National a accepté vendredi de lui donner la compétence d'agir dans le cadre de la révision de la loi sur les télécommunications.

Le gouvernement pourrait par exemple fixer des prix plafonds sur la base d'accords internationaux. Les fournisseurs suisses pourraient aussi être tenus de permettre à leurs clients de recourir à l'étranger aux prestations d'opérateurs tiers. Ils pourraient en outre être obligés de proposer des offres groupées avec roaming illimité ainsi que des options à prix réduit.

Une autre possibilité serait d'obliger les opérateurs à facturer les appels à la seconde et la consommation de données par 10 kilooctets (ko). Par 98 voix contre 90 et 3 abstentions, les députés ont refusé d'inscrire cette dernière obligation dans la loi.

Les clients européens peuvent déjà profiter de la réglementation de l'UE qui interdit une surtaxation.

Neutralité des réseaux

Le National s'est montré plus ambitieux que le gouvernement concernant la neutralité des réseaux. Il veut obliger les fournisseurs à traiter de manière uniforme les contenus et les données dans le domaine de la transmission d’informations. Pas question de privilégier une entreprise.

Des exceptions pourraient toutefois être prévues pour respecter la loi ou un jugement, garantir l’intégrité ou la sécurité du réseau, répondre à une demande explicite du client ou lutter contre des congestions temporaires et exceptionnelles du réseau.

Le Conseil fédéral ne souhaitait pas pour l'instant de réglementation détaillée. Il ne proposait que d'obliger les fournisseurs à informer le public s'ils font des différences entre les contenus lors de la transmission des données. Les députés ont rejeté cette proposition par 182 voix contre 5.

Blocage

Ils ont par ailleurs accepté d'interdire à un fournisseur, avant la fin du litige, de bloquer l’accès aux services de télécommunication et de résilier le contrat d'un client qui conteste la facturation d’autres prestations que ces services.

La gauche souhaitait quant à elle introduire une obligation de dédommagement pour les clients subissant des préjudices dus à des perturbations affectant les services de téléphonie. L'Office fédéral de la communication pourrait approuver une solution sectorielle ou édicter lui-même une réglementation. "C'est ouvrir la boîte de Pandore", a lancé Bernhard Guhl (PBD/AG).

Fréquences

La révision de la loi sur les télécommunications vise aussi à faciliter l'utilisation des fréquences. Une concession pour l'utilisation ne sera nécessaire que dans des cas exceptionnels.

Elle ne sera pas exigée, pas plus qu'une annonce à l'OFCOM ou un certificat de capacité, pour l'armée et la protection civile. Le National a précisé que cette disposition valait aussi pour les services d'urgence (police, pompiers, services sanitaires).

Selon le Conseil fédéral, il faut s'attendre à environ 10'000 exemptions de concession ou allègements, soit une suppression de redevances annuelles d'un montant de 1,9 million de francs. Le commerce des fréquences et l'utilisation conjointe des infrastructures de communication mobile seront favorisés.

Le National a par ailleurs prévu que les personnes non inscrites à l'annuaire seront considérées comme ne souhaitant pas de publicité. La loi prévoit par ailleurs un ancrage légal spécifique pour les noms de domaine dont la gestion relève de la Confédération (.ch, .swiss).

Le débat se poursuit.

Source ATS

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International

Ubisoft se réorganise et plonge en bourse, les salariés inquiets

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Ubisoft a annulé six jeux, repoussé sept autres et annoncé un nouveau plan de réduction des coûts d'au moins 200 millions d'euros sur deux ans (archives). (© KEYSTONE/AP/CHRISTOPHE ENA)

Le géant français du jeu vidéo Ubisoft passe à la méthode choc pour se relancer. L'annonce d'une nouvelle organisation, accompagnée de coupes drastiques, a plongé jeudi le groupe au plus bas sur les marchés et suscité l'inquiétude de ses salariés.

Jeudi matin, le titre d'Ubisoft s'est écroulé de plus 34% à la Bourse de Paris, la plus forte baisse en séance de son histoire. Les investisseurs sanctionnent les dernières annonces de la direction: un grand chambardement interne qui va réunir une partie de ses studios, dispatchés dans le monde entier, par spécialité, tandis qu'une autre partie servira de soutien aux différents projets.

Prévue pour début avril et coïncidant avec le quarantième anniversaire du leader français du jeu vidéo, cette réorganisation s'accompagne de mesures drastiques: six jeux annulés, dont le remake très attendu par les fans de "Prince of Persia: les Sables du temps", sept autres repoussés, et un nouveau plan de réduction des coûts d'au moins 200 millions d'euros sur deux ans. Un programme qui s'ajoute à celui de 300 millions déjà consentis ces trois dernières années.

