6 minutes avec Adrien Bonny, responsable de projet senior à l'Association pour la sauvegarde du Léman
100 tonnes de plastique terminent, chaque année, dans le lac. L'Association pour la sauvegarde du Léman a présenté ses propositions pour réduire cette pollution. Adrien Bonny, responsable de projet senior à l'ASL, était invité de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.
100 tonnes de plastique se retrouvent dans le lac, chaque année… C’est colossal!
"C'est colossal, oui, mais il ne faut pas avoir peur. On a différentes sources qui ont été identifiées dans le cadre de cette étude de modélisation; les pneus, une trentaine de tonnes, et après on va avoir les peintures de façade, tous les objets qu'on voit au quotidien jetés par le littering, des mégots, des emballages. On va avoir aussi tout le secteur de la construction, avec des mousses, avec des petits objets de chantier qui sont libérés. Surtout ce qui est important de retenir c'est qu'on a une grande partie, plus de 80% de ces déchets qui finissent dans le lac, par le biais des eaux de ruissellement: les déchets se retrouvent sur la chaussée, il pleut, c'est lessivé, ça finit dans les égouts, et on l'oublie bien souvent, mais les eaux des égouts, finissent dans le lac."
Un tiers de cette pollution plastique est dû à de la poussières des pneus. Que fait-on?
"Dans le cadre de cette étude, on a aussi mesuré les trajectoires, le potentiel de réduction à l'horizon 2040, et si on arrive à prendre toutes les mesures, on arrive à réduire de plus de 50% cette pollution liée spécifiquement aux pneus. Il y a plein de solutions, mais on peut faire de la conduite écologique, ça veut dire réduire sa vitesse, c'est-à-dire ne pas freiner trop rapidement, ne pas avoir des voitures trop lourdes, mais surtout privilégier la mobilité douce, le vélo, même s'il y a aussi des pneus, au regard de ce qui est libéré sur un même trajet en voiture, ça ne représente pas grand-chose. Repenser un petit peu notre mode de voyager, et ne pas être seul dans sa voiture, mutualiser l'usage de la voiture quand c'est nécessaire de l'utiliser"
Mais il faut une vraie réponse politique pour que ce soit coordonné et efficace...
"Coordonné, oui avec les politiques, avec nos autorités, mais il y a aussi le rôle du consommateur qui va pouvoir avoir ce rôle en choisissant ce qu'il va aller acheter, qui va justement modifier sa manière de voyager dans le cadre des pneus. Si on parle des emballages à usage unique par exemple, on peut aussi privilégier d'autres produits et après on va pouvoir recevoir quelque part ce qu'on demande, c'est-à-dire des produits qui ont moins de plastique. Il ne faut pas oublier non plus le secteur privé de manière générale de l'automobile dans le cas présent, mais il faut que ces secteurs aussi agissent, fassent de l'éco-conception, privilégient des produits qui vont tendre vers une économie circulaire, donc voilà, c'est tous les acteurs qui doivent aujourd'hui se mettre autour d'une table, doivent prendre des décisions, des mesures pour pouvoir diminuer cette contamination".
Avec IA.
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