Rejoignez-nous

International

Les USA jugent le moment venu de mettre fin à la guerre à Gaza

Publié

,

le

"Le Liban est au bord de l'effondrement", a prévenu à Beyrouth la cheffe de la diplomatie allemande, Annalena Baerbock, à la veille d'une conférence internationale sur le pays à Paris. (© KEYSTONE/EPA/STRINGER)

Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a affirmé mercredi que "le moment" était venu de mettre fin à la guerre à Gaza. Il a appelé Israël à éviter "une plus grande escalade" dans sa riposte attendue à l'attaque de missiles iranienne.

Après Israël, l'Américain a poursuivi à Ryad sa tournée visant à contenir l'escalade militaire dans la région, un mois après le début de la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah.

En soirée, au moins dix nouvelles attaques israéliennes ont frappé la banlieue sud de Beyrouth, fief du mouvement islamiste Hezbollah, après un appel lancé par Israël aux habitants d'évacuer plusieurs secteurs. Au moins un ensemble d'immeubles a été détruit et un grand incendie s'est déclenché, a indiqué L'agence de presse libanaise Ani.

Tyr aussi visée

Dans le sud du pays, de nombreuses familles ont fui Tyr, visée mercredi par des attaques après un appel de l'armée israélienne à évacuer des quartiers de cette ville côtière d'environ 14'500 habitants, ancienne cité phénicienne et romaine au riche patrimoine archéologique, où des rues ont été dévastées.

"La situation est très mauvaise, nous sommes en train d'évacuer tout le monde", a dit à l'AFP Mortada Mhanna, qui dirige le centre de gestion de crise local.

"Liban au bord de l'effondrement"

"Le Liban est au bord de l'effondrement", a prévenu à Beyrouth la cheffe de la diplomatie allemande, Annalena Baerbock, à la veille d'une conférence internationale sur le pays à Paris.

Israël affirme vouloir neutraliser le Hezbollah dans le sud du Liban, frontalier de son territoire, et permettre le retour dans le nord d'Israël de 60'000 habitants déplacés par les tirs de roquettes incessants depuis un an.

Base militaire israélienne visée

Bien qu'affaibli, le Hezbollah revendique quotidiennement des tirs de roquettes sur Israël et a affirmé avoir visé mercredi une base militaire près de Tel-Aviv, dans le centre du pays, et deux autres près de Haïfa, dans le nord.

Le mouvement a par ailleurs confirmé la mort dans une attaque israélienne de Hachem Safieddine, successeur pressenti à la tête du mouvement chiite de Hassan Nasrallah, lui-même tué dans la banlieue sud de Beyrouth le 27 septembre.

Plus de 1550 morts

Au moins 1552 personnes ont été tuées au Liban depuis le début de la campagne de frappes aériennes israéliennes le 23 septembre, d'après un décompte de l'AFP basé sur des données officielles.

L'ONU a recensé quelque 800'000 déplacés dans le pays, et selon les autorités libanaises, près de 500'000 personnes ont fui en Syrie.

Un diplomate occidental a affirmé mercredi qu'un déploiement de forces internationales dans le sud du Liban aux côtés de l'armée libanaise avait été évoqué par des pays occidentaux comme une possibilité en cas de cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah.

La visite de M. Blinken dans la région est la onzième depuis le début de la guerre dans la bande de Gaza, qui s'est propagée en septembre au Liban alors que toutes les tentatives de médiation internationale en vue d'un cessez-le-feu ont échoué.

"Plupart des objectifs atteints"

L'Américain a jugé mercredi le "moment" venu de mettre fin à la guerre à Gaza, déclenchée par l'attaque menée par le Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, dernier épisode du long conflit israélo-palestinien.

Selon lui, Israël a atteint "la plupart de ses objectifs stratégiques" dans le territoire palestinien, "avec l'idée de s'assurer que le 7 octobre ne peut plus jamais arriver". Après cette attaque, Israël avait promis de "détruire" le Hamas, au pouvoir à Gaza depuis 2007.