Conséquence directe de cette réorientation: le créateur de la saga "Assassin's Creed" prévoit désormais une perte opérationnelle d'un milliard d'euros sur son année fiscale 2025-2026. "Je suis très inquiet sur l'état de santé du groupe", a confié à l'AFP Cédric (nom modifié à sa demande), salarié au studio parisien d'Ubisoft.

Climat social tendu

"Je peux comprendre l'idée d'aller sur un modèle plus soutenable financièrement, mais ça se fait au prix de beaucoup de licenciements et de fermetures de studios", s'inquiète-t-il. Un destin qu'ont connu ces dernières semaines ceux de Stockholm et d'Halifax, tandis que le groupe a mené des restructurations chez Ubisoft Abu Dhabi, Redlynx (Finlande) et Massive (Suède).

Le numéro un français, qui compte environ 17'000 salariés dans le monde, s'est séparé de plus de 3000 employés ces dernières années. Si les studios français ont été épargnés jusque-là, le climat social pourrait se tendre très rapidement, la direction ayant également indiqué qu'elle souhaitait réduire drastiquement le télétravail.

"Revenir à cinq jours par semaine, avec la vie de famille et l'organisation parentale, c'est impossible aujourd'hui d'imaginer ça", souffle Cédric. Plusieurs grèves avaient paralysé les studios en France en 2024 pour défendre notamment le travail à distance. Le syndicat Solidaires Informatique a d'ailleurs appelé les salariés français au débrayage dès jeudi matin.

Sur le long terme, rassembler ses studios par expertise est toutefois "une excellente idée", juge Laurent Michaud, économiste du secteur, car "Ubisoft mise sur son premier atout: ses talents" individuels. Quitte à sacrifier certains projets, jugés pas assez bons ou rentables, comme "Prince of Persia".

"C'est arrivé plusieurs fois chez Ubisoft et d'autres éditeurs majeurs de tuer des jeux parce que le projet n'avance pas", souligne M. Michaud, d'autant que ce jeu d'aventure ne correspond plus totalement à ce qu'attend le marché du jeu vidéo en 2026, qui fait la part belle aux jeux de tir, de sport ou jouables à plusieurs.

Mode "survie"

Mais d'autres projets ont eu la vie sauve: "Beyond Good & Evil 2", en gestation depuis près de 20 ans, continue son développement, indique Ubisoft. Car annuler des jeux, "c'est jeter beaucoup d'argent à la poubelle", observe Lionel Melka, associé chez Swann Capital. "Ca va faire beaucoup de dommage à leur réputation" car "il y a un aspect affectif très fort" entre les joueurs et certaines sagas populaires.

Pour lui, cette décision radicale montre qu'Ubisoft est désormais "en mode survie". Il craint de voir le groupe plonger un peu plus dans "une spirale où plus ça va mal, plus les gens partent". Pour autant, aucun acteur du secteur ne souhaite voir le géant français tomber.

"L'écosystème du jeu vidéo en France doit énormément à Ubisoft", souligne M. Michaud, "ce serait une très mauvaise nouvelle s'il n'arrivait pas à s'en sortir." Car derrière les plus beaux succès tricolores de ces dernières années, à commencer par le succès surprise de 2025 "Clair Obscur: Expedition 33", se cachent bien souvent d'anciens salariés du géant français.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Suisse

Un fonds climat est irresponsable, selon l'UDC, le PLR et le Centre

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L'initiative des Vert-e-s et du PS a été déposée le 22 février 2024 (archives). (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

L'alliance "Non à un fonds climat", composée de l'UDC, du PLR, du Centre, d'economiesuisse et de l'usam, se lance dans la campagne contre l'initiative de la gauche, en votation le 8 mars. Elle rejette un projet "irresponsable, excessivement coûteux et extrême".

L'initiative populaire du PS et des Vert-e-s demande que la Confédération crée un fonds climat et l'alimente par un versement annuel de 0,5 à 1% du PIB jusqu'en 2050.

Un tel projet dépasse largement les possibilités financières de la Confédération, avance jeudi l'alliance dans un communiqué. La Confédération serait contrainte de dépenser jusqu'à 200 milliards de francs. Cela aurait pour conséquence une hausse massive des impôts pour la classe moyenne et des mesures d'économies drastiques.

Le financement d'un tel fonds conduirait à moins d'argent pour la santé, la sécurité, les prestations sociales, la formation, les infrastructures ou l'agriculture, avertissent encore les opposants. Ces économies se feraient directement sur le dos de la population.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Accord US-CH: négociations à Berne annoncées "dès que possible"

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Le président de la Confédération Guy Parmelin a rencontré son homologue américain Donald Trump mercredi en fin de journée à Davos. (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le premier cycle de négociations sur l'accord tarifaire entre les Etats-Unis et la Suisse aura lieu à Berne "dès que possible", a déclaré le président de la Confédération Guy Parmelin, à l'issue de discussions en marge du WEF.

