Battus Nyon (70-76), les Lions de Genève semblent être dans une impasse. Ce 3e revers de suite a entraîné une décision immédiate des dirigeants du club: ils ont limogé l'entraîneur Alain Attalah peu de temps après le match.
C'est la défaite de trop, celle qui fait vraiment mal. La troisième en une semaine. Après celle à Lugano (81-92), celle face à Boncourt (84-93) et enfin la désillusion face au BBC Nyon (70-76). Et surtout, les Lions de Genève perdu tour à tour contre le huitième, le neuvième et le dixième.
Autographes et selfies
Pourtant, rien ou presque ne transparaît à première vue, les mille cent spectateurs présents ne semblent pas leur en vouloir; les joueurs, à commencer par le capitaine Bryan Colon font des selfies et signent des autographes à tour de bras. Mais en coulisse, c'est la grogne.
Séance de crise
Les dirigeants convoquent une séance de crise. L'entraîneur Alain Attalah quitte les lieux rapidement sans se retourner. Peu de temps après, la nouvelle tombe: le coach égyptien est demis de ses fonctions avec effet immédiat. C'est le président Ognjen Kapetanovic l'annonce dépité: c'est la première dans l'Histoire des Lions de Genève nés voilà treize ans bientôt de la fusion des Geneva Devils (hébergés par Champel) et d'MGS/Grand-Saconnex qu'ils concèdent trois défaites de suite. A l'entendre, c'est ce qui a rendu le limogeage inévitable. En coulisse, on murmure que c'est plus facile de se séparer d'un entraîneur que d'une bonne dizaine de joueurs.
Lions dominés au rebond
Mais revenons au match. Sur le parquet, les Lions ont été dominés en première mi-temps avant de refaire progressivement surface en seconde. Ils ont repris l'avantage à la marque au début du quatrième quart. Mais ils n'ont jamais réussi à prendre plus d'un point d'avance. Des mauvais choix, tirs à trois points tentés trop facilement notamment, puis la difficulté de s'imposer au rebond (24-41). A titre d'exemple, le pivot américain du Pommier Keith Clanton n'en a capté que six contre dix à Jeremy Jaunin (170 cm), meneur de jeu genevois de l'équipe de La Côte.
Le capitaine Bryan Colon, évidemment désabusé, a pris le temps de réfléchir avant de s'exprimer (les dirigeants n'avaient pas encore communiqué leur décision à ce moment-là).
Attendre d'être menés de 15 points pour jouer collectif, ça ne va pas. Bryan Colon
Fait surprenant, malgré la présence d'une douzaine de joueurs sur le bande et un effectif qualitativement supérieur à la moyenne, les Lions ne sont pas en mesure de prendre le dessus sur leurs adversaires. Une explication à cela: l'individualisme. Vouloir multiplier les exploits n'aboutit à rien: "si on attend d'être mené de quinze points pour commencer à miser sur le jeu collectif, ça ne fonctionne pas dans ce championnat où tout le monde peut battre tout le monde."
Bryan Colon
Capitaine des Lions de Genève
Bryan ColonCapitaine des Lions de Genève
Bryan ColonCapitaine des Lions de Genève
Pas question de baisser les bras
A titre personnel, le Lausannois ressent de la frustration, mais il n'entend pas baisser les bras.
On prend les mêmes... La SBL reprend ses droits dès samedi avec trois matches, et deux favoris pour le titre: les Lions de Genève et Fribourg Olympic.
La saison passée, c'est un petit cataclysme qui s'est produit dans le monde du basket helvétique. Sextuples champions de Suisse en titre, Fribourg Olympic et Elfic Fribourg ont abandonné leur couronne aux Lions de Genève et au BBC Nyon féminin.
Doit-on s'attendre à une nouvelle ère, ou les clubs fribourgeois vont-ils reprendre leur bien? Au vu des contingents, les deux finalistes semblent bien armés pour aller loin. Champions en titre, les Lions ont conservé leur ossature. Seul Robert Zinn est parti, mais il a été remplacé par le talentueux Yuri Solca de Massagno. Le coach Patrick Pembelé peut compter sur ses trois Américains et sur le jeune centre Roosevelt Wheeler. Seul regret pour les Genevois, ne pas pouvoir jouer l'Europe en raison des infrastructures insuffisantes sur Genève.