Mardi, M. Blinken avait estimé que la mort de Yahya Sinouar, le chef du Hamas tué par des soldats israéliens le 16 octobre, offrait une "occasion importante de ramener chez eux les otages" emmenés à Gaza le 7 octobre et de "mettre fin à la guerre".

Une source du Hamas a par ailleurs indiqué à l'AFP qu'un haut responsable du mouvement islamiste palestinien était arrivé mercredi à Moscou pour discuter de "l'arrêt" de la guerre.

L'aide n'arrive toujours pas

Le secrétaire d'Etat a également appelé mardi Israël à faciliter l'entrée de l'aide humanitaire dans la bande de Gaza assiégée, relevant des "progrès" en la matière qu'il a jugés insuffisants.

Une source de sécurité a cependant affirmé mercredi que l'armée israélienne était prête pour encore "des mois de combats" à Gaza et au Liban. Israël ne mène pas "une guerre contre Gaza, ni une autre guerre contre le Liban", mais "une guerre contre l'Iran, parfois directement, parfois indirectement, via les alliés de l'Iran", a ajouté cette source.

M. Blinken a estimé "très important qu'Israël réponde d'une façon qui ne crée pas une plus grande escalade", alors que l'Iran se dit déterminé à riposter en cas d'attaque israélienne après le tir de 200 missiles iraniens contre son territoire le 1er octobre.

Avant d'arriver à Ryad, où il a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane, le chef de la diplomatie américaine a appelé Israël à saisir "l'occasion incroyable" de normaliser ses relations avec l'Arabie saoudite. Il doit se rendre jeudi au Qatar.

Vaccination contre la polio reportée

Dans la bande de Gaza, l'Organisation mondiale de la santé a reporté une campagne de vaccination contre la polio qui devait débuter dans le nord du territoire, où l'armée israélienne mène depuis le 6 octobre une nouvelle offensive contre le Hamas.

Elle a invoqué "des bombardements intensifs et ordres de déplacement massif" de la population. Selon la Défense civile, une frappe a fait quatre morts mercredi à Gaza-ville.

Employé de l'Unrwa tué

L'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) a aussi annoncé la mort d'un de ses employés palestiniens dans une attaque israélienne à Khan Younès, dans le sud du territoire palestinien.

L'offensive israélienne lancée à Gaza a tué au moins 42'792 Palestiniens, majoritairement des civils, d'après les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l'ONU.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Séisme en Birmanie: rescapés et secours face aux intempéries

Publié

le

Le tremblement de terre qui a pulvérisé des immeubles et détruit des infrastructures à travers tout le pays a fait 3471 morts et 4671 blessés. 214 personnes restent portées disparues, selon les médias d'Etat. (© KEYSTONE/EPA/NYEIN CHAN NAING)

Les intempéries compliquent dimanche les opérations de secours et aggravent les conditions de vie des rescapés en Birmanie. Près de 3500 personnes ont péri dans le puissant séisme survenu le 28 mars, d'après un nouveau bilan diffusé par les médias d'Etat.

Plus d'une semaine après le séisme de magnitude 7,7, un grand nombre de Birmans sont forcés de dormir dehors ou sous des tentes, soit parce qu'ils n'ont plus de logement, soit de crainte que celui-ci ne s'effondre.

Les fortes pluies qui se sont abattues pendant 45 minutes sur Mandalay samedi soir, ville de plus de 1,7 million d'habitants située près de l'épicentre, ont ajouté au calvaire des habitants qui se sont retrouvés sous l'eau, a rapporté Tun Tun, un responsable du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud).

Crainte d'affaissement de bâtiments

Les précipitations ont baissé en intensité dimanche matin mais devraient se poursuivre en journée, a-t-il indiqué à l'AFP, disant craindre que des bâtiments ne s'affaissent, compliquant le travail des secouristes.