"Le premier cycle de négociations au niveau technique aura lieu à Berne dès que possible", a écrit le Vaudois jeudi sur X.

Le conseiller fédéral s'est entretenu plus tôt avec le représentant américain au commerce Jamieson Greer en marge du Forum économique mondial (WEF). La discussion a été "très constructive", a-t-il dit.

Cet échange intervient au lendemain d'un discours offensif tenu par le président américain Donald Trump au Centre des Congrès. Ce dernier a à nouveau agité les droits de douane visant la Suisse, alors que les deux pays se sont entendus en novembre sur des taxes de 15%, et plus de 39%.

Un accord doit encore être formellement adopté d'ici au 31 mars pour sécuriser le deal. Les deux hommes se sont rencontrés après le discours fleuve de l'Américian. Les discussions ont été décrites par M. Parmelin comme "courtoises mais fermes".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Les autorités lèvent l'évacuation de Brienz (GR) dès lundi

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Brienz (GR) était évacué depuis 62 semaines en raison des éboulements qui y sont survenus et du risque, entretemps écarté, de destruction du village (archives). (© KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER)

Les villageois de Brienz (GR) vont pouvoir rentrer chez eux dès lundi. Après plus d'un an d'évacuation due à des éboulements, ils pourront à nouveau y habiter. La commune d'Albula a annoncé jeudi la levée de l'évacuation et de l'interdiction d'accès.

"La menace aiguë provenant de la zone d'éboulement au-dessus du village s'est réduite si fortement depuis la coulée de gravats de la fin novembre 2025 qu'un séjour permanent au village est redevenu sûr", écrit la commune grisonne dans son nouveau bulletin. Les mouvements de roche s'y sont calmés.

Le village longtemps menacé de Brienz retourne donc en phase "verte" après une évacuation qui a duré 62 semaines. Les villageois pourront à nouveau y habiter et les surfaces agricoles y être exploitées. La ligne de Carpostal 183, reliant Lenzerheide (GR) à Davos (GR), circulera à nouveau via Brienz à partir de lundi.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Pas d'obstacle avec le Conseil de la paix (enquêteurs onusiens)

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Les trois membres de la Commission d'enquête internationale sur Israël et les territoires palestiniens vont se pencher ces prochains mois sur les violations des droits humains depuis le cessez-le-feu dans la bande de Gaza et sur les dommages corporels. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le nouveau Conseil de la paix n'affectera pas les enquêteurs mandatés à l'ONU sur Israël et les territoires palestiniens. "Nous ne pouvons pas y trouver quelque chose qui puisse empêcher le travail de cette Commission", a dit jeudi le président de celle-ci à Genève.

"Nous nous attendons à ce que le plan de paix considère les intérêts de toutes les personnes dans les zones de conflit", a affirmé à la presse Srinavasan Muralidhar. Pour la Commission d'enquête internationale, le nouveau Conseil de paix, piloté par le président américain Donald Trump et désormais avec une portée plus large que les territoires palestiniens, ne change pas son mandat.

Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a demandé aux enquêteurs de mener des investigations sur les violations des droits humains en Israël et dans les territoires palestiniens. Dans un précédent rapport avant le renouvellement de deux de ses trois membres, la Commission avait conclu qu'un génocide avait été perpétré dans la bande de Gaza.

Dans les prochains mois, elle veut dialoguer avec les autorités israéliennes, qui refusent de lui donner un accès à la région, et palestiniennes tout comme avec les ONG, a précisé M. Muralidhar. Les dommages corporels et la situation des enfants seront notamment investigués.

Le président de la Commission a dénoncé la destruction des bureaux de l'Agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) à Jérusalem-Est. Mais selon lui, il ne faudrait pas que l'Etat hébreu pense que cette situation empêchera cet acteur de poursuivre ses efforts.

Son collègue Chris Sidoti, qui siégeait déjà dans la précédente Commission, a répété à Israël ses responsabilités conformément aux Conventions de Genève dans cette affaire. "Je n'ai aucune illusion sur les tâches difficiles auxquelles nous sommes confrontés actuellement, davantage que celles que nous avons eues auparavant", affirme aussi l'Australien.

"Mais davantage encore, je n'ai aucune illusion sur les demandes qui nous seront formulées pour savoir ce qui a lieu réellement sur le terrain". La Commission va notamment se pencher sur les violations observées ces derniers mois depuis le cessez-le-feu.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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