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Culture

Un Salon du livre décentralisé et intimiste a séduit le public

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© Salon du livre en ville / Pierre Albouy
Le Salon du livre en ville a fermé ses portes dimanche après une nouvelle édition intimiste et éparpillée à travers Genève. Une centaine d'auteurs, artistes et intervenants ont participé à cette édition qui "a séduit le public", selon les organisateurs.

Parmi les temps forts, un hommage a été rendu à Blaise Ndala, récompensé par le prix Kourouma pour son roman "Dans le ventre du Congo". Avec ce roman "incisif", l'auteur congolais "embrasse, d'un siècle à l'autre, la question de l'équation coloniale" écrivent les organisateurs dans un communiqué publié dimanche.

Invitée d'honneur, l'écrivaine Maylis de Kerangal a de son côté "porté haut et fort la thématique de la traduction sous toutes ses formes à travers les formats originaux du livre en conversation teintés de musique et de danse".

Durant ces quatre jours, l'entrée était gratuite. Une inscription et un certificat sanitaire étaient toutefois nécessaires.

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Culture

Soleure: Prix d’honneur décerné au journaliste Michael Sennhauser

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Le critique de cinéma Michael Sennhauser, devant son home cinéma à Bâle. (© Keystone/GEORGIOS KEFALAS)

Le Prix d’honneur des 61e Journées de Soleure, doté de 10'000 francs, est attribué au journaliste de cinéma Michael Sennhauser, figure marquante en Suisse alémanique. Le prix lui sera remis le 22 janvier.

Michael Sennhauser écrit sur le cinéma, et en particulier sur le cinéma suisse, depuis plus de trente ans, indiquent mercredi les Journées de Soleure. "Grâce à ses connaissances, à sa finesse analytique et à sa passion pour le cinéma, il a su transmettre son enthousiasme pour le cinéma suisse à un large public", lit-on plus loin.

En retraite anticipée depuis 2024, Michael Sennhauser a été pendant 26 ans critique cinéma sur la radio alémanique SRF 2 Kultur. Parallèlement à ce travail, il a été coresponsable de la Semaine de la critique du Festival du film de Locarno, ainsi que, entre autres, rédacteur à la Sonntagszeitung, collaborateur indépendant à la NZZ, sans oublier la présidence de l’Association suisse des journalistes cinématographiques.

Bien qu’à la retraite, il écrit sur son blog de critique de cinéma "Sennhausers Filmblog" et reste engagé comme membre de la commission Fiction de la Zürcher Filmstiftung.

Importance du journalisme culturel

Avec cette distinction, les Journées de Soleure entendent "souligner l’importance d’un journalisme culturel fort et indépendant". A cette occasion, durant le festival qui se tiendra du 21 au 28 janvier, un hommage à la critique cinématographique sera rendu à travers un podcast quotidien animé par Michael Sennhauser lui-même, en collaboration avec de jeunes journalistes indépendants et Radio Bern RaBe.

Le Prix d’honneur, offert par la fondation BK Atlantis, est décerné depuis 2003 à des personnalités qui se distinguent par leur contribution à la culture du cinéma en Suisse.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

La comédienne genevoise Claude-Inga Barbey est décédée

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Claude-Inga Barbey a participé à la Revue genevoise depuis 2021. Elle y incarnait notamment Manuela, une femme de ménage au franc-parler grinçant et à l'accent chantant (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Claude-Inga Barbey n’est plus. La comédienne genevoise est décédée samedi des suites d’un cancer. Elle avait 64 ans. Pour Frédéric Hohl producteur de la Revue genevoise, le dernier spectacle qu'elle a co-écrit et mis en scène, c'est une grande artiste et une amie qui nous quitte.

L’autrice et humoriste était notamment connue pour son personnage Manuela, une femme de ménage au franc-parler grinçant qu'elle avait créé mais aussi pour avoir incarné Monique du couple “Bergamote”. Pour Frédéric Hohl producteur de la Revue genevoise, le dernier spectacle qu'elle a co-écrit et mis en scène, on perd une grande artiste et une amie.

Frédéric HohlProducteur de la Revue genevoise

Claude-Inga Barbey est née à Genève où après une petite enfance compliquée, elle a suivi l'école supérieure d'art dramatique. Après avoir participé à des émissions radio et télé (Les Dicodeurs, Cinq sur cinq et Le Fond de la corbeille), elle crée avec le comédien Patrick Lapp le couple de Monique et Roger dans l'émission Bergamote.

Cette épopée conjugale sur les planches fait un carton en Suisse romande et ensuite à Paris. Le duo, qui met en lumière avec lucidité et humour les petits travers du couple, fait même l'objet d'une série au Québec, "Un gars, une fille", qui sera adaptée en France avec Jean Dujardin et Alexandra Lamy.

Polémique

Dans les années 2000, Claude-Inga Barbey crée avec la comédienne Doris Ittig "Vu sous cet angle", des sketchs à succès dans lesquels elle incarne une psychologue qui dialogue avec sa patiente. Le format fonctionne très bien, mais tourne court après des polémiques.