Le tremblement de terre qui a pulvérisé des immeubles et détruit des infrastructures à travers tout le pays a fait 3471 morts et 4671 blessés. 214 personnes restent portées disparues, selon les médias d'Etat.

Chaleur écrasante

Des travailleurs humanitaires alertent sur les risques de propagation de maladies du fait des intempéries et de la chaleur écrasante, alors que les températures devaient atteindre 37° dimanche.

"Nous devons obtenir des tentes et apporter de l'espoir aux survivants qui reconstruisent leurs vies détruites", a appelé le chef des affaires humanitaires des Nations unies, Tom Fletcher, dans une vidéo filmée à Mandalay et publié dimanche sur X.

M. Fletcher s'est entretenu samedi avec les ministres des Affaires étrangères de Thaïlande et de Malaisie en vue d'une "action collective forte et coordonnée" pour aider les secours.

Pays en lambeaux

Selon une estimation des Nations Unies, plus de trois millions de personnes ont été affectées d'une façon ou d'une autre par la catastrophe, qui est venue s'ajouter aux ravages de quatre ans de guerre civile.

Ces années de combats ont laissé l'économie et les infrastructures du pays en lambeaux, ce qui a considérablement entravé l'arrivée de l'aide humanitaire internationale.

La junte militaire au pouvoir a mené des dizaines d'attaques contre des groupes rebelles depuis le séisme, dont au moins 16 depuis une trêve annoncée mercredi, selon les Nations Unies.

Le chef de la junte Min Aung Hlaing a participé jeudi et vendredi à un sommet régional à Bangkok, un rare déplacement à l'étranger ayant soulevé des critiques et provoqué des manifestations.

Toujours des répliques

Des répliques dont une d'une intensité de 4,7 vendredi soir au sud de Mandalay, ont été ressenties à plusieurs reprises cette semaine, selon l'Institut géologique américain (USGS).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Ukraine: trois blessés dans une "attaque de missiles" à Kiev

Publié

le

Selon le maire de Kiev, des missiles russes ont frappé la capitale ukrainienne (archives). (© KEYSTONE/EPA/SERGEY DOLZHENKO)

Au moins trois personnes ont été blessées dans la capitale ukrainienne Kiev, frappée par une "attaque de missiles" et des "explosions", a annoncé dimanche matin le maire de la ville Vitali Klitschko. Des incendies se sont déclarés dans plusieurs quartiers.

"Explosions dans la capitale. La défense aérienne est opérationnelle [...] L'attaque de missile sur Kiev se poursuit", a indiqué l'édile de Kiev en précisant que des équipes paramédicales s'étaient rendues dans au moins trois quartiers de la capitale. Des incendies y ont éclaté et trois personnes au moins ont été "blessées", selon M. Klitschko.

La défense antiaérienne ukrainienne a fait état d'alertes émises pour les régions de Kharkiv, Mykolaïv et Odessa et de "missiles qui ont pénétré par le nord dans la région de Tcherniguiv et qui se dirigent vers le sud".

En réaction, le commandement des forces armées de la Pologne a annoncé qu'en raison de "l'intensité de l'activité de l'aviation de la Fédération de Russie, frappant des cibles dans l'ouest de l'Ukraine, les aviations polonaise et alliées avaient commencé des opérations dans l'espace aérien" polonais.

Nombreux enfants tués à Kryvyï Rig

Samedi, le président ukrainien Zelensky avait dénoncé la "faible" réaction des Etats-Unis à la frappe de vendredi d'un missile russe contre sa ville natale de Kryvyï Rig (centre), qui avait fait 18 morts et 72 blessés, dont nombre d'enfants.

L'ambassadrice américaine en Ukraine, Bridget Brink, s'était dit "horrifiée" par cette "frappe de missile balistique", mais sans en mentionner, dans un premier temps, l'origine russe. M. Zelensky a accusé Washington d'avoir "peur de prononcer le mot 'russe' en parlant du missile".