Et Fribourg? Le budget a encore subi des coupes, mais Olympic peut s'appuyer sur d'excellents joueurs suisses comme Arnaud Cotture, Natan Jurkovitz ou Jonathan Kazadi. L'arrivée de l'Américain Chimezie Offurum offre d'autres possibilités à l'entraîneur Thibaut Petit.
Demi-finalistes la saison passée, les Pully-Lausanne Foxes espèrent faire aussi bien. Union Neuchâtel et Massagno seront aussi là pour se battre et s'offrir une place dans le dernier carré.
Elfic, effectif remanié
Chez les dames, Fribourg entend là aussi récupérer son bien. Battues par Nyon de manière assez surprenante, les Elfes ambitionnent d'aller rechercher leur couronne avec un effectif largement remanié et les départs de Jacquot, Ranisavljevic et Fogg.
Après six titres consécutifs entre 2018 et 2024, les Fribourgeoises ont été battues par les Vaudoises 3-1 en finale à la fin du mois d'avril. Les Nyonnaises avaient déjà pris le meilleur sur leurs adversaires en finale de la Coupe de Suisse. Romain Gaspoz a un gros chantier devant lui pour intégrer toutes ses nouvelles recrues, alors que le contingent vaudois n'a pas changé.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
L'équipe de Suisse a conclu "son" Mondial M19 comme elle l'avait entamé: avec une défaite face à Israël.
Les jeunes protégés du coach Ivan Rudez se sont inclinés 79-68 face aux espoirs israéliens dans le match pour la 7e place dimanche matin à Lausanne.
Les Helvètes bouclent donc cette compétition à un remarquable 8e rang, même s'ils ont perdu leurs trois derniers matches. L'exploit réalisé en 8e de finale face à la France restera comme LE grand moment suisse d'un tournoi dans lequel Dayan Nessah (17,7 points, 9,3 rebonds et 3,4 assists en moyenne par match) s'est mis particulièrement en évidence. Le Genevois de 19 ans a cumulé 25 points et 8 rebonds dimanche.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Malgré une nette défaite face à la Grèce (65-87), les Suissesses n'ont pas à rougir de leur prestation pour leur entrée en matière lors de l'Eurobasket.
Les visages affichés par les joueuses de l'équipe de Suisse étaient plutôt positifs après leur défaite face à la Grèce en ouverture de l'Eurobasket (87-65). La fierté et l'expérience engrangées ont pris le dessus sur les moments un peu plus compliqués vécus durant la partie.
"Au début du match, on a ressenti un peu d'émotions", convenait Vitkoria Ranisavljevic, la meneuse du collectif suisse. "Ensuite, nous avons su trouver le bon rythme avant de payer un certain manque de physique et d'expérience."
"A chaud, je suis très fier de notre prestation et d'avoir disputé un match en phase finale d'un Euro", avouait pour sa part Lin Schwarz. "Je suis toutefois bien consciente des petites choses que l'on peut améliorer, notamment au niveau des balles perdues."
Défaite honorable
"Nous pouvons être satisfaits de notre performance même si nous aurions pu faire un peu mieux", soulignait de son côté l'entraîneur de l'équipe de Suisse François Gomez. "On a joué contre une grosse équipe de basket, de niveau Euroligue. On a quand même réussi à revenir à 15 points. On a manqué quelques opportunités. C'est dommage, ça aurait été magnifique."
Et de poursuivre: "Notre équipe apprend, elle a fait preuve de caractère. On n'est pas dans la même division que la Grèce, mais sur ce match, on a obtenu une défaite honorable. Les 20 balles perdues? C'est beaucoup."
Malgré les longs bras de Cheikh Sane, en blanc, Boris Mbala, en noir et rouge, et les Lions ont réussi à battre Fribourg Olympic dans sa salle (KEYSTONE/Jean-Christophe Bott).
Grâce à leur victoire (91-88) mardi soir à Saint-Léonard, les Lions de Genève égalisent dans la série et ils joueront deux matches de la finale des play-offs dans leur salle du Pommier.