La comédienne essuie en effet de vives critiques après un sketch sur la fluidité de genre et un autre où elle imitait l'accent chinois. Taxée de transphobe et de raciste, Claude-Inga Barbey est profondément affectée. "Ces attaques des bien-pensants ont été le pire moment de sa vie", se souvient son ami Frédéric Hohl.

La Revue

Après une période de déprime, elle revient sur le devant de la scène avec la Revue genevoise dès 2022. Son personnage piquant de Manuela fait mouche auprès du public genevois. Déjà affaiblie par la maladie, elle n'était pas sur scène pour la dernière édition, mais avait co-écrit le spectacle avec le comédien Laurent Deshusses.

Claude-Inga Barbey a aussi joué dans de nombreux théâtres en Suisse romande et tourné pour le cinéma. Elle a écrit et adapté plusieurs pièces et rédigé des livres, dont "50 nuances de regrets". Elle avait quatre enfants.

Avec Keytone-ats

 

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Culture

Décès du maître du cinéma hongrois Béla Tarr

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Bela Tarr, qui recevait ici un prix pour l'ensemble de son oeuvre en 2023 à Berlin, est décédé à l'âge de 70 ans (Archives). (© KEYSTONE/DPA/ANNETTE RIEDL)

Le légendaire cinéaste hongrois Béla Tarr, connu pour ses plans-séquences et ses films en noir et blanc dépeignant des paysages désolés, est décédé mardi à l'âge de 70 ans.

Son décès a été annoncé par le réalisateur Bence Fliegauf à l'agence de presse nationale MTI, au nom de la famille.

"C'est avec une profonde tristesse que nous annonçons que le réalisateur Béla Tarr est décédé tôt ce matin après une longue et grave maladie", a également déclaré l'Association des cinéastes hongrois dans un communiqué.

Le maître du cinéma hongrois est connu pour son oeuvre souvent sombre, dont "Satantango" (Le tango de Satan, 1994), une fresque de sept heures sur l'effondrement du communisme en Europe de l'Est et son déclin matériel et spirituel, adapté du roman du lauréat du prix Nobel de littérature Laszlo Krasznahorkai, avec lequel il a fréquemment collaboré.

Il a également porté à l'écran une adaptation du roman de 1989 de l'écrivain, "La mélancolie de la résistance", qui se déroule aussi dans un lieu désolé de l'ère communiste, dans son film "Werckmeister Harmonies", présenté au festival de Cannes en 2000.

Béla Tarr "a créé des couleurs en les faisant disparaître, car dans ses grands films il a tenté de parler en pécheur qui, malgré tous ses péchés, doit encore être aimé", avait déclaré M. Krasznahorkai lors d'un banquet après la remise de son prix Nobel en 2025, exprimant sa gratitude envers le cinéaste.

"Libre"

Né le 21 juillet 1955 dans la ville universitaire de Pecs, dans le sud de la Hongrie, Béla Tarr a tourné son premier film amateur sur des travailleurs roms à l'âge de seize ans, laissant déjà poindre son engagement social.

Six ans plus tard, en 1977, il réalisait son premier long métrage, Nid familial, avec le soutien d'un studio de cinéma expérimental, le Bela Balazs, à Budapest, où il a suivi une formation de réalisateur.

Il est l'auteur du premier long métrage indépendant hongrois, "Damnation", projeté au Festival international du film de Berlin en 1988, film qu'il a coécrit avec Laszlo Krasznahorkai, marquant le début de leur longue collaboration et amitié.

"J'ai eu la chance de trouver mon chemin pour survivre : faire des films, c'est mon truc à moi", déclarait-il en 2005 au journal français Le Figaro.

Celui qui était souvent présenté comme "le Tarkovski hongrois" a tourné au total une dizaine de films, dont "Macbeth" en 1982, "Damnation" en 1988 et "L'Homme de Londres" en 2007, adapté d'un roman du Français Georges Simenon.

Après son dernier long métrage, "The Turin Horse", en 2011, il avait annoncé prendre sa retraite, ne réalisant par la suite que deux courts métrages, préférant désormais enseigner le cinéma en Hongrie, en Allemagne et en France.

"J'avais fait tout ce que je voulais", confiait-il à l'hebdomadaire hongrois HVG en 2019.

Grand fumeur, Béla Tarr plaisantait dans la même interview sur ses futures funérailles, en se demandant si une entreprise de tabac ou l'État hongrois les paierait.

Car il était aussi un virulent critique du Premier ministre nationaliste Viktor Orban, revenu au pouvoir en 2010. "Trump est la honte des États-Unis. M. Orban est la honte de la Hongrie. Marine Le Pen est la honte de la France", avait-il déclaré au magazine Slate en 2016.

L'an dernier, il avait lu la Déclaration universelle des droits de l'Homme pour ouvrir le mois de la Pride à Budapest, après la tentative de M. Orban d'interdire la marche des fiertés au nom de la "protection de l'enfance".