La frappe est l'une des pires des dernières semaines et a choqué en raison du jeune âge de certaines victimes, de trois à 17 ans.

Les Etats-Unis, qui se sont rapprochés de Moscou depuis l'arrivée au pouvoir de Donald Trump, ont proposé un cessez-le-feu inconditionnel de 30 jours, mais le président américain n'a pu obtenir à ce stade de Moscou qu'un accord pour un cessez-le-feu en mer Noire et un moratoire très flou concernant les frappes sur les infrastructures énergétiques, que les deux parties s'accusent de violer.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

Culture

Singapour: une Britannique décrite comme une arnaqueuse inculpée

Publié

le

La Britannique de 84 ans est devenue célèbre via un documentaire Netflix appelé "Con mum" (archives). (© KEYSTONE/DPA/ALEXANDER HEINL)

Une Britannique de 84 ans, devenue célèbre via un documentaire Netflix appelé "Con mum", a été inculpée samedi par un tribunal de Singapour, selon des documents judiciaires. Dans le documentaire, elle est soupçonnée d'escroquer son fils pâtissier de renom.

Dionne Marie Hanna est sous le coup de cinq chefs d'accusation d'escroquerie à l'encontre de trois personnes, selon ces documents judiciaires.

Dans le documentaire à succès, un récit édifiant de trahison, elle fait irruption dans la vie du chef pâtissier britannique Graham Hornigold en se présentant comme sa mère biologique. Un test ADN indique d'ailleurs dans le documentaire qu'elle est bien la mère biologique du jeune chef.

Dionne Marie Hanna, qui est hospitalisée, a été auditionnée par un tribunal de Singapour via un lien vidéo, selon la chaîne de télévision locale NewsAsia.

Cinq cas au moins

D'après des documents de justice, on lui reproche notamment d'avoir affirmé en début d'année à un homme à Singapour qu'elle faisait partie de la famille royale du micro-Etat de Brunei. Elle lui aurait également dit qu'elle était atteinte d'un cancer en phase terminale et qu'elle voulait lui léguer sa fortune.

La police de Singapour a indiqué vendredi dans un communiqué avoir reçu plusieurs témoignages de victimes présumées après la diffusion du documentaire de Netflix. Selon les premiers éléments de l'enquête, Mme Hanna pourrait être impliquée dans cinq cas d'escroquerie au moins, impliquant une somme totale de plus de 200'000 dollars.

Afin d'investir et recevoir des fonds d'héritage, elle demandait à ses victimes de transférer de l'argent "pour les frais légaux et l'ouverture de comptes bancaires à l'étranger", a expliqué la police. Certaines victimes ont fait plusieurs transferts d'argent.

Mme Hanna sera à nouveau entendue par le tribunal de Singapour le 11 avril.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Londres accuse Israël d'avoir refoulé deux députés britanniques

Publié

le

Selon la télévision Sky News, les parlementaires, deux femmes, ont été refoulés à l'aéroport Ben Gourion, proche de Tel-Avi (archives). (© KEYSTONE/AP/ARIEL SCHALIT)

Le ministre britannique des affaires étrangères David Lammy a accusé Israël dans la nuit de samedi à dimanche d'avoir refoulé deux députés travaillistes à leur entrée à l'aéroport international de l'Etat hébreu. Ils participaient pourtant à un voyage officiel.

"Il est inacceptable, contre-productif et profondément inquiétant que deux membres du Parlement britannique, dans le cadre d'une délégation parlementaire en Israël, aient été interpellés et se soient vu refuser l'entrée par les autorités israéliennes", a tonné sur le réseau social X le chef de la diplomatie britannique.

"J'ai fait clairement savoir à mes homologues au sein du gouvernement d'Israël que cela n'était pas une manière de traiter des parlementaires britanniques avec qui nous sommes en contact et à qui nous apportons notre soutien", a insisté M. Lammy.