La finale des play-off de SBL messieurs est totalement relancée. Les Lions de Genève se sont imposés de justesse (91-88) mardi sur le parquet de Fribourg Olympic. Mais peu importe l'écart: ils égalisent (1-1) dans une série (au meilleur des cinq matches) plus indécise que jamais.
Les joueurs de Patrick Pembele, qui n'avaient cédé que dans le "money time" de l'acte I samedi, ont créé la sensation en mettant fin à une série de 18 victoires des Fribourgeois en SBL. La dernière - et jusque-là seule - défaite subie par Olympic dans ce championnat 2024/25 remontait au 1er février à Massagno.
Fribourg semblait pourtant s'acheminer vers un succès probant lorsqu'il a pris 11 longueurs d'avance à la 24e (57-46) après avoir infligé un 21-1 aux Lions. Les hommes de Thibaut Petit ont même repris le large (79-69) à 6'20 de la fin, après avoir vu leurs adversaires recoller à 3 longueurs (63-60) à la 27e.
Gilbreath décisif
Pourtant privés dès la 23e minute de leur intérieur Juwann James (blessé), les basketteurs du Grand-Saconnex ont renversé la table au grand dam d'un public médusé. Grâce notamment à un Jaqualyn Gilbreath décisif: le meneur américain a inscrit 10 des 12 derniers points de son équipe, terminant cette partie avec 20 points à son actif.
Olympic avait pourtant tout pour bien faire. Une interception signée Ross Williams à 33 secondes du "buzzer", alors que Genève ne menait que d'un point (89-88), aurait pu permettre aux Fribourgeois de reprendre les commandes. Mais Jonathan Kazadi, pourtant brillant mardi (23 points), a commis une perte de balle fatale dans la foulée.
Deux matches au Pommier
Les Lions, qui avaient certes déjà battu leurs grands rivaux cette saison (en 8e de finale de la Coupe de Suisse), ont donc désormais l'avantage du terrain dans cette finale. Ils auront l'occasion de confirmer ce "break" samedi lors du match 3, programmé à 18h au Grand-Saconnex. L'acte IV se déroulera également dans leur salle du Pommier, mardi prochain.
Les Lions de Genève ont été battus de Fribourg par Olympic lors du premier match de la finale des play-offs des Swiss Basketball League.
Olympic a pris les commandes face aux Lions de Genève en finale des play-off de SBL. Vainqueurs (82-74), les Fribourgeois ont cependant dû batailler jusqu'au bout pour remporter le 1er acte samedi.
C'est Natan Jurkovitz qui a permis à son équipe de faire définitivement la différence dans les deux dernières minutes du match. Le capitaine fribourgeois a tout d'abord marqué un tir à trois points crucial à 1'52 du "buzzer", après que Boris Mbala avait ramené les Lions à 2 longueurs (73-71) à 2'22 de la fin.
Jurkovitz a enchaîné en rentrant ses deux lancers-francs à 1'26 du terme de cette partie pour donner sept longueurs d'avance à son équipe (78-71), après une grosse séquence défensive fribourgeoise. Et Eric Nottage a enfoncé le clou en prenant la défense genevoise en défaut à 16'' de la fin (80-71).
Nottage fut d'ailleurs l'homme du match. Le meneur américain a inscrit 21 points, dont 10 dans le dernier quart, ajoutant 5 assists, 4 rebonds et 3 interceptions. Le manque d'adresse des Fribourgeois (5/18 à 3 points, avec un 0/5 dans cet exercice pour le "sniper" Roberto Kovac) fut donc sans conséquence.
Paul Gravet en évidence
Du côté genevois, Paul Gravet a brillé en cumulant 17 points et 4 rebonds. Boris Mbala (10 points, à 2/9 derrière l'arc) et Jaqualyn Gilbreath (13 points, à 1/6 de loin) ne se sont en revanche pas montrés suffisamment efficaces pour permettre à leur équipe de créer la surprise.
Le match 2 de cette finale, qui se dispute dans le format "best of 5", aura également lieu à Fribourg, mardi soir (19h30). Les basketteurs du Grand-Saconnex retrouveront leur public du Pommier samedi prochain pour le 3e acte.