"L'homme le plus libre que j'aie connu est mort", a réagi le maire de Budapest, Gergely Karácsony, sur Facebook, saluant l'amour de Béla Tarr pour "ce qui est essentiel chez l'être humain : la dignité humaine".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Une bataille après l'autre, meilleur film aux Critics Choice Awards

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L'équipe de "Une bataille après l'autre" autour de Leonardo DiCaprio et Paul Thomas Anderson (à droite). (© KEYSTONE/AP/Chris Pizzello)

Le film "Une bataille après l'autre", avec Leonardo Di Caprio, a remporté les prix de meilleur film, meilleur réalisateur pour Paul Thomas Anderson et meilleur scénario adapté aux Critics Choice Awards. Cette cérémonie ouvre la saison des récompenses hollywoodiennes.

Le thriller politique parle d'un groupe de militants de gauche se voyant comme un mouvement révolutionnaire et essentiellement dirigé par des femmes noires.

L'acteur franco-américain Timothée Chalamet a marqué des points pour les Oscars en remportant le prix du meilleur acteur pour "Marty Supreme", réalisé par Josh Safdie, dans lequel il incarne un champion de tennis de table des années 1950 rongé par ses ambitions.

"Josh, tu as créé l'histoire d'un homme imparfait avec un rêve auquel on peut s'identifier", a déclaré Timothée Chalamet. "Et tu n'as pas fait la leçon au public sur ce qui est bien ou mal, et je pense que nous devrions tous raconter des histoires comme celle-ci, alors merci pour ce rêve", a-t-il ajouté.

Agé de 30 ans, Timothée Chalamet n'a jamais caché son ambition de remporter plusieurs Oscars. Il est désormais le favori de la cérémonie qui se tiendra le 15 mars.

Jessie Buckley primée

Jessie Buckley a été désignée meilleure actrice pour son rôle d'épouse du dramaturge William Shakespeare dans le drame historique "Hamnet".

Le film de vampires "Sinners" était le favori de ces récompenses avec 17 nominations. Il en a remporté quatre, dont celle du meilleur jeune acteur pour Miles Caton, âgé de 20 ans. Le remake d'horreur "Frankenstein" de Guillermo del Toro a notamment remporté le prix du meilleur acteur dans un second rôle pour Jacobi Elordi, qui incarne le monstre.

Dans les catégories consacrées aux productions télévisées, c'est la série Netflix "Adolescence" qui a été désignée meilleure mini-série. Le prix de la meilleure série dramatique est revenue à "The Pitt" et celui de la meilleure série comique à "The Studio".

La cérémonie s'est tenue cette année sur le convoité créneau du premier week-end de l'année, ouvrant la saison des récompenses, et habituellement occupé par les Golden Globes. Ils se tiendront à Beverly Hills le 11 janvier.

Jimmy Kimmel, lauréat du prix du meilleur talk-show, a profité de la cérémonie pour plaisanter sur sa dispute avec le président américain Donald Trump l'année dernière, qui avait conduit à la suspension temporaire de son émission.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Le dessinateur Martial Leiter expose son "paysage fugitif"

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Les paysages fugitifs de Martial Leiter, illustrateur et dessinateur de presse, sont à découvrir dès le 10 janvier et pour un mois à la galerie Richterbuxtorf à Lausanne. (© Keystone/CYRIL ZINGARO)

Dessinateur politique redouté dans les années 70, dessinateur poétique admiré d'un large cercle d'amateurs, le Neuchâtelois Martial Leiter expose ses dessins à la galerie Richterbuxtorf à Lausanne. L'occasion de découvrir, du 10 janvier au 7 février, ses paysages fugitifs saisis depuis la fenêtre d'un train.

Le dessin peut parfaitement fixer un paysage, une nature morte, un corps ou un visage, mais il peut aussi suggérer le mouvement des choses. Après avoir exprimé la majesté immobile de la montagne, dans les "Ombres éblouissantes", Martial Leiter s'est concentré sur l'aspect fugitif du paysage, vu en partie de la fenêtre d'un train.

Ce grand voyageur dit avoir passé la moitié de sa vie dans un wagon. Il dessine ce qu'il voit à travers la vitre, mais aussi ce qu'il ne voit pas, ce qu'il recherche dans ses souvenirs. Son dessin raconte l'improbable, l'évanescent, l'impression laissée par un bouquet d'arbres ou l'embouchure d'un fleuve rapidement disparu.

Née en 1952 à Fleurier (NE) dans le Val-de-Travers, Martial Leiter se fait connaître dans le milieu des années 1970. Dessinateur de presse redouté, il fustige l'armée et la police, l'arrogance des banquiers, les industries polluantes, les bouffonneries de la vie politique. Très vite, il est censuré. Il se tourne alors vers un dessin plus artistique, tout en poursuivant en parallèle la dénonciation des travers de la société.

Un ouvrage, préfacé par Bruno Pellegrino, paru aux Editions Noir-sur-Blanc, accompagne l'exposition.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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