Le ministre a rappelé que "le gouvernement du Royaume-Uni restait focalisé sur une reprise du cessez-le-feu et des négociations pour stopper l'effusion de sang, ainsi que sur la libération des otages et la fin du conflit dans la bande de Gaza". Aucun détail supplémentaire n'a été dévoilé par la diplomatie britannique.

Enquête sur les forces israéliennes

S'appuyant sur un communiqué du ministère israélien de l'immigration cité par la télévision Sky News, The Guardian indique que les parlementaires sont deux femmes, Yuan Yang et Abtisam Mohamed, refoulées à l'aéroport Ben Gourion, proche de Tel-Aviv, car soupçonnées d'avoir voulu "documenter les activités des forces de sécurité [israéliennes] et diffuser une haine contre Israël".

Mercredi dernier, le sous-secrétaire d'Etat britannique aux affaires étrangères Hamish Falconer, avait dénoncé l'élargissement d'opérations militaires d'Israël dans la bande de Gaza, se disant "profondément préoccupé" par la reprise des hostilités.

"La politique du gouvernement britannique et celle du gouvernement israélien diffère. Ces divergences persisteront jusqu'à ce que nous retrouvions la voie d'une solution à deux Etats", avait déclaré M. Falconer devant la commission des affaires étrangères du Parlement britannique.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Etats-Unis: manifestations contre la politique de Trump et Musk

Publié

le

Des milliers de manifestants étaient réunis samedi à Washington pour protester contre la politique de Donald Trump. (© KEYSTONE/AP/Jose Luis Magana)

Des milliers d'Américains manifestent samedi à travers les Etats-Unis contre la politique de Donald Trump, y compris à Washington, pour la première mobilisation d'ampleur depuis le retour au pouvoir du républicain en janvier.

Une série de mouvements citoyens de gauche appellent à manifester dans tout le pays contre ce qu'ils qualifient d'"accaparement du pouvoir" par le président républicain.

Un des principaux rassemblements se déroule au National Mall, immense esplanade entre le Capitole et l'obélisque du Washington Monument, à quelques encablures de la Maison Blanche, dans une atmosphère bon enfant.

Des milliers de personnes y étaient rassemblées depuis la mi-journée, brandissant des pancartes avec des messages comme "pas touche à la Sécurité sociale" ou "le fascisme est arrivé", ainsi que des drapeaux américains à l'envers - à l'origine un signal de détresse dans l'armée devenu un signe de protestation politique -, ont constaté des journalistes de l'AFP.

"Ils sont en train d'abattre la démocratie", a déclaré à l'AFP, en référence à Donald Trump et Elon Musk, Margie, 64 ans, une retraitée de la fonction publique, portant une cagoule tricotée rose et turquoise évoquant un masque à gaz.

"La démocratie n'est pas à vendre"

"C'est extrêmement inquiétant de voir tout ce qui arrive à nos institutions, et l'équilibre des pouvoirs complètement bouleversé sur tous les plans, de l'environnement aux droits individuels", a déclaré à l'AFP Jane Ellen Saums, 66 ans, qui travaille dans l'immobilier à Fairfax, près de Washington.

Outre les importants contingents de retraités, en particulier de la fonction publique, affluaient de nombreux jeunes, y compris des parents avec leurs enfants. "La démocratie n'est pas à vendre", pouvait-on lire sur une pancarte brandie par un jeune père avec son jeune fils dans une poussette.

Plusieurs ténors démocrates ont pris la parole lors de cette manifestation. "Aucune personne dotée d'un sens moral ne veut d'un dictateur sabotant l'économie qui connaît le prix de tout et la valeur de rien", a ainsi déclaré l'élu de la Chambre des représentants Jamie Raskin.

"Bas les pattes"

Depuis son retour à la Maison Blanche le 20 janvier, Donald Trump invoque la légitimité populaire pour justifier son interventionnisme tous azimuts, au nom d'une conception maximaliste des prérogatives de l'exécutif.

"Donald Trump et Elon Musk pensent que ce pays leur appartient. Ils prennent tout ce sur quoi ils peuvent faire main basse et mettent le monde au défi de les arrêter", peut-on lire dans un communiqué publié sur le site d'un des mouvements organisateurs de la manifestation, Indivisible. "Samedi 5 avril, nous descendons dans la rue dans tout le pays pour résister avec un message clair: bas les pattes!", affirme-t-il.

Les démocrates "se dégonflent"

Parmi les griefs d'une partie de la population figurent les coupes dans les aides sociales, l'éducation ou la recherche, ainsi que les licenciements de milliers de fonctionnaires.

Beaucoup d'électeurs démocrates reprochent à leur parti d'être inaudible ou impuissant face aux coups de boutoir de l'administration Trump.

Abbott Sherwin, un étudiant de 19 ans de Caroline du Nord (sud-est) venu manifester à Washington avec son père, a déploré "une grande déconnexion" entre les élus démocrates et les jeunes. "Beaucoup, surtout parmi les plus progressistes, pensent que le parti démocrate se dégonfle, essaie d'être trop modéré et ne défend pas vraiment nos droits", a-t-il souligné.

A New Yok, où l'affluence était également significative, une manifestante qui travaille dans l'éducation supérieure, Rachael Nevins, s'est dite "très inquiète par les attaques contre la connaissance", en particulier des gels de bourses pour les chercheurs et les étudiants.

Des manifestations similaires se sont tenues samedi à travers le monde, notamment à Berlin, Paris, Rome et Londres.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

Derniers titres

EASY LOVER

PHIL COLLINS

10:14

I WANT YOUR SEX

GEORGE MICHAEL

10:10

DO YOU REALLY WANT TO HURT ME

CULTURE CLUB

10:06

Publicité

L'info en continu

CultureIl y a 52 minutes

Genève: visiter les archives entre midi et deux heures

A Genève, les Archives d'Etat (AEG) invitent le public à découvrir des pièces historiques célèbres, insolites ou méconnues lors des...

CultureIl y a 52 minutes

Genève: visiter les archives entre midi et deux heures

A Genève, les Archives d'Etat (AEG) invitent le public à découvrir des pièces historiques célèbres,...

InternationalIl y a 1 heure

Séisme en Birmanie: rescapés et secours face aux intempéries

Les intempéries compliquent dimanche les opérations de secours et aggravent les conditions de vie des...

EnvironnementIl y a 1 heure

Trop de restrictions font reculer la culture du colza

De plus en plus de producteurs abandonnent la culture du colza, car ils n'ont pas...

InternationalIl y a 5 heures

Ukraine: trois blessés dans une "attaque de missiles" à Kiev

Au moins trois personnes ont été blessées dans la capitale ukrainienne Kiev, frappée par une...

CultureIl y a 6 heures

Singapour: une Britannique décrite comme une arnaqueuse inculpée

Une Britannique de 84 ans, devenue célèbre via un documentaire Netflix appelé "Con mum", a...

InternationalIl y a 8 heures

Londres accuse Israël d'avoir refoulé deux députés britanniques

Le ministre britannique des affaires étrangères David Lammy a accusé Israël dans la nuit de...

Suisse RomandeIl y a 14 heures

L'autoroute A1 rouverte en direction d'Yverdon-les-Bains

Fermée depuis 14h45, l'autoroute A1 est à nouveau ouverte depuis 20h, entre l'échangeur d'Essert-Pittet et...

SportIl y a 14 heures

Super League: Lausanne-Sport bat Sion dans les arrêts de jeu

Le Lausanne-Sport a remporté in extremis 2-0 le derby de la 31e journée de Super...

InternationalIl y a 14 heures

Etats-Unis: manifestations contre la politique de Trump et Musk

Des milliers d'Américains manifestent samedi à travers les Etats-Unis contre la politique de Donald Trump,...