La réduction des financements menace la santé de près de 13 millions de personnes déplacées, a averti l'ONU vendredi, ajoutant que l'incertitude financière avait déjà un impact sur les réfugiés vulnérables.
Pour le HCR, l'agence des Nations unies pour les réfugiés, la situation est profondément inquiétante et pourrait avoir de graves conséquences cette année sur les réfugiés et les pays qui les abritent.
Les organisations humanitaires du monde entier sont ébranlées depuis que le président américain Donald Trump a repris ses fonctions en janvier, mettant en avant un programme anti-réfugiés et anti-migrants et gelant immédiatement la plupart des financements de l'aide étrangère américaine.
Les Etats-Unis sont le principal donateur du HCR, représentant plus de 40% du total des contributions reçues.
Le porte-parole du HCR, William Spindler, a indiqué que les autres principaux donateurs traditionnels réduisaient également leur financement.
"La réalité est que cette incertitude sur le financement aura, et a déjà, un impact sur certaines des personnes les plus vulnérables de la planète: les réfugiés", a-t-il déclaré à des journalistes.
"Sans ressources adéquates, on estime que 12,8 millions de personnes déplacées, dont 6,3 millions d'enfants, pourraient être privées d'interventions sanitaires vitales en 2025", a déclaré Allen Maina, responsable de la santé publique au HCR.
Malnutrition
Environ un million de réfugiés rohingyas au Bangladesh sont confrontés à une grave crise sanitaire, le gel des financements menaçant l'accès aux services médicaux, a-t-il notamment fait valoir.
Au Burundi, la suspension des programmes de nutrition dans plusieurs camps signifie que des milliers d'enfants réfugiés de moins de cinq ans risquent de ne pas recevoir de traitement adéquat contre la malnutrition, a ajouté Allen Maina.
En République démocratique du Congo (RDC), le budget santé 2025 du HCR a été réduit de 87% par rapport à 2024. "Les conséquences sanitaires des réductions de financement devraient (y) être dévastatrices, exposant plus de 520'000 réfugiés à un risque accru de maladies infectieuses et de décès", a souligné M. Maina.
En Egypte, tous les traitements médicaux du HCR pour les réfugiés ont été suspendus, à l'exception des procédures d'urgence vitales.
L'estimation de 12,8 millions de personnes déplacées privées de soutien sanitaire est basée sur une enquête menée par l'équipe de santé du HCR dans toutes les opérations où l'agence dispose de programmes de santé.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp